Prix cassé et nouvelle batterie : voici comment la Fiat 500 compte faire son grand retour en 2027

 
La petite citadine italienne traverse une zone de turbulences. Après des débuts prometteurs, la Fiat 500 voiture électrique voit ses ventes s’effondrer d’année en année. Mais le groupe Stellantis a un plan de bataille précis pour relancer la machine, avec une évolution technique confirmée pour l’année prochaine, et un renouvellement total prévu pour la fin de la décennie.
Fiat 500 hybride 2025 // Crédit : Fiat

Le mal dont souffre la Fiat 500e est bien connu : un positionnement tarifaire trop élevé, particulièrement depuis la fin des aides à l’achat dans de nombreux pays européens. Les chiffres sont d’ailleurs sévères.

Les immatriculations sont passées d’environ 65 000 unités en 2023 à 30 000 en 2024, pour finir à seulement 24 000 en 2025 comme le relaye le média ItalPassion. Face à cette chute, le constructeur a d’abord réagi en coupant drastiquement dans ses tarifs, au prix de quelques sacrifices sur le niveau d’équipement de la voiture.

Une nouvelle batterie sans cobalt

Toutefois, la véritable solution technique de fond est attendue pour 2027. Le groupe avait déjà annoncé un investissement de 100 millions d’euros pour intégrer une nouvelle chimie de batterie au sein de la citadine.

L’information vient d’être confirmée publiquement par Ferdinando Uliano, secrétaire général du syndicat italien FIM-CISL, via MarkLines. Le 10 avril dernier, ce dernier a déclaré que la nouvelle 500 électrique avec des batteries Stellantis devrait être lancée en 2027, et la 500e de prochaine génération sortira en 2030 dans l’usine Stellantis de Mirafiori, en Italie.

Batterie de la Fiat 500e

Concrètement, l’industrie automobile s’attend à l’arrivée d’une batterie de type LFP (Lithium Fer Phosphate), issue de la coentreprise entre Stellantis et le géant chinois CATL. Cette technologie, dépourvue de cobalt et de nickel, coûte beaucoup moins cher à produire que les batteries NMC (Nickel Manganèse Cobalt) qui équipent la 500e actuelle.

Bien qu’elle soit légèrement plus lourde à capacité énergétique égale, la chimie LFP encaisse mieux les charges complètes régulières et permettra surtout à Fiat de proposer un prix d’appel beaucoup plus agressif tout en améliorant potentiellement l’autonomie. Il faudra donc s’armer de patience avant de voir cette version optimisée arriver sur nos routes.

L’hybride en renfort pour sauver l’usine de Mirafiori

En attendant cette échéance de 2027, Stellantis doit faire tourner ses lignes de production. L’usine historique de Mirafiori, située à Turin, est au cœur des enjeux industriels du groupe.

Pour maintenir l’activité et amortir les coûts de développement face à la baisse conjoncturelle de la demande, Fiat a dû revoir sa copie en introduisant une motorisation hybride sur un châssis initialement pensé pour le tout électrique. Un retour en arrière technique qui a de quoi laisser les amateurs de mobilité propre sur leur faim, mais qui s’avère vital sur le strict plan économique.

Crédit : Fiat

Les premiers signes de cette reprise industrielle semblent d’ailleurs poindre. Ferdinando Uliano souligne que la montée en cadence a débuté, soutenue par 440 nouvelles embauches et la mise en route d’une seconde ligne de production en mars 2026. L’objectif est ambitieux : selon le groupe automobile, l’idée est de franchir le cap des 100 000 véhicules assemblés à Mirafiori sur l’année 2026, un volume essentiel pour pérenniser le site en attendant la fameuse batterie LFP.

2030 : une refonte totale pour s’adapter à l’Europe

La mise à jour de 2027 agira comme un indispensable correctif de mi-carrière pour replacer la 500e dans la course, face à la concurrence de plus en plus féroce des citadines abordables. Cependant, le véritable saut générationnel interviendra en 2030. Toujours selon les déclarations du syndicat FIM-CISL, le modèle que nous connaissons depuis 2020 tirera sa révérence pour laisser place à un véhicule repensé de A à Z.

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Cette future génération ne partira pas d’une feuille blanche par hasard. Elle s’alignera sur les futures directives de l’Union européenne, qui souhaite stimuler la production locale de petites voitures de moins de 4,2 mètres. En s’inscrivant précisément dans ce cadre réglementaire, Fiat pourrait bénéficier d’avantages spécifiques, garantissant ainsi à la 500 de rester très compétitive sur son segment de prédilection.


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