Huawei est « une menace à la sécurité collective » pour le procureur général américain

C'est mignon, tant de mots doux 😅

 

Alors que les opérateurs américains doivent renouveler leurs antennes, le procureur général des États-Unis s'est farouchement opposé à l'implantation d'antennes de Huawei et ZTE, considérées comme des menaces à la sécurité nationale.

Le sort de Huawei aux États-Unis pourrait être fixé dans quatre jours. C’est en effet le 19 novembre prochain que la phase de transition, permettant aux entreprises américaines de continuer à collaborer avec le constructeur chinois, prendra fin.

À quelques jours de l’échéance, une nouvelle sortie de l’administration américaine, par la voix du procureur général des États-Unis William Barr, semble néanmoins compromettre l’éventualité d’une sortie de crise. Alors que la commission fédérale des communications doit statuer la semaine prochaine sur l’intégration de nouveaux équipements par les opérateurs américains, le procureur s’est montré particulièrement véhément à l’encontre de Huawei et de son compatriote ZTE.

« On ne peut pas se fier à Huawei et ZTE »

« Leurs propres antécédents, ainsi que les pratiques du gouvernement chinois, démontrent qu’on ne peut pas se fier à Huawei et ZTE », a-t-il indiqué. Ces propos, repris par l’agence Reuters, se font encore plus véhéments : « nous ne devrions pas accepter que Huawei et ZTE soient autre chose que des menaces à notre sécurité collective, puisque c’est exactement ce qu’ils ont démontré à travers leurs actions ».

Pour William Barr, il ne faudrait donc pas permettre aux deux constructeurs chinois d’implanter leurs antennes sur le territoire américain. Une possibilité qui semble de toute façon écartée depuis bien longtemps. Avant même l’affaire Huawei, ZTE avait déjà été écarté du réseau des opérateurs américains en 2018 à la suite d’une infraction à l’embargo iranien.

Des exceptions à l’embargo toujours en cours d’étude

Bien que les déclarations du procureur général américain soient prononcées dans le contexte de l’équipement des opérateurs — et non pas des smartphones — elles concernent l’image globale de Huawei outre-Atlantique. On a appris il y a quelques semaines que l’administration Trump avait commencé à étudier les cas d’exemption à l’embargo envers Huawei pour les entreprises américaines. On ignore encore cependant lesquelles seront validées.

Rappelons que pour l’heure, Huawei ne peut plus intégrer les services Google sur ses smartphones, la firme de Mountain View étant dans l’incapacité de traiter avec le groupe chinois. Il faudra donc que Washington le lui autorise de manière exceptionnelle pour voir un retour à la normale.

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