Les chiffres IDC du deuxième trimestre viennent de tomber, avec toujours un trio de tête bien connu formé par Samsung, Huawei et Apple. Le quatrième, Xiaomi, est en revanche très proche et pourrait bien monter sur le podium à la place de la marque à la pomme.

Xiaomi s’est imposé depuis longtemps en Chine

Comme tous les trimestres, l’institut d’analyse IDC vient de publier ses chiffres concernant les ventes de smartphones sur le deuxième trimestre de l’année. Si les deux premiers du classement semblent intouchables, les trois places suivantes sont férocement disputées.

Pendant des années, Samsung et Apple étaient les deux principaux vendeurs de smartphones au monde, mais aujourd’hui, la concurrence chinoise fait rage, au point même de détrôner la firme californienne, désormais reléguée sur la troisième place du podium par Huawei (ou presque en fonction de l’échelle de temps observée). À moins d’inverser la tendance, Apple pourrait bien perdre une nouvelle place dans les prochaines années.

Sur la période, Samsung a expédié 75,5 millions de smartphones, avec une hausse de 5,5 % par rapport à l’année précédente. Une preuve que le changement de stratégie de la marque a été bénéfique, avec une gamme Galaxy A très solide et des Galaxy S bien plus compétitifs que l’année dernière. Malgré ses efforts, Huawei reste bien loin derrière avec 58,7 millions d’unités, mais c’est le constructeur qui enregistre la plus forte hausse avec 8,3 % d’augmentation.

La guerre pour la troisième place

Apple, Xiaomi et Oppo se livrent derrière une bataille sans merci dans un mouchoir de poche. Apple est premier avec 33,8 millions d’unités expédiées, suivi par Xiaomi (32,3 millions) et Oppo (29,5 millions). Ce ne serait peut-être pas si inquiétant pour la marque à la pomme si ce chiffre ne s’accompagnait pas de la plus forte baisse d’une année à l’autre avec une chute de 18,2 % par rapport à la même période de 2018.

Certes, le deuxième trimestre de l’année est toujours très faible pour Apple et l’Américain propose bien moins de modèles que ses concurrents, mais cette chute montre également un changement de paradigme interne : l’iPhone n’est plus la priorité pour Apple.

Xiaomi et Oppo étaient encore jusqu’à récemment des marques de niche en Occident, connues essentiellement dans leur pays d’origine et en Inde. Leur récente extension territoriale leur a cependant permis de rapidement s’imposer et multiplier leur présence dans le monde. Malgré ces leviers de progression importants, Xiaomi et Oppo n’affichent pas de progression fulgurante, avec -0,2 % pour le premier et +0,3 % pour le second.

Sur la fin de l’année, Apple ne devrait avoir aucun mal à conserver sa seconde place avec le lancement des nouveaux iPhone, mais en 2020, il n’est pas dit que la troisième place soit toujours aussi fruitée.