Voitures électriques : ce qui va changer dès le 1er janvier pour les modèles chinois importés

 
De nombreux constructeurs automobiles vendent des voitures électriques d’occasion zéro-kilomètre. Une stratégie que veut désormais contrer le gouvernement chinois avec une nouvelle mesures concernant les exportations.
Usine de voitures électriques Xiaomi // Source : Xiaomi

Les constructeurs chinois s’imposent de plus en plus dans le monde entier. A tel point que ces derniers représentent actuellement pas moins de 38 % du marché mondial. Ce qui est tout simplement énorme. Et cela grâce notamment à des politiques tarifaires particulièrement agressives, visant à tirer les prix vers le bas.

Une nouvelle mesure pour les exportations

Outre le fait qu’ils bénéficieraient de subventions de la part du gouvernement, comme le soupçonne l’Union européenne, ils ont recours à plusieurs stratégies. Par exemple, plusieurs marques optent pour les ventes tactiques. De quoi s’agit-il ? En fait, c’est simple. Les constructeurs immatriculent des autos qui ne sont pas vendues à des clients. Ces dernières servent de véhicules de démonstration par exemple. Puis, elles sont ensuite revendues en tant qu’autos d’occasion zéro-kilomètre, à prix cassé.

Cette solution possède deux avantages majeurs. Elle permet tout d’abord de gonfler artificiellement les chiffres de ventes de marques. De plus, cela leur permet de tirer les prix encore plus vers le bas, et donc de vendre plus facilement ces autos. On sait que BYD y a notamment recours, mais il est loin d’être le seul. On pense par exemple à Chery et à Dongfeng. Et cela n’a rien d’illégal en soi. Cependant, le gouvernement chinois ne voit pas du tout d’un bon œil cette pratique, comme nous l’avions déjà expliqué.

Usine BYD au Brésil // Source : BYD

Ce dernier avait récemment tapé du poing sur la table, et avait renforcé les règles pour l’exportations des voitures venues de Chine. Mais ce n’est pas tout, car Pékin veut continuer sur cette lancé, comme l’indique le site AutoHome. C’est ainsi qu’une nouvelle réglementation va bientôt entrer en vigueur à ce sujet là. A partir du 1er janvier 2026, toutes les voitures exportées dans les 180 jours suivant sa première immatriculation devra être accompagnée d’une attestation de service après-vente.

Cette dernière devra être délivrée directement par le constructeur. Ce document devra préciser plusieurs informations importantes. Parmi elles,  la destination d’exportation et les informations relatives au véhicule. De plus, il devra obligatoirement porter le cachet officiel de la marque. Le but ? S’assurer que le constructeur est bien au courant que le véhicule sera exporté. Et si le revendeur ne peut pas fournir ce document, alors il n’aura pas le droit d’obtenir une licence d’exportation.

Une réelle utilité ?

Mais quel est le but ? Comme l’indique le média chinois, la lettre de la part du constructeur signifie que ce dernier garantit le service après-vente de ses autos à l’étranger. Ce qui prouve que les autos exportées pourront bel et bien être vendues à de vrais clients. Et que ces derniers pourront utiliser leur auto et la faire entretenir et réparer comme il se doit. Cela permet également de mieux contrôler les exportations, et de ne pas laisser les concessionnaires faire n’importe quoi.

Le but est aussi d’« améliorer les services d’accompagnement tels que la logistique, le financement et l’assurance qualité, dans le but de bâtir un écosystème d’exportation de véhicules d’occasion performant » selon AutoHome. Car les voitures issues des ventes tactiques posent de réels problèmes. Car les prix sont de plus en plus tirés vers le bas, ce qui pousse les constructeurs à rogner de manière déraisonnable sur leurs prix. Mais ce n’est pas tout, car de nombreux exportateurs envoie à l’étranger des autos qui ne sont pas conçues pour être vendues dans certains pays.

Usine de voitures électriques Xiaomi // Source : Xiaomi

Résultat, les véhicules vendus dans des circuits parallèles ne bénéficient d’aucune garantie. De plus, personne n’est qualifié pour les réparer en cas de panne, que ce soit de la mécanique, de la partie logicielle ou de la batterie. Cela risque alors de nuire au constructeur, qui n’est parfois même pas au courant d’un concessionnaire a exporté ses voitures à l’étranger. Le gouvernement chinois veut réguler et mieux encadrer cette pratique.


Rejoignez-nous de 17 à 19h, un mercredi sur deux, pour l’émission UNLOCK produite par Frandroid et Numerama ! Actus tech, interviews, astuces et analyses… On se retrouve en direct sur Twitch ou en rediffusion sur YouTube !

Recherche IA boostée par
Perplexity