Batterie Blade de BYD : le gouvernement chinois s’en mêle et accuse un blogueur de désinformation

 
Accusé par certains blogueurs chinois au sujet de la sécurité de sa batterie Blade 2.0 qui se recharge en 5 minutes, BYD répond. Le géant de la voiture électrique monte au créneau et dénonce des tests mensongers et diffamatoires.
Batterie BYD Blade 2.0

BYD fait partie des constructeurs les plus actifs en matière d’innovation. Avec environ 120 000 ingénieurs, la firme chinoise publie plus d’une trentaine de brevets par jour. Ces derniers concernent de nombreux domaines, et profitent notamment aux voitures électriques du groupe. Parmi les dernières innovations en date, on peut notamment citer la batterie Blade 2.0, dévoilée en début d’année 2026. Cette dernière peut encaisser jusqu’à 1 500 kW et se charge de 10 à 97 % en neuf minutes et passer de 10 à 70 % en 5 minutes.

Mais tout n’est pas rose pour le constructeur basé à Shenzhen. Car ce dernier se retrouve depuis plusieurs mois sous le feu des accusations. Un blogueur a notamment épinglé la firme, indiquant que la température de la batterie grimperait bien trop. -Ce qui augmenterait le risque d’incendie. Des propos qui n’ont pas du tout plu au géant, qui s’est empressé d’y répondre. Mais le bras de fer n’est pas terminé, bien au contraire. BYD est ainsi passé à la vitesse supérieure, en portant plainte.

BYD Blade 2.0 // Source : BYD

Mais l’affaire vient de prendre une toute autre tournure. Le gouvernement chinois s’en mêle désormais, et plus précisémentl’Administration du cyberespace de Chine (CAC).

Citée par Car News China, cette dernière est chargée de réguler les plateformes Internet dans le pays, et de lutter contre les fausses informations. Elle vient de citer officiellement le compte de Cai Shen Dao, l’accusant formellement de répandre des informations erronées, alors que ce dernier a utilisé un protocole maison pour tester la batterie Blade.

Pour rappel, le litige remonte à mai 2026, quand Cai Shen Dao a diffusé en direct la charge rapide d’un Fangchengbao Tai 3 équipé de la Blade 2.0. Des sondes de température posées sur la batterie ont relevé un pic d’environ 76 °C en surface, un chiffre porté à 78,5 °C lors d’un test en laboratoire commandé ensuite par le blogueur, selon Car News China.

Des règles très strictes

Ce qui n’est pas conforme aux règles édictées par l’autorité de régulation. Ces dernières exigent que « les évaluations de produits en ligne soient conformes aux normes et spécifications techniques applicables, lorsqu’elles existent ». De plus, la CAC impose que les méthodes de tests non normalisées doivent être expliquées. Enfin, les descriptions de produits fausses ou inexactes, de même que « le dénigrement malveillant » sont interdits. Or, c’est cela dont Cai Shen Dao serait coupable.

Selon l’autorité chinoise, ce dernier aurait réalisé de « fausses évaluations de produits ayant nui à la qualité et à la réputation des produits et induit les consommateurs en erreur ». Mais on ne sait pas pour le moment si son compte a été fermé ou non. Il faut toutefois préciser que la CAC n’est pas habilité à prouver que le blogueur a tort ou raison. Son rôle est simplement de s’assurer que les règles concernant la publication de contenus ont été respectées.

Denza Z9GT // Source : Denza

Ce qui ne semble pas être le cas ici. Pour mémoire, BYD s’était quant à lui défendu face aux accusations en réalisant lui-même un test de torture durant plus de huit heures. La batterie a été soumise à des coups de marteau et de meuleuse, afin de prouver sa robustesse face au risque d’emballement thermique. Aucun départ de feu n’a été enregistré lors de ce « crash-test » intense.


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