Test du Realme 5 Pro : un nouveau challenger réellement convaincant

Vraiment lui

Realme 5 Pro
9 /10

Note de la rédaction

9 /10

Note de la rédaction

Le Realme 5 Pro est un smartphone de milieu de gamme annoncé le 15 octobre 2019. Equipé d'un Snapdragon 712, il se différencie en proposant une solution photo avec 4 capteurs dorsaux et une batterie de 4035 mAh compatible avec la charge rapide VOOC Flash Charge 3.0.

 

Introduction

Le Realme 5 Pro vient directement concurrencer le déjà très bon Xiaomi Redmi Note 8T. Mais avec quelques petits avantages supplémentaires, il pourrait bien surpasser ce dernier. Verdict de ce petit milieu de gamme vraiment costaud dans notre test complet.

Le Realme 5 Pro, nouveau challenger sur le marché des smartphones à moins de 200 euros.

Realme a lancé son 5 Pro en Europe, après un premier essai il y a quelques mois en Inde. Avec sa fiche technique aguicheuse et son prix tout autant attractif, c’est bien Xiaomi et sa gamme des Redmi qui ont du souci à se faire. Parce qu’en plus de proposer des spécificités du même ordre, il bénéficie du Snapdragon 712 et du système de recharge rapide VOOC 3.0 qui, rappelons-le, promet de retrouver 50 % de batterie en seulement une demi-heure. Le smartphone existe avec 8 Go de RAM au prix de 249 euros, mais nous avons eu pour ce test le modèle à 4 Go de mémoire vive au tarif de 199 euros.

Fiche technique

Modèle Realme 5 Pro
Version de l'OS Android 9.0
Interface constructeur ColorOS
Taille d'écran 6.3 pouces
Définition 2340 x 1080 pixels
Densité de pixels 409 ppp
Technologie LCD
SoC Snapdragon 712
Puce Graphique (GPU) Qualcomm Adreno 616
Mémoire vive (RAM) 4 Go, 8 Go
Mémoire interne (flash) 128 Go
Appareil photo (dorsal) Capteur 1 : 48 Mpx
Capteur 2 : 8 Mpx
Capteur 3 : 2 Mpx
Capteur 4 : 2 Mpx
Appareil photo (frontal) 16 Mpx
Enregistrement vidéo 4K@30 IPS
Wi-Fi Wi-Fi 5 (ac)
Bluetooth 5.0
Bandes supportées 2100 MHz (B1), 800 MHz (B20), 1800 MHz (B3), 2600 MHz (B7), 700 MHz (B28)
NFC Non
Capteur d'empreintes Oui
Ports (entrées/sorties) USB Type-C
Batterie 4035 mAh
Dimensions 74.2 x 157 x 8.9mm
Poids 184 grammes
Prix 179€
Fiche produit

Un smartphone so 2019

À bien regarder, Realme semble s’inspirer de son cousin OnePlus. Du moins, c’est le cas sur la face avant. Nous retrouvons des bordures assez fines et la fameuse petite encoche en forme de goutte d’eau. Il y a peu de choses à dire de ce côté-ci du smartphone : c’est du grand classique.

L’avant ressemble beaucoup à ce que proposait OnePlus cette année.

Si nous retournons le smartphone, nous découvrons davantage de fantaisie. Le dos en plastique imitation verre se pare de reflets qui rappellent un peu un cristal, rien que cela. Les couleurs offrent un dégradé bleu et violet, ce qui faisait original en début d’année, mais qui a été mainte fois repris les mois qui ont suivi. Dans tous les cas, ça change du traditionnel noir et autres tons unis et passe partout. C’est sûr que si vous recherchez la discrétion, vous êtes mal tombé. Un autre modèle existe dans des tons plus verts.

Le Realme 5 Pro et son dos tout en reflet.

Le dos accueille un capteur d’empreintes bien placé pour que le doigt tombe directement dessus. En haut à gauche et à la verticale se loge le quadruple module photo. Ce dernier, un peu en relief, empêche le smartphone de rester bien stable une fois posé sur une surface plate. Autrement, l’arrière se voit placardé de la marque Realme et des informations légales dans une police argentée qui vient un peu casser l’effet voulu par les reflets mentionnés un peu plus haut. Dommage.

Impossible d’oublier la marque de ce smartphone.

La tranche droite héberge le bouton de mise sous tension/verrouillage/déverrouillage, tandis que le flanc opposé intègre les touches pour régler le volume audio ainsi que le tiroir de cartes. À ce propos, celui-ci peut faire tourner deux cartes nano Sim et une micro SD jusqu’à 256 Go d’espace de stockage. Enfin, le bord inférieur comprend un port USB Type-C, flanqué d’une grille de haut-parleurs, un micro et une prise jack.

La tranche gauche de l’appareil accueille un tiroir à cartes et les boutons pour le volume audio.

Pour la prise en main, le Realme 5 Pro se présente comme ergonomique, ni trop lourd, ni trop grand pour atteindre les boutons disposés sur les côtés du boîtier.

Une dalle LCD de qualité

Pour ce Realme 5 Pro, le constructeur a choisi une dalle IPS LCD de 6,3 pouces affichant une définition Full HD+(2 340 x 1 080 pixels) pour une résolution de 409 ppp. C’est amplement suffisant, l’écran montre assez de détails et les pixels demeurent imperceptibles à l’œil nu. Notre sonde a mesuré, sur le profil colorimétrique par défaut, une température moyenne de 7 124 K. C’est un peu élevé, trop froid pour être réaliste et au-dessus de l’idéal 6 5000 K. Le delta E grimpe jusqu’à 4,7 ce qui correspond à un résultat correct. 123 % du spectre sRGB et 82 % du DCI-P3 sont couverts.

L’écran affiche une bonne résolution.

En allant faire un tour dans les paramètres d’affichage, vous avez la possibilité d’améliorer un peu le rendu. En réglant sur un peu plus chaud la température des couleurs, nous obtenons 6 502 K ce qui se révèle excellent. Le Delta E descend lui à 3,44. Avec ce petit ajustement, nous arrivons à un résultat satisfaisant avec des couleurs assez naturelles.

Le taux de contraste s’élève à 1921:1 et la luminosité maximale atteint les 506 cd/m². Autrement dit, la dalle reste lisible, quel que soit l’environnement, et ce, même en plein soleil. En plus, les reflets sont bien absorbés. C’est tout bon de ce côté-ci !

Notre protocole de test a été effectué avec Calman.

Pourquoi ColorOS

Comme dans la famille des smartphones Oppo, l’autre marque du groupe BBK Electronics, il faut se coltiner ColorOS. Pourquoi coltiner ? Parce que, bien qu’elle ait fait quelques petits efforts depuis sa création, cette interface se montre très éloignée de nos habitudes occidentales. Son organisation, le style de ses icônes et paramètres viennent totalement brouiller ce qu’il reste d’Android 9 Pie. Il faut donc savoir dans quoi nous nous engageons quand nous faisons l’acquisition d’un smartphone de cette marque. En version 6, ColorOS propose tout de même un tiroir d’applications, la navigation par geste et un mode sombre. C’est déjà ça de pris. Mais à côté de cela, nous remarquons quelques petites incohérences comme la couleur des raccourcis activés qui est soit bleu, soit vert. Pourquoi donc cette différence ? Nous ne le saurons sans doute jamais.

Le Realme 5 Pro doit se farcir des applications préinstallées, dont une partie qui ne peut malheureusement pas être supprimée. Autre petite contrariété, impossible de supprimer toutes les notifications d’un seul geste. C’est qu’on s’habitue à ce genre de chose. Enfin, la traduction a encore du chemin à faire pour se vouloir irréprochable. J’ai des reproches à faire à cette interface, mais vous conviendrez aussi que c’est une question de goût. Peut-être qu’elle vous plaira, il faut essayer.

La dernière mise à jour de sécurité date du 5 novembre 2019, on est bon de ce côté-ci !

En haut du podium

Comme évoqué en début de ce test, la marque nous a prêté le modèle avec 4 Go de RAM. Sachez qu’il existe aussi avec 8 Go de RAM pour 50 euros supplémentaires. Le SoC utilisé est le Qualcomm Snapdragon 712 qui a déjà fait ses preuves sur le Xiaomi Mi 9 SE, un appareil déjà plus onéreux. C’est plus solide que l’on se trouve sur la concurrence à savoir le Xiaomi Redmi Note 8T et son Snapdragon 665. Ce dernier fournit déjà de très bons résultats aux tests de benchmarks, mais le Realme 5 Pro monte la barre un peu plus haut comme le montre le tableau ci-dessous.

  Realme 5 Pro Xiaomi Redmi Note 8T Xiaomi Redmi Note 8 Pro Xiaomi Redmi 8
SoC Snapdragon 712 Snapdragon 665 MediaTek Helio G90T Snapdragon 439
AnTuTu 8.x (Realme 5 Pro et Redmi 8) AnTuTu 7.x (autres) 204 279 points 170 227 points 226 322 points 93 256 points
CPU 74 609 points NC NC 41 673 points
GPU 44 463 points NC NC 9 376 points
MEM 41 537 points NC NC 28 476 points
UX 43 670 points NC NC 13 731 points

La navigation se montre particulièrement fluide et les applications ne se font pas prier pour démarrer. Voyons maintenant ce qu’il vaut pour les jeux vidéo.

Jeu vidéo

Déjà il faut savoir que ColorOS prévoit un espace de jeu Realme. Celui-ci permet d’optimiser la fluidité, booster les performances pendant une partie et couper les notifications pour ne pas être dérangé.

Sur Arena of Valor, l’écran n’affiche pas les 60 fps constamment, puisque nous notons quelques petites chutes de framerate à 59 voire 58 fps. Néanmoins cela ne gêne aucunement le déroulé de la partie, ces baisses sont même très peu nombreuses.

Pour Call of Duty Mobile, le jeu est paramétré dès le départ sur une qualité de graphismes élevée  et une fréquence d’images par seconde elle aussi élevée. Pas de problème là encore, le titre fait preuve d’une bonne fluidité, sans ralentissement perceptible à l’œil nu. Malgré son petit prix, le Realme 5 Pro impressionne pour ses performances sur des jeux 3D particulièrement gourmands.

4 modules photo : mais pour quoi faire ?

Le Realme 5 Pro s’encombre, comme pour son rival le Redmi Note 8T, de quatre modules photo. Pour son positionnement sur le marché, c’est audacieux. Mais à quoi servent-ils ? Nous avons vérifié un par un en masquant les objectifs avec l’index pour observer comment ils réagissent aux modes sélectionnés. Nous avons été quelque peu surpris. Le premier appareil de 48 mégapixels profite de la technologie pixel binning et dispose d’une ouverture f/1,79. Il faut choisir dans les menus le mode « Ultra 48 MP ». C’est également sur celui-ci que se lance l’ultra grand-angle. Le deuxième capteur et ses 2 mégapixels servent au mode portrait. Le troisième capteur ne réagit à aucun mode donc nous pouvons nous demander à quoi il peut bien servir. Enfin, le quatrième de 2 mégapixels est là pour la mise au point macro.

Le quadruple module photo du Realmi 5 Pro.

En plein jour, les clichés apportent satisfaction. Pour un smartphone à 200 euros, c’est même assez impressionnant. Les couleurs sont vives, mais très proches d’un rendu naturel. Les clichés comprennent assez de détails et les effets de textures sont plutôt bien respectés. La gamme dynamique est respectée même quand des conditions assez complexes se présentent.

Quand la lumière vient à manquer, les photos s’encombrent de bruit électronique. En effet nous observons la présence de grains sur l’image. Les sources lumineuses comme les lampadaires s’entourent de grossiers halos de lumière. Mais grâce au mode nuit, ces quelques défauts s’effacent. La différence est flagrante. Peut-être que ce mode peut parfois donner un petit côté surnaturel à la photo, mais globalement, c’est une réussite.

L’ultra grand-angle

Cette année, l’ultra grand-angle s’invite désormais sur quasi toutes les gammes de smartphones. La proposition du Realme 5 Pro n’est pas parfaite, mais ne s’en sort pas si mal compte tenu du prix. Les couleurs perdent un peu de leur naturel, les bords de l’image se déforment un peu, mais les photos conservent tout de même assez de détails.

Le mode portrait

Disons-le tout de suite, le mode portrait déçoit. En hautes lumières, le découpage du sujet pose problème. Sur la photo prise ci-dessous, l’appareil n’arrive pas à délimiter la personne photographiée du mur situé à gauche. C’est dommage, car de l’autre côté, l’effet bokeh se montre assez réussi. Autrement, le traitement logiciel est assez lourd. Cela se remarque sur la peau du visage, particulièrement lissée. En basses lumières, il s’en sort finalement mieux ! La quasi-totalité des mèches de cheveux est bien découpée.

Le mode macro

Petite originalité pour un smartphone de 200 euros : le mode macro. Pour l’optimiser, il convient de se placer à quatre centimètres de la cible. Ce n’est pas évident de trouver la bonne distance les premières fois. Du bruit parasite les photos malheureusement. Cela s’aggrave au fur et à mesure que la lumière se fait de plus en plus discrète. Une bonne idée, mais qui peine à convaincre dans la pratique.

Autoportraits

La caméra avant et ses 16 mégapixels offrent des selfies d’assez bonne qualité avec assez de couleurs et de détails. Le découpage du sujet s’en sort relativement bien également. De jour, le mode portrait souffre cependant de surexposition. Cela se voit sur la photo ci-dessous : le ciel rend une image brûlée. De nuit, nous perdons un peu en détail et quelques mèches échappent à la délimitation entre l’arrière-plan et la personne photographiée.

Réseaux et communications

Le Realme 5 Pro se veut compatible avec l’ensemble de nos bandes de fréquences françaises. Même la B28 chère aux abonnés de Free Mobile. Pas de problème à signaler du côté des appels téléphoniques, les voix sont claires et le bruit ambiant ne vient pas déranger les communications.

Le GPS fonctionne bien, la boussole se repère du premier coup et donc, vous pouvez faire confiance à cette dernière pour vos itinéraires.

Realme boudant notre protocole de test d’autonomie SmartViser, nous n’avons pour données que notre expérience avec le smartphone. Avec une utilisation assez poussée comprenant lecture d’articles sur Internet, réseaux sociaux, quelques photos capturées, contenus vidéo et un peu de jeu vidéo, le 5 Pro réussit à tenir entre une journée et demie et deux petits jours. Un résultat qui se montre à la hauteur de la concurrence.

Pour la recharge, l’appareil peut compter sur un port USB Type-C.

En ce qui concerne le temps de recharge, le Realme 5 Pro profite de la technologie VOOC 3.0. Ce n’est pas Super Vooc, certes, qui elle permet de retrouver 100 % en environ 30 minutes, mais tout de même, sa rapidité fait la différence. En une demi-heure, 50 % sont récupérés. Pour atteindre les 100 % il faut un peu plus de temps, car il faut attendre environ 50 minutes supplémentaires. Néanmoins cela reste rapide pour un smartphone de cet acabit et une batterie de 4 035 mAh.

Prix et date de sortie

Le Realme 5 Pro est commercialisé dans l’hexagone au prix de 199 euros pour sa version 4 Go et 249 euros pour celle à 8 Go de RAM. Rappelons ici que nous avons testé la première. Il fait face au très apprécié Xiaomi Note 8T avec qui il rivalise sans peine.

Le Realme 5 Pro en photos

Le verdict du Realme 5 Pro

design
9
Le Realme 5 Pro ressemble à un OnePlus sur la face avant mais trouve son originalité à l'arrière grâce à un jeu de reflets réussi. Il tient parfaitement bien en main.
écran
9
Pour se rapprocher de la perfection, il faut faire un tour dans les paramètres d'affichage. Autrement, la dalle se montre assez lumineuse et contrastée pour rester lisible dans toutes les situations.
logiciel
6
ColorOS s'améliore, mais l'interface a encore du chemin à parcourir pour devenir irréprochable. Certaines options sont bienvenues, mais il demeure quelques défauts agaçants.
performances
9
Le Realme 5 Pro est étonnement puissant pour 200 euros. Il fait même mieux que la concurrence alors déjà convaincante. Fluide et idéal pour les jeux vidéo, c'est un excellent compagnon pour ceux qui recherchent un maximum de performances pour pas cher.
caméra
8
Les photos regorgent de détails et les couleurs se montrent proches de la réalité. L'ultra grand-angle n'est pas à jeter et le mode nuit fait vraiment la différence. Dommage que le mode macro, pourtant original, ne soit pas plus convaincant.
autonomie
8
L'endurance du smartphone se place dans la moyenne. La recharge Vooc permet de retrouver la moitié des capacités de la batterie rapidement.
Note finale du test
9 /10
Tremble Xiaomi ! Le Realme 5 Pro propose tout autant d'atout que son rival le Redmi Note 8T : bon design, écran de qualité, partie photo convaincante, performances à la hauteur, bonne autonomie... Et pour le même prix, il comporte davantage d'espace de stockage (128 contre 64 Go).

Presque parfait et surtout, excellent pour son prix, il y a tout de même une chose qui pourrait vous refroidir : l'interface constructeur. En effet, ColorOS ne plaira pas à tout le monde et doit encore s'améliorer pour devenir irréprochable. Pour les amoureux d'Android, mieux vaut passer son tour !
Points positifs
  • Un très bon écran une fois bien calibré
  • Des performances robustes
  • Expérience photo globalement réussie
  • La technologie VOOC pour une recharge rapide
Points négatifs
  • ColorOS loin d'être parfait

Les derniers articles