Introduction

Après une année 2017 extraordinaire pour la marque, OnePlus revient cette année avec un nouveau smartphone, le OnePlus 6, moins surprenant, mais toujours avec la même volonté : proposer le meilleur smartphone possible à un prix adapté. La hype est-elle toujours au rendez-vous ?

Après des OnePlus 5 et 5 T qui ont marqué les esprits, le petit trublion chinois devait prouver cette année qu’il était capable de faire au moins aussi bien, si ce n’est mieux, dans un marché toujours plus compétitif. Nous avons donc examiné le OnePlus 6 à la loupe et voici notre verdict.

Fiche technique

Modèle OnePlus 6
Version de l'OS Android 8.1
Interface OxygenOS
Taille d'écran 6,28 pouces
Définition 2280 x 1080 pixels
Densité de pixels 402 ppp
SoC Snapdragon 845 à 2,8GHz
Processeur (CPU) ARMv8
Puce Graphique (GPU) Adreno 630
Mémoire vive (RAM) 6 Go
Mémoire interne (flash) 64 Go, 128 Go, 256 Go
MicroSD Non
Appareil photo (dorsal) Capteur 1:16 Mégapixels, Capteur 2: 20 Mégapixels
Appareil photo (frontal) 16 Mégapixels
Enregistrement vidéo 4K
Wi-Fi Oui
Bluetooth 5.0 + ADP + aptX + LE
Réseaux LTE, HSPA, GSM
Bandes supportées 2100 MHz (B1), 800 MHz (B20), 1800 MHz (B3), 2600 MHz (B7), 700 MHz (B28)
SIM 2x nano SIM
NFC Oui
Ports (entrées/sorties) USB Type-C
Géolocalisation Oui
Batterie 3300 mAh
Dimensions 155,7 x 75,4 x 7,75 mm
Poids 177 grammes
Couleurs Blanc, Noir
Prix 519€
Fiche produit

Ce test a été réalisé avec un smartphone avec 8 Go de RAM donné par OnePlus.

Notre test en vidéo

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Design

D’un point de vue esthétique, le OnePlus 6 n’est pas une grande révolution. Dans les grandes lignes, on reconnaît l’ADN de la marque, avec son design relativement épuré, mais on note toutefois quelques différences avec le OnePlus 5T, à commencer par la discrète inscription « Designed by OnePlus » en bas de la coque arrière, montrant la fierté du constructeur autour de son produit, mais aussi des lignes plus bombées qui font que le téléphone est légèrement plus épais (7,75 mm contre 7,3).

Ce n’est bien sûr pas la seule différence, puisque la coque est désormais en verre (Gorilla Glass 5) et non en aluminium. Attention d’ailleurs avec la version « Mirror Black » qui attrape très rapidement les traces de doigts. Les deux autres versions, mates, sont en revanche irréprochables à ce niveau, et il faut avouer qu’elles font l’unanimité à la rédaction. Étonnamment, on n’a pas l’impression d’avoir du verre dans la main et la sensation est plutôt agréable.

D’autres petites touches ont également été changées, comme l’Alert Slider qui a désormais migré sur le côté droit, et qui est plus franc pour éviter de le basculer par erreur, le capteur d’empreintes, toujours à l’arrière et à la bonne hauteur, mais désormais oblong, ou encore l’appareil photo, agencé verticalement au milieu de la partie haute de la coque arrière. Il est légèrement protubérant, ce qui donne un effet culbuto au téléphone lorsqu’il est posé sur une surface plane et que l’on appuie sur ses bords.

Dans l’ensemble, les finitions sont bonnes et tous les éléments sont bien placés, à l’exception du haut-parleur, que l’on obstrue bien trop souvent lorsque l’on tient fermement le smartphone en mode paysage. Relevons toutefois la présence d’un port jack !

Enfin, bien qu’il ne soit pas certifié IP67 ou IP68, OnePlus assure que son smartphone est perméable aux accidents. Évitez toutefois de vous baigner avec… comme pour tous les téléphones d’ailleurs.

Un superbe écran légèrement tronqué

La face avant du téléphone est majoritairement occupée par l’écran, comme c’est le cas sur la plupart des smartphones de 2018, avec l’encoche, ce fameux « notch » qui ressemble à celui de l’iPhone X en moins large. On y retrouve le haut-parleur d’écoute, l’appareil photo et le capteur de luminosité.

Ce gimmick de l’année peut cependant être caché en affichant une barre de notifications totalement noire. Le choix d’une dalle OLED prend alors ici tout son sens puisque l’encoche se fait alors très discrète grâce au contraste infini permis par la technologie. En règle générale, les bordures du téléphone sont plutôt fines, mais on soulignera que seul Apple arrive aujourd’hui à proposer un appareil sans « menton ».

Fidèle à ses convictions, OnePlus reste ici sur une définition Full HD+ (2280 x 1080 pixels), ce qui reste suffisant, même sur une telle diagonale. La finesse d’affichage est bonne et la police de OnePlus s’y adapte parfaitement.

La dalle est par ailleurs très bonne, avec une luminosité maximale atteignant les 700 cd/m² sous notre sonde, ce qui est excellent et permet une utilisation même en plein soleil. Il faut cependant activer pour cela la luminosité automatique, qui a tendance à sous-estimer légèrement les besoins en lumière en général.

En dehors de cela, le OnePlus 6 couvre une très large palette colorimétrique, avec une température moyenne des couleurs avoisinant les 7700 K, ce qui dénote d’une tendance à tirer vers le bleu. Comme c’est le cas sur la plupart des smartphones maintenant, on peut cependant calibrer l’écran pour choisir de coller au standard DCI-P3, ou tout simplement pour régler la température des couleurs à son goût.

OxygenOS, toujours aussi agréable

Le OnePlus 6 tourne actuellement sous OxygenOS 5.1.2, l’interface maison du constructeur reposant sur Android 8.1 Oreo. Le tout est accompagné du patch de sécurité du mois de mai. Il ne pourrait donc pas être plus à jour, d’autant qu’il est d’ores et déjà éligible à la bêta d’Android P. Ce dernier point est d’ailleurs très rassurant concernant les prochaines mises à jour à venir.

Pour ceux qui ont côtoyé récemment un smartphone de la marque, passez votre chemin, vous ne trouverez rien d’intéressant ici tant les changements sont minimes. Les nouveautés consistent essentiellement à cacher l’encoche ou encore à l’intégration de la navigation par gestes, déjà présente sur le OnePlus 5T.

Pour les autres, sachez que c’est probablement ici l’une des meilleures versions d’Android que vous pourrez trouver. OnePlus est attaché à proposer une expérience très proche de celle pensée par Google, avec en plus toutes les petites fonctionnalités que l’on pourrait attendre d’un launcher alternatif, ou presque. L’interface est par ailleurs parfaitement pensée pour une utilisation à une main sur grand écran. Seul bémol : toutes les applications ne le sont pas et il faut parfois utiliser sa deuxième main pour aller chercher des éléments tout en haut.

Tout est intuitif, personnalisable et fluide à souhait. On peut régler la taille de la grille et l’aspect des icônes, ouvrir le volet de notifications d’un glissement de doigt, changer la disposition et les actions des boutons de navigation, etc. Comme sur le OnePlus 5T, une navigation par gestes est de la partie. Plutôt intelligente, elle ralentit cependant la navigation à mon goût, notamment pour ouvrir le gestionnaire de tâches ou switcher d’une application à l’autre. C’est d’ailleurs dommage, car on prend vite goût au retour d’un simple swipe.

D’autres éléments plus fonctionnels sont également intégrés, comme le mode « écouteur » qui permet entre autres de couper les sonneries dans les écouteurs ou de diffuser vocalement les informations d’appels.

Enfin, l’encoche est ici bien gérée, avec seulement l’heure à gauche, et le reste des informations à droite. On perd cependant l’affichage du pourcentage de batterie sur l’écran principal, obligeant à dérouler le panneau des paramètres rapides. On peut ainsi afficher 4 icônes de notifications avant d’être en manque de place.

Au rang des points négatifs, on peut citer la barre de navigation dont la couleur change selon l’application (grise, transparente, noire…) sans possibilité de la fixer, ou encore la reconnaissance faciale, très rapide certes, mais qui nécessite tout de même d’appuyer sur le bouton On/Off avant de fonctionner.

La puissance du S845

Le OnePlus 6 est proposé en diverses configurations. Dans tous les cas on retrouve un processeur Qualcomm Snadrapgon 845 et de la RAM LPDDR4x, mais le modèle à 519 embarque 6 Go de RAM, contre 8 Go pour les deux autres. Dans notre cas, les tests ont été effectués avec une version 8 Go.

On avait déjà rencontré le Snapdragon 845 dans le Xperia XZ2 et dans le Mi MIX 2s, ce n’est donc pas une surprise : il s’agit du meilleur processeur actuellement disponible sur le marché.

 OnePlus 6Xiaomi Mi Mix 2SHuawei P20Xperia XZ2
SoCS845S845Kirin 970S845
AnTuTu 7.x267 316269 763203 591264 401
PCMark 2.08 2338 3586 9998151
3DMark Slingshot Extreme4 6683 7073 0004673
3DMark Slingshot Extreme Graphics5 2044 0613 0465122
3DMark Slingshot Extreme Physics3 4302 8412 8503576
GFXBench Car Chase (onscreen / offscreen)32 / 35 FPS34 /35 FPS23 / 23 FPS33 / 35 FPS
GFXBench Manhattan 3.0 (onscreen / offscreen)58 / 71 FPS59 / 71 FPS56 / 65 FPS59 / 81 FPS
Lecture / écriture séquentielle718 / 154 Mo/s739 / 192 Mo/s833 / 195 Mo/s680 / 200 Mo/s
Lecture / écriture aléatoire35,9k / 5,6k IOPS35,9k / 23k IOPS37,8k / 41k38,4k / 4,3k IOPS

Au quotidien, le OnePlus 6 ne subit donc aucun hoquet, passe d’une application à l’autre sans sourciller et charge tout très rapidement. Même dans des conditions difficiles, il est impossible de le mettre à genou et sur les jeux les plus gourmands, il affiche un beau framerate oscillant entre 52 et 60 FPS dans les moments les plus effrénés.

Le plus gros défaut ? Le son

Sur les OnePlus 5 et 5 T, le son était une petite déception… et ce n’est apparemment pas le point qui préoccupe le plus la marque. On a toujours le même haut-parleur mono coincé sur la tranche inférieure, pile à l’endroit où vient se coller la paume de la main quand on tient fermement le téléphone à l’horizontale. Essayez de pousser le volume à fond et vos oreilles vous rappelleront rapidement à l’ordre. Les basses manquent de puissance, les médiums sont distordus et les aiguës nasillards.

Même au casque, le son est moins puissant que sur un OnePlus 5, même s’il reste largement suffisant (je crois n’avoir jamais poussé le OP5 au maximum au casque). La qualité est cependant au rendez-vous et on retrouve une expérience bien plus agréable. Les fans de boom boom trouveront peut-être que les réglages d’origine manquent un peu de basses, mais un petit tour dans les paramètres permet de régler cela d’un coup de cuillère à pot en passant par des présets ou en manipulant l’égaliseur à sa convenance.

Mais pourquoi un deuxième objectif ?

En regardant rapidement la fiche technique du OnePlus 6, on pourrait penser que le constructeur s’est contenté de reprendre le double module 16 + 20 Mégapixels du OnePlus 5T, sans y apporter de changement. On perçoit cependant quelques petites nuances.

Tout d’abord, le capteur principal est plus grand, donc les photosites engrangent plus de lumière, et il est désormais stabilisé à la fois optiquement (OIS) et électroniquement (EIS). Le second capteur en revanche n’a pas changé. Sur le OnePlus 5T, il sert à améliorer les clichés en très faible luminosité en s’activant si le téléphone est dans un environnement de moins de 10 lux (une rue éclairée de nuit, c’est environ 40 lux). On peut alors voir le switch opérer entre les deux modules. Ici, même dans pièce plongée dans le noir, ce second module ne s’est jamais activé en solo ! Peut-être un bug qui sera corrigé lors d’une prochaine mise à jour, à moins qu’il ne serve vraiment qu’au mode portrait.

C’est donc le capteur de 16 Mégapixels qui prime ici. Et il faut l’avouer, ce n’est pas le meilleur qui soit. Le résultat est satisfaisant, sans plus. En plein jour, on obtient des clichés qui paraissent très bon sur l’écran du téléphone, avec un bokeh doux, mais qui ne parait pas artificiel. Les couleurs sont fidèles, la gestion de la luminosité et des contrastes est bonne, même en contre-jour, mais il y a un mais. Si l’on examine les photos sur un PC en y regardant de plus près, on s’aperçoit que le piqué est loin d’être parfait. Zoomez et vous verrez que les couleurs bavent un peu, ce qui donne un petit effet de flou.

En intérieur, il peine un peu plus à gérer les fortes dynamiques et on peut obtenir des zones cramées, avec toujours ce problème de pixels baveux qui dégradent les effets d’ombre. Cela se remarque d’autant plus lorsque la scène est éclairée uniquement à l’aide de lumières artificielles. Essayer de figer une cible mouvante est un véritable défi.

De nuit, la balance des couleurs vire au jaune et les éclairages vifs peuvent rapidement devenir un problème, de même que les éléments qui bougent. Pour autant, le piqué n’accuse pas trop de perte par rapport au résultat en plein jour. Les couleurs débordent toujours, mais pas à outrance. On reste loin d’un Galaxy S9 ou d’un P20 Pro, mais ce n’est pas non plus le même budget.

Pour l’appareil frontal, OnePlus a opté pour le même capteur que sur le 5T, mais avec une stabilisation électronique en plus. On a donc une finesse un poil améliorée et toujours une bonne balance colorimétrique, mais la dynamique reste en retrait. Un selfie en plein jour c’est un ciel blanc cramé à tous les coups ou presque.

Sur la vidéo, le OnePlus 6 continue à proposer une solution très solide sur le 1080p, à 30 comme à 60 FPS, avec une très bonne stabilisation et peu de rolling shutter. En 4 K, la stabilisation est moins flagrante et le 60 FPS semble instable et donne rapidement le mal de mer. Quelle que soit la définition, on note également une légère difficulté sur la mise au point, avec un effet de « pompage » de l’objectif lorsqu’on change de focus.

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Le slow-mo en revanche est bien plus intelligent que chez la concurrence. Plutôt que de chercher un maximum d’images par seconde au risque de proposer une solution inutile dans 95 % des cas, OnePlus a choisi de proposer du 1080p à 240 FPS ou du 720 p à 480 FPS, le tout sur 1 minute complète. De nuit, c’est toujours peu concluant, mais quand les conditions sont bonnes, on a enfin la possibilité d’enregistrer des vidéos de bonne qualité en ralenti assez longues pour ne pas rater le moment critique. Bon choix, même si la qualité d’image n’est pas forcément au rendez-vous !

 

L’autonomie toujours folle

Le trublion chinois affiche un excellent passif concernant l’autonomie de ses téléphones, mais il faut avouer que l’on a été un peu étonné de voir que le OnePlus 6 possédait une batterie de seulement 3300 mAh, un peu légère sur le papier pour un appareil de ce gabarit. À titre de comparaison, c’est exactement la même capacité que pour le OnePlus 5T, pourtant doté d’un écran plus petit de près de 0,6 pouce.

Mais le gain d’énergie du Snapdragon 845 et de l’optimisation logicielle font que les deux téléphones sont très similaires du point de vue de l’autonomie. C’est pour dire, sur notre protocole automatisé SmartViser simulant une utilisation variée, le OnePlus 6 a tenu 10h36. Sur le même test, le OnePlus 5T avait tenu… 10h37. Cela positionne le OnePlus 6 en tête des smartphones haut de gamme, avec tout de même quelques champions du genre qui le surclassent dans le milieu de gamme (Redmi Note 5, Xperia XA2 Ultra…).

Dans les faits, vous tiendrez sans problème au quotidien, même avec une utilisation intensive. Dans mon cas, j’ai atteint les 7 heures de screen on time sur une journée de test très intensive (jeu, vidéo 4K, benchmarks, etc.).

Après 3 heures d’écran en plein soleil (luminosité à fond)

Côté recharge, la Dash Charge est toujours aussi impressionnante et reste la meilleure charge rapide qui existe. Passer de 15 à 75 % en 30 minutes (ou de 5 % à 100 % en 1h15), c’est l’assurance de ne jamais tomber en panne de batterie si une prise est disponible au cours de la journée, même un court instant. Le tout sans chauffer, mais nécessitant forcément le chargeur d’origine.

Certains reprocheront au OnePlus 6 de ne pas avoir de charge sans fil, mais ceux-là n’ont certainement pas connu la Dash Charge. Quand votre téléphone se charge aussi vite et tient aussi longtemps, vous ne le branchez plus la nuit, ni toute la journée au travail. 30 minutes au détour d’un moment creux, le temps de se préparer le matin par exemple, suffisent amplement à tenir la journée, et ces petites charges ont tendance à améliorer la tenue de l’accumulateur sur le long terme.

 

Réseau et communications

« La vitesse dont vous avez besoin » est le nouveau slogan de OnePlus. Il n’est donc pas étonnant que la partie modem ait été améliorée depuis le OnePus 5T. De la 4 G LTE catégorie 12, on passe désormais à la catégorie 16, capable d’offrir des débits descendants théoriques allant jusqu’à 1 Gb/s grâce à l’agrégation de 4 bandes. Par ailleurs, le OnePlus 6 est compatible avec toutes les bandes de fréquence françaises, y compris la B28 (700 MHz), encore assez peu utilisée.

Lors de ce test, qui s’est exclusivement déroulé en région parisienne, je n’ai jamais rencontré de problème de réseau. Même le débit n’a jamais été un souci, dépassant facilement les 180 Mb/s en téléchargement.

Comme d’habitude chez OnePlus, le GPS pourrait être perfectionné. S’il fixe en moins d’une seconde avec une précision de quelques mètres seulement (au pire sur le mauvais trottoir d’une route), sa boussole est un peu décalée sur son axe (environ 45 °, on a vu bien pire) et nécessite un recalibrage. Sur le OnePlus 5, c’était un problème assez régulier, obligeant à faire très attention lors de la navigation à pied pour éviter de faire des allers-retours dans la rue.

 

Prix, date de sortie et alternatives

Le OnePlus 6 est disponible à partir du 22 mai 2018 à partir de 519 euros pour la version 6/64 Go. Les versions 8/128 Go et 8/256 Go coûtent respectivement 569 et 619 euros.

Il se trouve en concurrence directe avec le Xiaomi Mi MIX 2s et le Huawei P20, tout en embarquant le même processeur haut de gamme que le Xperia XZ2. À l’inverse, ceux qui veulent être un peu plus économes peuvent se tourner vers le Honor 10, moins bon, mais également moins cher.

Galerie photo

Test OnePlus 6 Le verdict

design
8
Pas de grande révolution sur le design du OnePlus 6 par rapport à la génération précédente, mais une encoche supplémentaire, une épaisseur plus marquée, un haut-parleur toujours mal placé et un ensemble plus instable à plat en raison de l'APN protubérant au centre de la coque arrière.

En dehors de ces quelques critiques qui ne rebuteront certainement pas tout le monde, le téléphone reste très agréable en mains, les boutons et capteurs sont parfaitement positionnés et l'ensemble respire la solidité et la bonne fabrication.
écran
9
L'écran du OnePlus 6 est très impressionnant, avec une luminosité extraordinaire, le contraste de l'OLED et une large palette colorimétrique. Dommage que la luminosité automatique soit un peu faiblarde.
logiciel
10
En plus d'être parfaitement à jour, le OnePlus 6 tourne sous OxygenOS, l'une des interfaces les plus complètes et respectueuses de l'esprit d'Android. Il reste encore quelques points mineurs à corriger, mais la marque est à l'écoute de sa communauté.
performances
10
Snapdragon 845 + 8 Go de RAM LPDDR4x, on tient là le duo gagnant, comme sur le Mi MIX 2s. Couplé à une interface légère et des optimisations poussées, on a là l'un des téléphones les plus puissants du marché.
caméra
7
Les couleurs bavent, le second objectif ne sert à rien ou presque (uniquement au mode portrait) et le résultat de nuit est largement perfectible. On est loin des références du marché, mais il y a un point que l'on ne peut pas nier : sur une nature morte il n'y a jamais de raté. Les photos ne sont pas parfaites, mais pour se forger des souvenirs et les regarder sur l'écran du téléphone, il remplit largement sa mission.
autonomie
10
Moins bon que le OnePlus 5, le OP6 est au niveau de son prédécesseur, le 5T. Cela le positionne comme le smartphone haut de gamme le plus autonome du moment, sans compter que sa charge rapide est... TRÈS rapide ! Peut-on encore lui en vouloir de ne pas avoir de charge sans fil ?
Note finale du test 9/10
« Est-ce que je lui mets un gros 8 ou un petit 9 ? », c'est la question que je me suis posée arrivé à ce stade. Le OnePlus 6 souffre de quelques défauts, c'est certain, et il ne chamboule pas particulièrement la formule, ne faisant qu'itérer le OnePlus 5T, et a fortiori le OnePlus 5.

Mais la formule en question était la meilleure de 2017 (dixit la communauté FrAndroid) et on garde ici les points forts de l'année dernière avec quelques améliorations. La partie logicielle est parfaite ou presque, l'écran est sublime, l'autonomie toujours aussi étonnante et les performances font pâlir les meilleurs flagships. Le tout étant proposé à un prix abordable pour de telles prestations. Il n'est donc pas trop difficile de lui pardonner ses quelques faiblesses, jamais rebutantes.

On notera également que l'évolution n'est pas flagrante et si vous possédez un OnePlus 5 ou 5T, sauter cette génération ne sera pas un problème.

Il existe cependant une variable non-négligeable par rapport à l'année dernière : la concurrence. Alors que le OnePlus 5 était seul sur son marché l'année dernière, le OnePlus 6 arrive en même temps que le Mi Mix 2s de Xiaomi. Je ne prendrai donc pas le risque cette fois-ci de le sacrer "smartphone de l'année", mais il possède de sérieux arguments pour prétendre au titre, et ça, ça vaut bien 519 euros.
  • Points positifs
    • Bonnes finitions
    • Écran sublime
    • OxygenOS (+ les mises à jour)
    • Performances excellentes
    • Autonomie toujours au top (+ Dash Charge)
    • Le jack est toujours là
  • Points négatifs
    • Le haut-parleur
    • Le multitâche dans la navigation gestuelle
    • Quelques bavures en photo
    • (Pas de charge sans fil)