Avec sa Twingo, Renault pense avoir trouvé la solution ultime pour sauver les voitures électriques abordables

 
Tout juste lancée sur les routes, la nouvelle Renault Twingo E-Tech pourrait apporter un nouveau souffle au segment des citadines. Le constructeur estime que sa nouvelle petite voiture électrique pourrait tout simplement le sauver, et il explique la raison.
Renault Twingo E-Tech (2026) // Source : Renault

Depuis quelques années, Renault croit dur comme fer aux voitures électriques abordables. Et il l’a prouvé avec sa R5 E-Tech, qui avait été le VE le plus vendu en France en 2025, loin devant la Tesla Model Y. Mais la firme au losange est loin d’avoir dit son dernier mot, bien au contraire. Et c’est ainsi qu’elle a également levé le voile sur sa Twingo E-Tech, qui vient d’arriver sur les routes. La citadine électrique fait désormais partie des autos les plus abordables du marché, puisqu’elle est affichée à partir de 19 490 euros.

Un tarif sous les 20 000 euros qui ne prend ici pas en compte la prime CEE, comprise entre 3 620 et 4 770 euros selon les revenus. La petite voiture tricolore peut donc être accessible dès 14 720 euros. Un positionnement qui pourrait lui garantir un très vif succès, mais pas seulement. Car pour la firme au losange, cette nouvelle Twingo pourrait même sauver le segment des citadines en Europe. C’est en effet ce qu’explique le site Automotive News, qui rappelle que ce dernier est en chute libre depuis quelques années.

Renault Twingo E-Tech (2026) // Source : Renault

En effet, les citadines ne représentent plus que 4 % du marché européen, contre 25 % au début des années 1990. La raison est on ne peut plus simple : les constructeurs ont déserté ce segment. C’est le cas de Citroën ou encore de Peugeot, et même des marques chinoises, hormis certaines comme Leapmotor avec la T03. Mais le prix n’est pas le seul atout de la Twingo électrique, selon un porte-parole de la marque.

Une réglementation favorable

Ce dernier estime que « Renault possède la crédibilité et l’expérience nécessaires pour réinventer le segment. » Et cela en grande partie grâce à son choix d’opter pour la nostalgie, comme il l’a fait pour la R5 et la R4. Car on le remarque d’emblée, le style de la nouvelle Twingo est calqué sur celui de la première génération, lancée en 1993. Mais ce n’est pas tout. Car le constructeur tricolore pourrait aussi profiter de la nouvelle réglementation sur les petites voitures envisagée par l’Union Européenne.

Pour mémoire, Bruxelles prévoit de créer une nouvelle catégorie baptisée M1E, réservée aux véhicules de moins de 4,20 mètres de long. Ces petites voitures auront le droit à des super-crédits pour le calcul des émissions de CO2. Une auto de cette catégorie correspondrait alors à 1,3 voiture électrique classique. D’où l’intérêt pour Renault de vendre le plus de Twingo possible. En parallèle, son PDG François Provost demande « un gel de 10 ans de la réglementation relative aux petites voitures ».

Renault Twingo E-Tech (2026) // Source : Renault

Ce qui permettrait aux marques de maximiser les marges et donc de se concentrer sur la réduction des coûts. Pour mémoire, si la nouvelle Twingo est produite en Europe, elle est tout de même en partie développée en Chine. Et plus précisément au sein du centre de R&D situé à Shanghai. Affichant une autonomie de 263 kilomètres selon le cycle WLTP, elle se déclinera aussi dans des versions badgées Nissan et Dacia.


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