Leapmotor prépare une offensive en Europe : pourquoi les voitures électriques chinoises de Stellantis passeraient à l’hybride rechargeable

 
Le constructeur chinois Leapmotor serait en train de préparer le lancement d’une voiture hybride rechargeable en Europe. Son arrivée serait prévue pour 2027, afin d’échapper aux droits de douane.
Leapmotor B03X // Source : Leapmotor

Depuis quelques années, les pouvoirs publics européens font tout leur possible pour bannir les autos thermiques, au profit de la voiture électrique, qui s’impose petit à petit sur le marché. En France, la part de marché de cette dernière dépasse désormais les 38 %, et ce chiffre devrait continuer à grimper. Cela en partie grâce aux constructeurs chinois, qui arrivent en force sur le Vieux Continent. Mais certains veulent désormais opter pour une stratégie un peu différente.

On pense à BYD, qui mise sur l’hybride rechargeable, avec notamment sa petite Dolphin-G PHEV, conçue pour l’Europe. Mais ce n’est pas tout, car Xpeng envisage aussi une approche similaire, tout comme Leapmotor. La firme chinoise, désormais dans le giron du groupe Stellantis, envisagerait de proposer des modèles PHEV en dehors de son pays natal. C’est ainsi ce qu’annonce le site CNEVPost, qui nous en dit un peu plus à ce sujet.

Leapmotor B05 // Source : Leapmotor

Dès le premier semestre 2027, la firme fondée en 2015 voudrait donc exporter des voitures hybrides rechargeables, avec l’Europe dans le viseur. Pour le moment toutefois, aucun détail supplémentaire n’a été communiqué. On ne sait pas s’il s’agira de modèles inédits, ou de nouvelles déclinaisons d’autos déjà existantes. Si Leapmotor ne le dit pas, l’intérêt serait bien sûr de pouvoir échapper aux droits de douane. Car actuellement, cette taxe ne s’applique que sur les voitures électriques produites en Chine.

Une nouvelle stratégie pour Leapmotor

Cependant, cela pourrait changer car Bruxelles envisage aussi de sanctionner les modèles électrifiés, et notamment PHEV. De plus, on sait que cette motorisation est bien plus polluante et nocive pour l’environnement qu’annoncé, ce qui a récemment été confirmé par une nouvelle étude menée par l’ICCT. Mais cela ne semble donc pas freiner Leapmotor, qui produit déjà certains de ses modèles sur le Vieux Continent depuis cette année.

En parallèle, l’entreprise propose déjà des autos à prolongateur d’autonomie. C’est notamment le cas du C10, que nous avions pu essayer. Cette technologie est toutefois un peu différente de l’hybride rechargeable, car le moteur n’est pas relié aux roues, et joue uniquement un rôle de générateur pour recharger la batterie. Pour l’heure, Leapmotor, désormais rentable, n’a communiqué ni les modèles concernés, ni les marchés visés, ni la moindre date précise.

Mais une chose est sûre, elle affiche de très grandes ambitions sur son expansion à l’international. Ainsi, la direction a annoncé un objectif de ventes en dehors de la Chine compris entre 350 000 et 400 000 véhicules en 2027, en visant le haut de la fourchette, dans un contexte de marché chinois en chute libre obligeant les marques à miser sur les immatriculations dans le reste du monde.

Sur les huit premiers mois de 2026, Leapmotor a déjà exporté 132 118 autos et vise la barre des 200 000 d’ici la fin de l’année. Autrement dit, la marque table sur un quasi-doublement de ses ventes internationales en un an, ce qui rend d’autant plus stratégique l’ajout de l’hybride rechargeable au catalogue.


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