Rappel des Peugeot 208 et Renault Zoé pour des risques d’accident et d’incendie

 

La Peugeot 208, best-seller du constructeur français, doit passer par la case rappel pour un problème dangereux au niveau de l'essieu arrière. De son côté, la Renault Zoé, dont la production vient de se terminer, doit aussi être rappelée.

Renault aurait sans doute préféré une meilleure fin de carrière pour sa Zoé. En effet, le dernier exemplaire est sorti il y a quelques jours de l’usine de Flins, dans les Yvelines. Après 12 ans de bons et loyaux services et 422 000 exemplaires produits, la première électrique à volume de la firme au losange tire sa révérence et laisse sa place à un futur best-seller avec la nouvelle Renault 5 E-Tech.

Mais pas de chance pour la Zoé, celle-ci doit passer par la case rappel. Ce n’est pas la première fois que ça lui arrière, comme ça arrive d’ailleurs très régulièrement au sein de l’industrie automobile.

La Renault Zoé relativement épargnée, la Peugeot 208 un peu moins !

Mais pourquoi la Zoé peut-elle être rappelée ? La fiche de rappel révèle un risque sérieux : « en raison d’un problème de fabrication, un court-circuit peut se produire dans la batterie haute tension », ce qui accroît « le risque d’incendie », a souligné Rappel Conso.

Renault Zoé // Source : Jean-Baptiste Passieux

Si vous possédez une Zoé, rassurez-vous, cette campagne cible seulement deux véhicules, un en France et un en Suisse. Ces modèles font partie de ceux équipés de batterie BT4 XLR, produits entre le 1er et le 28 septembre 2023, a précisé le groupe Renault. On a vu des campagnes de rappel plus importantes que deux voitures ! Les clients ont été contactés par le constructeur, mais dans le doute, ils peuvent se rendre en concession ou sur le site de la marque pour vérifier.

Du côté de la Peugeot 208, ça se complique un peu. Les rappels sont aussi assez courants chez Stellantis, mais par rapport à Renault et sa Zoé, il y aura beaucoup plus de voitures à rappeler. Selon le site du gouvernement Rappel Conso, « l’essieu arrière peut ne pas être correctement soudé, ce qui pourrait entraîner la formation de fissures au fil du temps. Par conséquent, l’essieu arrière pourrait se casser et entraîner une réduction de la maniabilité, augmentant ainsi le risque et l’accident ». Cela peut donc entraîner des blessures à ses usagers.

Les références pour identifier votre véhicule sont les suivantes : U, e2*2007/46*0639*21-*23. Si vous êtes concerné, vous êtes invité à contacter votre concessionnaire pour engager une réparation gratuite bien évidemment.

Les campagnes de rappel, des actions très courants qui peuvent coûter très cher !

Comme énoncé plus haut, les rappels sont très courants dans l’univers automobile. Que ce soit pour des problèmes mineurs, ou bien certains plus importants, aucun constructeur n’est épargné. On a notamment tous en tête l’un des plus gros rappels de l’histoire, avec les airbags Takata qui pouvaient se déclencher n’importe quand. En 2014, 5,4 millions de modèles Honda ont dû être rappelés à travers le monde.

Mais ce rappel n’est que le dixième plus gros de l’histoire. Le plus important est à mettre au profit de Ford en 1980 qui avait dû rappeler 21 millions de modèles pour un problème de sélecteur de boîte automatique qui passait tout seul du neutre à la marche arrière. Fâcheux, n’est-ce pas ? Surtout que ce défaut a entraîné environ 6 000 accidents et une centaine de morts.

Le plus désespérant dans tout ça, c’est qu’au lieu de changer le sélecteur, Ford s’est contenté de coller un sticker sur la planche de bord expliquant la procédure pour verrouiller la boîte en position parking. Inutile de vous dire qu’aujourd’hui, ce serait impossible !

La deuxième place est d’ailleurs aussi occupée par Ford avec 15 millions de véhicules rappelés en 1999 suite à des soucis de régulateur de vitesse qui se désactivait intempestivement. Le podium est complété par Toyota et 9 millions de voitures rappelées en 2009 suite à des voitures qui accéléraient toutes seules.