
Attendu depuis des années, ce qui devait être un préquel de Black Desert Online se retrouve finalement être le bac à sable le plus immense qui nous ait été donné de voir. Crimson Desert est un jeu d’action-aventure comme nous en avons touché des dizaines, à réserver pour celles et ceux qui aiment les longues traversées d’étendues sauvages et des quêtes secondaires à en oublier les principales.
Disponible depuis le 19 mars dernier sur PC, et les consoles Sony et Microsoft, Crimson Desert est également jouable en cloud gaming. Encore faut-il que le nuage en ait dans le ventre pour qu’il soit jouable. Mais les configurations recommandées de Crimson étant exigeantes sur PC, le cloud gaming devient une alternative beaucoup moins onéreuse. Avant de claquer votre PEL dans la RAM et le stockage nécessaires, voyons si Crimson Desert se laisse jouer en cloud gaming.
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Où jouer à Crimson Desert en cloud gaming ?
À sa sortie, Crimson Desert est disponible sur trois plateformes de cloud gaming :
- Nvidia GeForce Now à partir de la formule Performance à 10,99 euros par mois (Achat requis sur Steam – compatible avec les serveurs RTX 5080) ;
- Xbox Cloud Gaming à partir de la formule Game Pass Essentiel à 8,99 euros par mois (Achat du jeu requis sur Xbox Store) ;
- Boosteroid à partir de la formule Ultra à 7,49 euros par mois (Achat requis sur Steam).
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Notre test de Crimson Desert en cloud gaming
Ce test est réalisé de sorte à pouvoir tester les performances en cloud gaming sur la fibre optique, le Wi-Fi et la 5G. Pour le premier réseau, nous avons utilisé le MacBook Air M3 (résolution 5K – 120 FPS), le Steam Deck OLED sur le Wi-Fi (3,5K – 90 FPS) et le Samsung Galaxy S24 Ultra sur la 5G (QHD – 120 FPS). Quant à la plateforme cloud gaming utilisée, il s’agit de Nvidia GeForce Now sur l’abonnement Ultime.
MacBook Air M3 + fibre optique
Comme d’habitude avec la fibre optique qui est le réseau le plus puissant, nous poussons les paramètres dans leurs derniers retranchements. Sur GeForce Now Ultime, Crimson Desert est jouable en 5K. Ça devient overkill sur notre écran FHD mais nous sommes là pour voir si le nuage en a dans le ventre d’abord. Outre la 5K, il est conseillé d’activer les différents DLSS ou la fréquence d’images se contentera de plafonner à 60 FPS.
Pour ce gameplay, nous avons utilisé la configuration suivante :

Ces réglages (qui exigeraient plus de 16 Go de VRAM à un GPU) permettent d’obtenir une moyenne de 80-95 FPS, avec un pic à 100 FPS dans un couloir, tout en profitant de la beauté qu’offrent le Ray Reconstruction associé au DLSS 4,5 Preset L. Qu’on se balade à pied ou à cheval, GeForce Now tient la cadence mais difficile alors de dépasser les 90 FPS, ce qu’on remarque dans les environnements avec de nombreux éléments végétaux à charger et animer.
Globalement, Crimson Desert est un jeu bien agréable. Pas aussi fluide qu’un Resident Evil : Requiem bien sûr, mais on est subjugué par le rendu qui mange toute la bande passante mise à disposition, soit 100 Mb/s. Et encore, le serveur aurait pu en prendre plus si c’était possible. Nous avons zéro perte de paquets et la latence de 3 ms est parfaite, notre personnage ayant déjà des mouvements assez « lourds », une latence de plusieurs dizaines de ms ne se ferait pas forcément ressentir.
Il faut toutefois savoir que des chutes de framerates surviennent systématiquement lorsqu’on se rend sur le menu pause, et que cela se ressent assez désagréablement dans la navigation. On tombe à 20-30 FPS, mais le jeu reprend un comportement normal instantanément en quittant le menu. Un problème qui vient sûrement du jeu lui-même, plusieurs forums font en effet état de forts ralentissements ou d’un plantage total sur le menu pause.
- Débit jusqu’à 1 Gb/s
- Sans Player TV
- Wi-Fi 5
- Débit jusqu’à 8 Gb/s
- Sans Player TV
- Wi-Fi 7
- Débit jusqu’à 5 Gb/s
- Sans Player TV
- Wi-Fi 7
Enfin, sur les trois sessions que nous avons lancées, l’une d’elles refusait de tourner à plus de 20-30 FPS, rendant Crimson Desert totalement injouable. Là-dessus, impossible de savoir si cela venait du jeu lui-même ou d’un serveur Nvidia encombré.
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Steam Deck OLED + Wi-Fi 6E (5 GHz)
Pour cette partie sur un Steam Deck OLED connecté au Wi-Fi 6E d’une Bbox Ederson, nous avons gardé la même configuration, à la différence près que nous étions en résolution 3,5K. Nvidia GeForce Now ne propose pas une résolution au-delà de ça sur la console portable de Valve. Mais nous voyons déjà que l’absence de la 5K rend les choses beaucoup plus supportables pour le GPU qui a besoin d’une dizaine de Go de VRAM de moins.
Évidemment, Crimson Desert est jouable sur le cloud en étant connecté au Wi-Fi, et l’expérience fut à la limite plus agréable ici qu’en 5K plus haut. Outre une perte de paquets qui peut être attribuée à une interférence réseau, le gameplay reste fluide et agréable visuellement grâce au super échantillonnage.

Il faut savoir que nous avons atteint un pic de quasiment 260 FPS lors d’une session. Est-ce normal ? Oui. Est-ce fréquent ? Non. Nous dépassions effectivement la barre des 200 FPS lors des cinématiques et sur une certaine portion du jeu qui se déroule au milieu de nulle part, avec pour seuls éléments quelques plateformes et les nuages. La différence de fluidité était si grande avec la zone de départ du jeu que nous avions même hésité à prendre ces résultats en compte.

Finalement, nous l’avons fait. Mais il vaut mieux préciser que dans la zone de départ, nous avions une moyenne de 140-160 FPS avec parfois des pics au-dessus de 180 FPS. Ce qui reste excellent. Pour ce qui est de la latence, elle oscillait entre 5 et 7 ms mais est restée sur 5 ms la plus grande partie du temps.
Crimson Desert est jouable nativement sur le Steam Deck (si on aime les graphismes taillés à la serpe), mais en cloud gaming, l’expérience est bien plus agréable. D’autant plus que cette alternative reste moins énergivore et sollicite moins les performances de la console. Une connexion Wi-Fi sur la bande des 5 GHz et une bande passante de 50 Mb/s suffisent amplement.
Samsung Galaxy S24 Ultra + 5G
Crimson Desert avec le forfait mobile 5G fut en revanche la partie la plus pénible de ce test. Les paramètres restent les mêmes, hormis que la résolution s’arrêtait cette fois à la QHD. En moyenne, ça tourne autour de 180-210 FPS, mais seulement quand c’est stable. Et ça ne représente pas 100 % du gameplay. Nous avons eu au mieux une latence de 21-30 ms, mais elle oscillait souvent d’un extrême à l’autre, souvent avec des pics de 400-500 ms et même plus de 900 ms à un moment.
Les pertes de paquets sont fréquentes dues à une latence instable. Les ralentissements se font bien sentir, ce qui rend le jeu au mieux désagréable, au pire injouable, notamment lors des phases de combat. D’autant plus qu’une session d’une demi-heure a consommé environ une dizaine de Go. Dans ces conditions, cela ne vaut pas le coup.
Pour déterminer s’il s’agissait bien d’une instabilité temporaire, nous avons relancé une partie à un horaire où le réseau mobile est moins sollicité. Celle-ci s’est déroulée dans de meilleures conditions, mais les pics de latence apparaissaient tout de même de temps en temps. Ils étaient seulement moins fréquents cette fois-ci.
Globalement, pourquoi Crimson Desert tourne moins bien en 5G que Resident Evil : Requiem ? La 5G est le réseau le moins stable dans ce test, mais ce n’est pas la seule explication. Il y a également la charge sur les serveurs cloud gaming, mais surtout ce qu’on appelle « l’entropie visuelle », beaucoup plus forte sur Crimson Desert. En bref, le jeu est tellement détaillé et complexe que chaque nouvelle frame apporte beaucoup de nouvelles informations, ajoutant de la pression à l’encodeur.
Le jeu de Pearl Abyss est un monde ouvert gigantesque conçu avec le moteur graphique BlackSpace Engine qui utilise plusieurs technologies de pointe. C’est ce qui nous permet d’apprécier un monde ouvert sans quasiment aucun temps de chargement et des détails d’une finesse rarement vue (effets de vents, de débris, de particules, environnements destructibles, végétation réactive…). Le revers de la médaille est qu’il suffit d’une micro-perturbation au niveau du réseau 5G ou du serveur Nvidia pour casser la régularité de l’encodage. Ce qui explique que les épisodes de « freeze » ont tendance à empirer au lieu de se rétablir immédiatement.
Oxygène 120 à 160 Go
- Appels illimités
- 120 Go – 160 Go en France
- 25 Go en Europe
- Appels illimités
- 150 Go en France
- 40 Go en Europe
350 Go
- Appels illimités
- 350 Go en France
- 10.5 Go en Europe
Verdict : Crimson Desert est-il jouable en cloud gaming ?
Crimson Desert est-il jouable en cloud gaming ? Ce n’est pas gagné d’avance, même en étant branché à la fibre avec les paramètres graphiques au max. D’une part à cause des bugs que se traînait encore le jeu quelques jours après sa sortie, d’autre part à cause d’une session sur MacBook qui nous a marqué par sa lenteur.
Le jeu doit encore être optimisé, mais si les FPS plafonnent à 30 i/s, le mieux à faire est de baisser la résolution. La 4K est mieux indiquée pour un compromis entre rendu visuel et fluidité. On peut également désactiver le DLSS Ray Reconstruction qui mange pas mal de FPS, ou privilégier une résolution de mise à l’échelle moins forte.

Une fois de plus, c’est le rendu sur Steam Deck connecté au Wi-Fi (ou toute autre console portable avec GeForce Now) qui est le plus convaincant. D’abord, parce que la différence entre le jeu natif et le jeu sur le cloud est flagrante. Mais surtout parce que nous obtenons une fluidité exemplaire avec une latence imperceptible. C’est le meilleur compromis.
Pour ce qui est d’une partie sur smartphone avec une connexion 5G, nous le déconseillons. Crimson Desert est un jeu qui sollicite tellement de ressources que la moindre perturbation sur le réseau mobile entraîne des pics de latence et des freezes, qui parfois durent plusieurs secondes. Nous avons pu au mieux avoir une partie de 15 minutes sans ralentissements. Baisser la résolution et désactiver une ou deux features Nvidia peut enrayer le problème, mais sur un jeu comme Crimson Desert censé faire montre de ses prouesses graphiques et visuelles, ce serait passer à côté de quelque chose. Mieux vaut alors se contenter de la fibre et du Wi-Fi.
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