Huawei a été intégré à l’« Entity List » américaine, empêchant les entreprises américaines d’interagir avec le groupe chinois. Pourtant, les ventes recommencent déjà malgré le bannissement toujours actif.

Donald Trump (USA) et Xi Jinping (Chine)

Vous connaissez l’adage : « on n’arrête pas le progrès ». Pourtant, c’est exactement ce que l’on pourrait reprocher au gouvernement Trump après qu’il ait intégré Huawei à sa « Entity List », empêchant les acteurs américains d’interagir avec l’entreprise chinoise par peur d’un espionnage massif organisé par la Chine.

S’il n’a toujours pas fourni de preuves pour appuyer ses dires, le gouvernement Trump profite tout de même de la situation dans le cadre d’une guerre commerciale Chine/États-Unis plus importante encore. Quant aux entreprises américaines… elles finissent par trouver des solutions elles-mêmes.

Intel et Micron continuent les ventes pour Huawei

En effet, le New York Times rapporte une information intéressante de quatre sources dans l’industrie. Micron, le plus grand créateur de puces mémoires des États-Unis, a annoncé avoir repris les échanges avec Huawei, et Intel aurait également relancé ses relations commerciales avec l’acteur chinois.

Pas de crainte pour la sécurité nationale pour ces deux marques reconnues de la tech, qui ont tout simplement trouvé une feinte pour ne pas prendre compte du bannissement. Les produits concernés par ces ventes ne peuvent être catégorisés comme « fabriqués en Amérique », rendant le bannissement caduc. Il y a trois semaines, les composants ont repris leur chemin vers Huawei.

Mondialisation mon amour

Étonnant ? Pas vraiment. La tech est l’un des secteurs les plus mondialisés au monde. L’Amérique du Nord a poussé cette mondialisation depuis bien avant l’avènement de Donald Trump à la gouvernance. De ce fait, les acteurs américains sont dépendants des acteurs chinois, et inversement.

Couper les vannes d’un seul côté impacte donc tout le monde, mais l’organisation du marché tech mondial fait qu’il est presque impossible d’empêcher pleinement les relations des entreprises. C’est là le contrecoup de la mondialisation chérie par les États-Unis depuis tant d’années, que le gouvernement Trump a peut-être oublié dans sa décision.