Huawei se voit bien remonter sur « le trône des smartphones » malgré l’embargo

Game of Thrones à la sauce smartphone

 

L'un des présidents tournants de Huawei, affirme que son entreprise compte bien s'asseoir sur le « trône des smartphones » (la place de numéro 1 mondial) malgré l'embargo américain qui l'affaiblit grandement.

Huawei assis sur le trône de fer

Métaphore de Huawei assis sur le trône de fer // Source : Montage Frandroid (à la va-vite) basé sur une image de Game of Thrones

Ne pas perdre espoir, ou en tout cas ne pas le montrer publiquement. Malgré la situation très compliquée dans laquelle il se trouve depuis mai 2019, Huawei tient à montrer qu’il a encore beaucoup d’ambition sur le marché des smartphones. La marque affirme même carrément qu’elle vise de prendre — ou reprendre — la place de leader dans l’industrie.

Pour rappel, depuis le décret signé par l’ex-président Donald Trump, Washington empêche Huawei de travailler avec des entreprises des États-Unis telles que Google. Les smartphones de la marque ne peuvent ainsi plus profiter du Play Store, entre autres choses. Ce n’est pas tout : les fournisseurs étrangers utilisant des technologies américaines n’ont plus le droit non plus d’approvisionner Huawei en composants.

Huawei veut s’asseoir sur le trône

Guo Ping, l’un des présidents tournants du groupe chinois mesure bien l’ampleur du problème. Lors d’une session de questions-réponses avec des employés de la marque — dont la transcription a été consultée par Reuters –, le dirigeant se confesse : « tout le monde sait que les puces de téléphone ont besoin d’une technologie avancée dans une petite taille avec une faible consommation d’énergie. Huawei peut les concevoir, mais personne ne peut nous aider à les fabriquer : nous sommes coincés ».

Pour autant, il affirme que ce souci majeur n’est pas impossible à résoudre.

Huawei continuera d’exister dans le domaine des téléphones mobiles et, grâce aux progrès continus dans la production de puces, le trône des smartphones finira par revenir.

À l’époque, tout allait bien

Pendant les quelques années précédant l’embargo, Huawei progressait en effet à toute allure dans le classement des plus gros constructeurs mondiaux. Il avait réussi à s’installer régulièrement à la deuxième place menaçant constamment le leader Samsung. En 2020, même après avoir été frappé par la sanction américaine, le groupe chinois, porté par son élan, s‘était même brièvement invité à la première place du podium. Il s’agissait là d’une preuve que si les États-Unis ne s’en étaient pas mêlés, la firme de Shenzhen aurait été un très sérieux prétendant à la position de numéro un mondial.

Huawei flagship store à Paris

Le Huawei flagship store de Paris // Source : Frandroid

Cependant, les préoccupations de Huawei sont aujourd’hui bien différentes. De son propre aveu, la marque cherche avant tout à survivre dans le secteur des téléphones mobiles après avoir disparu du Top 5 mondial.

Huawei accusé d’espionnage

Pour rappel, les États-Unis accusent Huawei d’être à la solde du gouvernement chinois et de mener, dans ce cadre, des opérations d’espionnage en profitant de ses infrastructures 5G.

Huawei s’en est toujours défendu, mais même le changement d’administration au profit du président Joe Biden à la Maison-Blanche n’y change rien pour le moment. Ainsi, pour prendre plus d’indépendance, la firme chinoise développe son propre système d’exploitation HarmonyOS — fonctionnant notamment sur smartphone — qu’elle tente de rendre séduisant aux yeux d’un maximum de personnes.

À cet égard, le fondateur de l’entreprise, Ren Zhengfei estimait que Huawei devait « oser dominer le monde » avec HarmonyOS.

À en croire un dépôt de demande de brevet, Huawei aurait trouvé une solution pour éviter que l’écran d’un éventuel futur smartphone enroulable ne se déforme.
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