Bouygues Télécom conteste les règles d’attribution des fréquences 5G

 

Alors que la 5G se prépare, l’Arcep se doit de rendre le partage de ses fréquences équitable. Mais son dernier plan ne plaît pas le moins du monde à Bouygues Télécom.

La 5G devient le sujet le plus chaud du milieu des smartphones. Et pour cause : la technologie réseau se veut être la source de nouvelles révolutions sur le marché.

Cependant, son déploiement se complique de plus en plus, notamment à cause des luttes entre Huawei et le gouvernement américain. En France, les opérateurs s’apprêtent à récupérer leurs fréquences, mais l’Arcep se doit d’abord de définir les règles de leur mise en vente.

Bouygues se dresse contre les plans de l’Arcep

Le dernier plan proposé n’a pas plus à Bouygues Telecom, comme le montre La Tribune. L’Arcep a en effet proposé un bloc de 40 à 60 MHz à prix fixe à chacun aux opérateurs, puis de mettre les fréquences restantes aux enchères par blocs de 10 MHz avec une limite à 100 MHz par opérateur.

Cependant, le directeur adjoint de Bouygues Telecom conteste cette proposition, qu’il trouve « incompréhensible » de la part du régulateur français. En effet, la firme s’inquiète qu’un tel plan favorise les entreprises ayant le plus grand capital, Orange et SFR, laissant Bouygues et Free avec un réseau moins riche et donc moins attrayant.

Qui plus est, Didier Casas argumente que l’Arcep voulait endiguer le quasi-monopole d’Orange sur les réseaux professionnels. Or, la 5G va être le nerf de la guerre des solutions B2B de demain (notamment sur l’automobile connectée), faisant qu’un tel plan risquerait de creuser l’écart une nouvelle fois entre les opérateurs selon lui.

Il semble bien compliqué pour l’Arcep de monter un plan qui ne se fasse pas immédiatement fustiger par les opérateurs.

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