La Pixel Watch serait techniquement très (très) en retard

Pour une montre, c'est ironique

 

Une fuite indique que la puce qui équipe la Pixel Watch de Google serait en réalité un processeur vieux de 4 ans. Un point qui a de quoi effrayer.

Google Pixel Watch
Source : Google

Cette semaine, au cours de la Google I/O, le géant de la recherche a précisé sa volonté de créer un écosystème de produits, avec entre autres choses la présentation de la Pixel Watch, une montre attendue de longue date. Celle-ci aurait néanmoins un sérieux point noir…

Une montre peu détaillée

Lors de l’officialisation de la Pixel Watch, Google ne s’est pas attardé sur les détails techniques, préférant garder la surprise jusqu’à sa sortie à l’automne. La marque s’est plutôt concentrée sur le design et certaines de ses fonctionnalités. Nouvelle expérience Wear OS, applications Google (Assistant, Maps, Wallet…) et tout le savoir de Fitbit (racheté par Google) se retrouvent dans une même montre connectée.

9to5Google croit néanmoins savoir quel SoC anime la Pixel Watch : il s’agirait d’un Exynos 9110 (gravé en 10 nm). Loin d’être une nouveauté, cette puce date de 2018 et animait déjà… la toute première Galaxy Watch. Précisons tout de même que Samsung a continué de l’utiliser jusqu’en 2020 dans sa Galaxy Watch 3 avant de la remplacer par l’Exynos W920 de son dernier modèle, gravé en 5 nm et donc beaucoup plus efficace en matière de consommation d’énergie.

Ce point est loin d’être négligeable sur une montre connectée pour espérer une autonomie qui dépasse la journée d’utilisation, d’autant que Wear OS est un système d’exploitation réputé pour être particulièrement gourmand en énergie.

Vers une optimisation logicielle ?

Notons cependant que le matériel ne fait pas tout et Google l’a confirmé à de multiples reprises. La marque a pour habitude d’utiliser des capteurs photo dépassés et compte toujours parmi les meilleurs en la matière grâce à ses algorithmes. Les Pixel 6 et 6 Pro possèdent de petites batteries, mais l’optimisation du logiciel et du SoC leur permet de profiter d’une très bonne autonomie. Et les exemples sont plus nombreux encore.

Dans ces deux exemples néanmoins, Google peut se reposer sur une bonne personnalisation de l’intégration matérielle et logicielle, notamment grâce à son propre SoC (Tensor) sur les Pixel 6. Ici, l’utilisation d’une vieille puce pourrait limiter Google.

Un projet en retard

Si la rumeur était avérée, la présence de cette puce dans la Pixel Watch serait un vestige flagrant d’un projet chaotique. Cela fait des années que les rumeurs au sujet de cette montre se font entendre et on imagine qu’elle a été retardée à de multiples reprises pour être perfectionnée. Selon 9to5Google néanmoins, le projet aurait débuté alors que l’Exynos 9110 était encore une puce relativement récente et en changer en cours de route aurait à nouveau repoussé la sortie de la Pixel Watch.

Cela reste néanmoins encore à confirmer et nous saurons d’ici quelques mois si Google a fait le bon choix ou s’il vaut mieux attendre une deuxième génération plus aboutie.


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