Voitures électriques : pourquoi les batteries de 1 000 km d’autonomie seront moins polluantes

Made in Europe 🇪🇺

 

Le leader des batteries de voitures électriques, CATL, annonce l'ouverture de sa seconde usine de fabrication en Europe. De quoi rendre leur production moins polluante qu'en Chine, en fournissant notamment BMW, Peugeot, Citroën, Mercedes ou encore Volkswagen.

Une batterie prête à être recyclée dans une usine de Volkswagen

Le géant chinois CATL est le leader incontesté des batteries pour voitures électriques avec une part de marché de 33,5 % en juillet 2022, juste devant son concurrent BYD (qui arrive en France avec ses voitures cette année) à 16,2 %. Pour le moment, les batteries de CATL sont produites en Chine. Mais cela va changer. L’entreprise a déjà construit une usine en Allemagne qui devrait démarrer dès cette année, avec une capacité de production de 14 GWh par an à terme.

CATL va doubler sa production grâce à l’Europe

Si cette capacité peut sembler faible (Tesla compte produire environ 50 GWh en 2022), il convient de préciser que CATL a produit quasiment 100 GWh de batterie en 2021. Surtout, l’entreprise chinoise va ouvrir en Hongrie une usine d’une capacité de 100 GWh ! De quoi doubler sa production mondiale avec une seule usine. Pour ce faire, CATL compte mettre 7,34 milliards d’euros sur la table et lancer la construction de cette unité dès cette année.

Moins de CO2 lors de la production des batteries

Pour les Européens et les voitures électriques, cette nouvelle usine va changer beaucoup de choses. L’élément le plus polluant d’une voiture électrique, comme nous l’avons vu dans notre dossier dédié, c’est la fabrication de sa batterie. Le fait de produire les batteries en Europe devrait permettre de réduire les émissions de CO2 grâce à une énergie bien plus décarbonée qu’en Chine.

En 2018, la Chine émettait environ 550 g de CO2 par kWh d’électricité produite. À titre de comparaison, la Hongrie rejetait approximativement 256 g de CO2 dans l’atmosphère pour chaque kWh consommé en 2021. De quoi permettre une production des batteries moins coûteuse pour la planète. Pour information, en France, chaque kWh consommé émettait 64 g de CO2 sur la même période.

L'usine CATL en Allemagne
L’usine CATL en Allemagne

Le géant chinois aborde d’ailleurs cet élément dans son communiqué de presse en indiquant qu’il utilisera exclusivement de l’énergie renouvelable et qu’il souhaite s’investir localement pour développer l’énergie solaire en Hongrie.

La batterie avec 1 000 km d’autonomie made in Europe ?

CATL précise que ses clients, à l’image de Mercedes-Benz, BMW, Stellantis (Peugeot, Citroën, Fiat, Jeep, Opel, etc.) et le groupe Volkswagen (Audi, Porsche, Seat, Cupra, Skoda, etc.) pourront profiter des capacités de production plus « propres » de cette nouvelle usine. Volkswagen a déjà prévu d’ouvrir de son côté une Gigafactory en Allemagne pour produire des batteries dès 2025 avec une capacité de 40 GWh par an.

On imagine que la nouvelle batterie CATL d’une autonomie de 1 000 km sur cycle d’homologation chinois CLTC (ou environ 800 km sur cycle européen WLTP) pourrait notamment être construite en Hongrie pour une intégration dans les voitures électriques des constructeurs européens. Pour rappel, cette batterie sera intégrée en premier lieu dans la Zeekr 001, une voiture électrique prévue pour être commercialisée dès 2023 en Chine avec une autonomie annoncée de 1 000 km. Bien entendu, les batteries plus classiques de CALT pourront, elles aussi, être produites en Europe, tout comme la future batterie promettant une recharge rapide en seulement cinq minutes.

CALT annonce une batterie révolutionnaire, permettant d’avancer une autonomie de 1 000 km et une recharge ultrarapide en seulement 10 minutes. Voyons voir comment le géant chinois s’y prend pour venir se frotter à Tesla et ses batteries 4680.
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