Mini : bonne nouvelle, la future Cooper SE électrique n’aura pas une mini autonomie

 

Attendue cet automne, la nouvelle Mini Cooper E et SE 100 % électrique continue sa campagne de teasing. Après avoir dévoilé ses premières images officielles, la citadine donne de nouvelles informations sur son autonomie. Celle-ci fait un très net bond en avant par rapport à l'actuelle version.

Article actualisé le 4 mai 2023 : Nos confrères du site Automobile Magazine ont pu conduire le prototype des Mini Cooper E et SE. On y apprend que la future Mini Cooper électrique partagera sa plateforme avec le groupe chinois Great Wall Motors (à qui l’on doit la Ora Funky Cat). La longueur de la voiture s’établit à 3,86 m (identique à l’actuelle) pour un empattement de 2,53 m (+ 3 cm). Dans l’habitacle, l’écran principal rond passe à 24 cm (9,4 pouces) contre 22,4 cm (8,8 pouces) sur la Mini Cooper actuelle.


Article original du 3 mai 2023 : C’est en 2019 que naît la Mini Cooper SE, première voiture électrique de la marque, qui avait déjà tenté l’expérience en 2008 avec sa Mini E limitée à un peu plus de 500 exemplaires. Le constructeur doit en effet travailler à l’électrification de sa gamme, puisqu’il ne pourra de toutes façons plus vendre de voitures thermiques en Europe à partir de 2035. Mais avant de proposer une gamme complète, la firme ne commercialise pour l’heure qu’un seul modèle, dérivé de la Mini trois portes que l’on connaît bien.

Une autonomie enfin correcte

Après quatre ans de carrière, l’actuelle génération va enfin tirer sa révérence et se renouveler intégralement. Un changement bienvenu, qui permettra à la citadine de mieux se positionner sur un segment de plus en plus concurrentiel. Elle devra faire face à la Fiat 500e et à la Honda E, mais également à la BYD Dolphin qui prépare son arrivée en Europe. Pour l’heure, la Mini Cooper SE s’en sort bien, avec 5 809 immatriculations en 2022.

Ce qui la positionne à la 11ème place du classement des voitures électriques les plus vendues en France l’an dernier. Mais l’heure du changement a sonné pour la citadine, dont la prochaine génération sera officiellement dévoilée en septembre prochain, lors du salon de Munich. L’occasion pour elle de corriger l’un de ses plus gros problèmes et celui qui lui vaut le plus de critiques : son autonomie. En effet, celle-ci est actuellement très moyenne.

Elle culmine en effet à seulement 231 kilomètres selon le cycle WLTP, ce qui est très peu. À titre de comparaison, la Peugeot e-208 peut désormais atteindre les 400 kilomètres, tandis que la Fiat 500e peut parcourir jusqu’à 320 kilomètres en une seule charge. Autant dire que la Mini fait pâle figure. Mais cela va changer, comme le confirme la marque dans un communiqué. Celle-ci annonce le lancement prochain de deux déclinaisons, baptisées Mini Cooper E et SE.

La première sera dotée d’une batterie de 40,7 kWh tandis que la seconde affichera 54,2 kWh, pour une autonomie qui oscillera entre 300 et 400 kilomètres. En revanche, rien n’a encore été dit sur le temps de charge ainsi que sur la puissance maximale que la voiture pourra encaisser. Selon nos calculs, la consommation théorique (sans prendre en compte les pertes liées à la recharge) devrait tourner autour des 13 kWh / 100 kilomètres, ce qui reste raisonnable.

Une puissance en hausse

Car on le sait, il est plus pertinent de regarder cette valeur plutôt que l’autonomie totale d’une voiture électrique. D’où l’intérêt de privilégier les petites batteries, moins lourdes et moins chères à produire. Il faudra cependant patienter avant d’avoir plus d’informations sur la technologie choisie par le constructeur. Ce dernier annonce que la Cooper E affichera une puissance inchangée, de 135 kW soit 183 chevaux. La Cooper SE passera quant à elle à 160 kW, ce qui équivaut à 217 chevaux.

Mini promet une bonne agilité, grâce à la batterie installée sous le plancher. Il se murmure également qu’une version John Cooper Works plus puissante encore serait aussi dans les cartons. Celle-ci pourrait voir le jour dans le courant de l’année 2025 et rivaliserait avec l’Abarth 500e et la future citadine électrique conçue par Alpine. De son côté, Volkswagen prépare également une version plus musclée de son ID.2.

S’il faudra encore patienter jusqu’à la rentrée pour tout savoir sur cette nouvelle génération, le constructeur a d’ores et déjà levé le voile sur quelques photos officielles. L’occasion de découvrir des lignes très épurées, puisque la calandre et les feux ont été redessinés et simplifiés afin de rappeler le concept Aceman. Même chose pour la partie arrière, qui perd ses feux « Union Jack » au profit d’une signature lumineuse triangulaire.

Le poste de conduite va également évoluer en profondeur avec l’arrivée d’un nouvel écran, qui sera toujours de forme ronde. Un tout nouvel assistant virtuel prenant la forme d’un bulldog baptisé Spike. La nouvelle Mini Cooper chassera également sur les terres de la Smart #1, mais il faudra encore patienter avant de connaître ses tarifs. À noter que seule la version trois portes sera proposée en électrique, pour un démarrage de la production en novembre 2023 en Chine, par Spotlight Automotive la joint-venture avec Great -Wall Motor (à qui l’on doit la Ora Funky Cat). La version Aceman serait aussi produite là-bas, alors que la Countryman sera produite en Allemagne.


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