
L’offensive des constructeurs automobiles chinois sur le sol européen prend une nouvelle tournure opérationnelle. Face aux barrières douanières dressées par l’Union européenne, la stratégie de la production locale s’accélère.
Le constructeur chinois GAC vient ainsi de franchir une étape supplémentaire en démarrant l’assemblage de sa nouvelle compacte électrique, l’Aion UT, directement en Autriche. Une manœuvre industrielle qui prépare activement l’arrivée de ce modèle sur nos routes.
Une production autrichienne pour esquiver les taxes douanières
Pour s’implanter durablement sur le Vieux Continent, GAC s’appuie sur un partenaire industriel de poids : l’équipementier et sous-traitant canadien Magna. Dans son usine historique de Graz, en Autriche, les lignes de montage accueillent désormais ce nouveau modèle venu de l’Empire du Milieu.

L’entreprise a d’ailleurs officialisé la nouvelle en déclarant sur Linkedin : « Notre équipe de Graz, en Autriche, assemble désormais un deuxième modèle de véhicule pour GAC sur la même chaîne de production, grâce au lancement de la production de l’AION UT. » Une déclaration qui souligne l’assemblage de ce second véhicule pour la marque chinoise sur une ligne partagée.


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Ce n’est en effet pas un coup d’essai pour les deux entités. Magna permet déjà à GAC d’assembler ses voitures électriques en Europe avec le SUV Aion V. Cette usine autrichienne, qui a récemment subi les conséquences de la faillite de Fisker dont elle produisait le SUV Ocean, retrouve une dynamique forte en multipliant les partenariats asiatiques, suivant notamment les pas de Xpeng.
Pour vendre les voitures moins cher
La finalité de ce déploiement est purement économique. En assemblant ses véhicules au sein de l’Union européenne, GAC évite les droits de douane compensatoires mis en place fin 2024 par la Commission européenne sur les voitures fabriquées en Chine, des taxes pouvant grimper jusqu’à 35,3 % pour certains groupes.

Toutefois, si cette stratégie permet d’échapper à la fiscalité douanière européenne, elle ne garantit pas un accès aux aides étatiques françaises. En effet, ce processus industriel s’apparentant à du simple assemblage à partir de pièces importées de Chine (système du knock-down kit), et non à une fabrication complète avec une chaîne d’approvisionnement locale, la compacte de GAC ne devrait logiquement pas être éligible au bonus écologique en France.
Une compacte ambitieuse face à Renault et BYD
Conçue avec le marché européen en ligne de mire, la GAC Aion UT se positionne sur le segment central des berlines compactes. Comme nous avions pu le constater lors d’une rapide prise en main, ses dimensions et son habitabilité la placent en concurrente frontale de la Renault Mégane E-Tech, Volkswagen ID.3 ou Leapmotor B05.
Sur le plan technique, la voiture électrique affiche une autonomie atteignant 430 kilomètres selon le cycle d’homologation mixte WLTP, selon les données du constructeur. Son architecture permet une recharge de 30 % à 80 % de la batterie en 24 minutes sur une borne en courant continu, ce qui n’est pas vraiment rapide.

GAC travaille en parallèle sur des évolutions technologiques majeures, avec une future version « Super » de l’Aion UT qui permet une recharge en 99 secondes seulement, via les stations d’échange de batterie. Une version qu’on ne devrait pas avoir en Europe.
Prix et disponibilité
Reste la question du positionnement tarifaire. Si le constructeur a déjà détaillé son arrivée en Europe pour le reste de sa gamme, les prix officiels de l’Aion UT ne seront divulgués qu’à la mi-avril 2026.
Pour aller plus loin
J’ai essayé la GAC Aion UT : pourquoi j’ai hâte que cette rivale de la Renault Mégane électrique arrive en Europe
Sur son marché domestique, la compacte s’échange contre 69 800 à 101 800 yuans, soit un équivalent brut compris entre 9 200 et 14 700 euros. Il faut évidemment s’attendre à une facture plus élevée dans nos contrées, compte tenu des coûts de logistique, d’assemblage chez Magna et d’homologation.
À titre de comparaison, les concurrentes chinoises directes comme la BYD Dolphin naviguent dans des eaux tarifaires situées autour de 35 000 euros.
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