Introduction

Cette période de l’année est particulièrement propice aux sorties de nouveaux smartphones. Le Motorola Moto G6 fait partie de cette fournée 2018 dans le secteur du milieu de gamme. A-t-il ce qu’il faut pour survivre à la jungle ultra concurrentielle de ce segment du marché ? Nous l’avons testé pour le savoir.



Le Motorola Moto G6 est une nouvelle référence dans le monde des smartphones au rapport qualité-prix séduisant. Et c’est surtout à travers ce prisme là que l’on va juger ce téléphone. Cet appareil est primordial pour le constructeur qui compte le mettre très en avant cette année pour convaincre les utilisateurs au budget modéré.

Fiche technique

Modèle Motorola Moto g6
Version de l'OS Android 8.0
Interface Android Stock
Taille d'écran 5,7 pouces
Définition 2160 x 1080 pixels
Densité de pixels 424 ppp
SoC Snapdragon 450 à 1,8GHz
Processeur (CPU) ARMv8
Puce Graphique (GPU) Adreno 506
Mémoire vive (RAM) 3 Go
Mémoire interne (flash) 32 Go, 64 Go
MicroSD Oui
Appareil photo (dorsal) Capteur 1:12 Mégapixels, Capteur 2: 5 Mégapixels
Appareil photo (frontal) 8 Mégapixels
Wi-Fi Oui
Bluetooth 4.2 + A2DP + LE
Réseaux LTE, HSPA, GSM
Bandes supportées 2100 MHz (B1), 800 MHz (B20), 1800 MHz (B3), 2600 MHz (B7), 700 MHz (B28)
SIM 2x nano SIM
NFC Non
Ports (entrées/sorties) USB Type-C
Géolocalisation Oui
Batterie 3000 mAh
Dimensions 153,8 x 72,3 x 8,3 mm
Poids 167 grammes
Couleurs Bleu, Noir, Argent, Or
Prix 199€
Fiche produit

Ce smartphone nous a été prêté par Motorola dans le cadre de ce test.

Design

Rien de bien particulier à dire sur la prise en main du Motorola Moto G6 si ce n’est qu’elle est très confortable. Cet appareil n’a pas de réelle particularité pour se distinguer et, à l’inverse, il excelle surtout dans l’art de la simplicité. Il est bien équilibré et le touché tout en douceur (lentement dirigé, sensualité, si l’on en croit Axelle Red) offre une sensation plus qu’agréable, avec des angles bien arrondis.

Sur la face avant, les bordures sont assez épaisses autour de l’écran plat. Les bandes noires sur les côtés, surtout, auraient gagné à être plus affinées pour être plus agréables à l’œil.

Par ailleurs, le lecteur d’empreintes est situé au bas de l’écran et peut servir de trackpad. Cela permet de faire en sorte que la bordure du bas ne devienne inutile une fois le Moto G6 allumé. Juste au-dessus de ce capteur, le logo de la marque Motorola s’est faufilé et on se retrouve donc un espace non négligeable entre le scanner d’empreintes longiforme et le bas de la zone d’affichage. En haut, le haut-parleur est encadré par l’appareil photo et le flash.

À l’arrière, le dos en verre marque un peu facilement les traces de doigts et s’avère un tantinet glissant. Rien de bien méchant, d’autant plus que les finitions sont très bien travaillées. Le seul bémol pourrait venir du module photo logeant deux objectifs. Ce dernier dépasse un peu en relief, mais difficile de considérer cela comme un vrai défaut. D’une part, car cette protubérance ne rend pas le téléphone bancal quand il est posé à plat sur un bureau et, d’autre part, car il s’agit en quelque sorte d’une marque de fabrique de Motorola. Beau ou pas beau ? Je vous laisserai juger de cela.

Par contre, il est bon de noter que les contours de l’appareil photo ont été considérablement abîmés. Je ne sais pas si cela est de mon fait et je tiens à préciser que je n’ai pas particulièrement maltraité le smartphone. Par ailleurs, ce dernier ne nous est pas parvenu dans sa boîte, mais dans une simple enveloppe à bulles. Il est donc possible qu’il ait reçu un choc pendant sa livraison.

Sur la tranche du bas, on trouve le connecteur USB Type-C et la prise jack, tandis qu’à l’opposé, en haut, se trouve le tiroir double nano SIM et microSD. Il n’y a pas de grille de haut-parleur autre que celle présente sur le front de l’appareil.

Écran

Une diagonale de 5,7 pouces au ratio 18:9 et une définition Full HD+. Voilà ce que réserve l’écran du Moto G6. Celui-ci est globalement satisfaisant, même si on remarque assez vite la dominance de bleu, sans que cela ne soit particulièrement choquant non plus.

Ce détail mis à part, les couleurs restent bien conservées et le confort visuel est bien assuré dans la grande majorité des cas. La luminosité m’a paru un tout petit peu insuffisante quand j’ai utilisé le smartphone sous un soleil particulièrement fort, mais il s’agissait là d’un cas isolé. Dans l’ensemble, je n’ai pas eu à me plaindre.

Notre sonde colorimétrique affiche un contraste très bon de 1 618:1 pour une température des couleurs un peu froide de 7 500 K (mais elle est réglable dans les paramètres). Quant à la luminosité maximale, elle pourrait effectivement être plus poussée. Celle-ci plafonne à 386 cd/m².

L’écran respecte assez bien le spectre RVB, sauf le vert qui tire plutôt sur le jaune.

Logiciel

Le Motorola Moto G6 tourne sous Android 8.0 Oreo et dispose d’une interface légèrement remaniée par son constructeur. Dans les grandes lignes, l’ensemble reste très proche de l’expérience Android pure telle qu’elle a été imaginée par Google, mais quelques particularités propres aux Moto s’invitent tout de même.

Ainsi, comme nous l’indiquions plus haut, le lecteur d’empreintes peut être utilisé pour naviguer dans l’interface. Il suffit d’activer cette fonctionnalité dans l’application Moto. Un glissement du pouce vers la gauche permet de revenir en arrière, un swipe vers la droite amène sur le Multitâches et un appui court renvoie à l’accueil. Un appui un peu plus prolongé met l’appareil en veille. Pour lancer Google Assistant, il faut maintenir encore plus longtemps. Présenté ainsi, cela a l’air assez complexe, mais on prend vraiment très vite le pli.

L’application Moto permet aussi de paramétrer des gestes pour accéder rapidement à certaines applications et options. Par exemple, en faisant tourner deux fois son poignet, on peut lancer l’appareil photo. Vous pouvez aussi faire en sorte que, pendant une plage horaire prédéfinie, votre écran filtre la lumière bleue (pas besoin d’activer manuellement ce mode à chaque fois). Il y a aussi une option pour que l’écran ne se mette jamais en veille tant que vous le regardez. Une sorte d’Always On Dislay est activé par défaut pour consulter l’heure et les notifications quand le téléphone est en veille. J’ai préféré désactiver cette option pour préserver de la batterie.

Notons la présence d’au moins deux applications préinstallées et assez dispensables : LinkedIn et Outlook. On ne peut pas les supprimer du système qui s’appuie sur un espace de stockage de 32 Go dans la version basique du smartphone. Enfin, le constructeur a mentionné une solution de reconnaissance faciale permettant de déverrouiller le téléphone, mais nous n’en avons pas trouvé trace pour l’instant. Sans doute faudra-t-il attendre une mise à jour pour en profiter.

Audio

On n’a pas affaire à un son stéréo, mais le haut-parleur est tout de même situé en façade. Ainsi, on ne le couvre pas lorsque l’on tient le téléphone à l’horizontale. Le son est très clair et gère bien les notes les plus aiguës. Les basses manquent un petit peu de puissance ceci dit.

Au casque, je n’ai observé aucun souci.

Photo

Le Motorola Moto G6 compte sur un appareil photo de 12 mégapixels ouvrant à f/1,8. Celui-ci est secondé par un capteur de 5 mégapixels — assez anecdotique — pour gérer la profondeur de champ.

Grâce à cette paire, on obtient de jolis clichés. On n’atteint jamais le nirvana de la photo, mais le Moto s’en sort raisonnablement bien dans cet exercice au vu de son prix de vente.

Les couleurs ressortent bien grâce à une bonne gestion des nuances, même si la dynamique peut facilement être mise à mal dès qu’une zone est plus éclairée qu’une autre dans l’image. Cela débouche très facilement sur des ciels surexposés, mais au moins le cœur de la photo est bien préservé. En termes de niveau des détails, l’appareil n’est pas mauvais, mais il lui manque un tout petit chouia de rien du tout pour offrir une vraie bonne netteté.

Dans une pièce dont l’éclairage n’est pas évident à gérer pour l’appareil photo — typiquement lors d’un dîner au restaurant — le bruit devient omniprésent malheureusement. Le Moto G6 montre clairement des signes de faiblesses sur cet exercice. La dynamique pose toujours problème.

Le smartphone s’en sort mieux en faible luminosité sur les prises de vue à l’extérieur. Le bruit est toujours très présent, mais on observe quand même plus de finesse dans les lignes… sauf, encore une fois, quand certaines zones sont trop éclairées et perturbent le rendu des couleurs et la restitution des détails (voir photo du jardin avec les immeubles en arrière-plan).

On retient donc un appareil photo assez bon pour cette gamme de prix, malgré de vraies faiblesses. À noter que, presque à chaque fois, le traitement logiciel de la photo peut prendre une à deux secondes. Vous ne pouvez donc pas admirer votre cliché juste après l’avoir pris.

Sur l’effet bokeh, le Moto G6 offre un résultat très correct, même s’il a parfois du mal à faire la mise au moins dans certaines situations complexes.

Et je me dois de mentionner le filtre de couleurs que propose l’application photo. Une option très gadget, mais fort amusante qui permet de ne garder qu’une couleur à l’image. Après avoir activé ce mode, il suffit juste d’appuyer sur un endroit de la photo et si celui-ci est rouge, seul le rouge sera préservé tandis que toutes les autres couleurs se transformeront en des nuances de noir et blanc. Vous pouvez même ajuster l’intensité du filtre à l’aide d’une jauge.

Cela n’est pas sans rappeler la fonction Splash sur les smartphones Huawei, mais je l’ai trouvé plus facile à utiliser sur le Moto G6. D’autant plus qu’ici, il est possible d’appliquer le filtre avant la prise de vue, ce qui n’est pas le cas avec les appareils de Huawei.

Enfin, vous pouvez aussi vous amuser avec des filtres plus kitsch que le salon de votre tante excentrique avec des photos au format carré.

Quant à la vidéo, rien de bien particulier à signaler dessus si ce n’est que vous pouvez filmer en 1080p et que la prise de son est plutôt mauvaise.

Pour les selfies, vous aurez droit à un capteur photo de 8 mégapixels qui dénature un peu le teint de la peau. Je n’ai jamais eu le visage aussi orange que ce que la photo de gauche suggère.

Performances

Le Motorola Moto G6 repose sur un Snapdragon 450 et 3 Go de RAM LPPDR3. On n’attend donc pas d’incroyables performances de la part de cette combinaison, mais celle-ci assure une très bonne fluidité au quotidien. Aucune latence particulière n’est à signaler. Même en ouvrant un grand nombre d’applications en même temps, le smartphone assure une bonne expérience.

C’est en jeu que les limites du Moto G6 apparaissent, et encore, il ne s’en sort pas si mal. Sur un MMORPG gourmand comme Lineage 2 Revolution, j’ai eu la folle idée de pousser tous les paramètres d’affichage à pleine bourre. Mauvaise inspiration engendrant une expérience de jeu un peu trop proche d’une présentation Power Point où le simple fait de déplacer mon personnage provoquait des saccades. Le Moto G6 manque-t-il donc de puissance ? Non, ce n’est pas ce que je cherche à dire. En effet, sur le même jeu, en réglant les graphismes sur un niveau moyen, j’ai pu profiter d’une meilleure fluidité, même si elle était amoindrie par quelques chutes de framerate.

Sur Arena of Valor, le Motorola Moto G6 parvient à une belle stabilité à 30 FPS (25 au plus bas). Il ne s’aventure jamais au-delà certes, mais il vaut mieux du 30 FPS stable que 50 images par seconde avec des chutes incessantes.

 Motorola Moto G6Huawei P SmartXiaomi Redmi 5Nokia 6 (2018) / Nokia 6.1
SoCSnapdragon 450Kirin 659Snapdragon 450Snapdragon 630
AnTuTu 770 551n/c55 01390 718
Lecture / écriture séquentielle242 / 121 Mo/s266 / 135 Mo/s261 / 75 Mo/s269 / 116 Mo/s
Lecture / écriture aléatoire17,4k / 14,8k IOPS17k / 17,5k IOPS15 191 / 2530 IOPS10,2k / 3,8k IOPS

Enfin on notera que même en jouant de manière prolongée, le smartphone ne brûle jamais les doigts. Notons cependant que pour une vingtaine d’euros en plus, vous pouvez profiter du Nokia 6 (2018) — aussi appelé Nokia 6.1 — sensiblement plus puissant grâce à son Snapdragon 630.

Autonomie

L’autonomie de la batterie de 3 000 mAh du Moto G6 ne m’a particulièrement impressionné, mais elle reste assez bonne. En utilisation intensive — avec de longues sessions de jeux répétées par exemple —, il s’épuise assez vite, mais hormis cela, il réussit à tenir la barre correctement, sans jamais impressionner.

En m’en servant normalement — des messages envoyés tout au long de la journée sur Messenger, 40 minutes de musique au casque, deux appels de 5 et 10 minutes, l’utilisation du GPS, et une bonne dizaine de vidéos YouTube visionnées en fin de soirée — j’ai oublié de le recharger pendant la nuit. Il était toujours allumé le lendemain, mais je devais le recharger en milieu de matinée pour être sûr de ne pas tomber à plat. Si j’avais joué à PUBG par exemple, il se serait essoufflé bien avant. Rien d’alarmant, en somme.

Lors de notre protocole de test ViSer, il a performé pendant 8 heures. Ce n’est pas un très bon résultat, plutôt située dans la moyenne inférieure. Un score peut-être un tantinet sévère, mais rappelons que ce protocole simule une utilisation assez intensive, alors que le téléphone semble doté d’une bonne autonomie tant qu’on l’utilise modérément.

Pour redorer le blason du Moto G6, précisons qu’il ne perd que 10 % de batterie sur une vidéo YouTube d’une heure avec un écran réglé à 200 cd/m² et lue sur une connexion Wi-Fi. Il s’agit là d’une performance tout à fait honorable. Ce sont plutôt la succession d’applications et les jeux vidéo qui le font souffrir.

Aussi, la charge rapide livrée avec le smartphone permet, en 30 minutes, de passer de 8 à 49 % de batterie avant d’atteindre les 85 % sur la demi-heure suivante.

Réseau et communication

Le Motorola Moto G6 gère très bien les appels, mais on m’a signalé que ma voix paraissait plus grave au téléphone. Hormis cela, si vous faites face à un vent fort en extérieur, votre interlocuteur entendra ce dernier. Rien de bien grave, d’autant plus que les bruits de la ville sont bien camouflés.

Compatible avec toutes les bandes de fréquence 4G, le smartphone n’a jamais posé problème pour capter le réseau d’Orange. Là où j’ai été plus surpris, c’est quand l’appareil passait d’une connexion Wi-Fi à la 4G. Le temps de latence peut parfois s’avérer un peu long, sans non plus qu’il s’éternise.

Enfin, le GPS n’a jamais posé problème.

Prix et disponibilité

Le Motorola Moto G6 sera commercialisé vers la deuxième moitié du mois de mai au prix de 249 euros pour la version classique 3+32 Go. Une déclinaison à 4 Go de RAM et 64 Go d’espace de stockage est disponible en exclusivité sur Amazon pour 269 euros.

Galerie photo

Test Motorola Moto G6 Le verdict

design
8
Le Moto G6 ne propose absolument rien d'innovant en termes de design, mais il offre au moins une prise en main très confortable. Ses finitions sont bien travaillées. Quant aux contours autour de l'écran, ils ne sont pas si gênants que ça quand on garde en tête le tarif du téléphone. Le doute subsiste quant à la résistance des contours du module photo arrière.
écran
8
L'écran est de bonne facture. Il offre notamment un contraste très satisfaisant. Une luminosité maximale un peu plus poussée n'aurait pas été de refus, mais dans la grande majorité des cas, elle saura suffire aux besoins de l'utilisateur.
logiciel
8
Une expérience Android 8.0 Oreo très fidèle au matériau de base, mais Motorola s'est permis d'ajouter quelques fonctionnalités pour la plupart bienvenues. Parmi elles, on pense surtout aux gestes de raccourcis et à la possibilité d'utiliser le lecteur d'empreintes pour naviguer dans l'interface. Un regret : les applications dispensables préinstallées.
caméra
7
En termes de photo, le Moto G6 s'en sort très correctement, même s'il n'est pas exempt de tout reproche. La gestion de la dynamique peut notamment poser problème tandis que les conditions lumineuses complexes le mettent rapidement en difficulté. Une option rigolote sort du lot : le filtre de couleurs franchement efficace et fun.
performances
7
Les performances du smartphone sont très correctes. Ce dernier offrira toujours une belle fluidité, même avec un grand nombre d'applications ouvertes. Son manque de puissance se fait néanmoins ressentir sur les jeux les plus gourmands, mais on ne lui en tiendra pas rigueur puisque ce n'est clairement pas l'objectif du terminal.
autonomie
7
Le Moto G6 profite d'une autonomie très correcte, sans impressionner. Dès que l'on s'aventure dans une utilisation un peu trop intensive, le téléphone s'épuise relativement rapidement. Mais sur des actions plus basiques que nous effectuons au quotidien, il sait se montrer fiable. Conclusion : il aurait pu faire mieux, mais c'est pas mal déjà.
Note finale du test 7/10
Le Motorola Moto G6 est un smartphone très simple, fidèle à la réputation de sa gamme. Et finalement, c'est ce que l'on attend d'un smartphone vendu à 250 euros. Il ne détonne pas et n'impressionne jamais, mais en contrepartie, ses fausses notes sont très rares.

L'appareil profite d'un design soigné pour une prise en main des plus confortables. Ajoutez à cela une interface Android légèrement retouchée par son fabricant pour y ajouter des fonctionnalités intelligentes et un appareil photo globalement satisfaisant (quand les conditions le permettent) doté d'un filtre de couleurs amusant. Vous obtenez ainsi un smartphone agréable à utiliser qui répond aux besoins d'une très grande majorité d'utilisateurs.

On regrettera le petit manque de puissance sur les jeux gourmands et l'autonomie un peu trop facilement rognée par les utilisations intenses. Mais même sur ces deux aspects, le Moto G6 réussit à faire bonne figure. Il est une alternative intéressante au très bon Nokia 6 (2018).
  • Points positifs
    • Design soigné
    • Interface maison convaincante
    • Une option amusante pour la photo
  • Points négatifs
    • Dynamique difficile à gérer sur les photos
    • Autonomie un peu juste en utilisation intensive