Ce constructeur chinois de voitures électriques qui arrive en France donne raison à Elon Musk

 

La firme chinoise Xpeng, déjà présente en Europe, vient de dévoiler son tout nouveau système de conduite autonome. Et assez étonnement, il décide de suivre Tesla et de faire l’impasse sur les capteurs LiDAR, au profit des caméras et de l’intelligence artificielle.

Xpeng G9 // Source : Xpeng

Outre le prix et l’autonomie, les constructeurs automobiles de voiture électrique se livrent aussi une guerre sans merci dans un autre domaine : la conduite autonome.

Un choix étonnant

On pense bien évidemment à Tesla, qui fut l’un des pionniers dans le domaine avec son Autopilot, mais qui s’est largement fait rattraper, voire dépasser au fil des années. Par des constructeurs traditionnels mais aussi par des marques chinoises, alors que leur concurrence devient de plus en plus forte partout dans le monde. On pense par exemple à Xpeng, fondée en 2014 et basée à Canton, qui veut rivaliser avec la firme d’Elon Musk. Et elle semble très bien partie pour y arriver.

Il y a quelques semaines, le constructeur avait en effet publié une vidéo montrant sa technologie en action en Europe. Mais la firme ne compte pas s’arrêter là, bien au contraire. C’est ainsi qu’elle vient tout juste de lever le voile sur sa toute nouvelle solution de conduite autonome, à l’occasion de son AI Day. C’est lors de ce grand évènement, relayé par un communiqué de presse, que Xpeng a donné plus de détails sur son dernier système en date, baptisé XOS 5.1.0.

Xpeng G9 // Source : Xpeng

Celui-ci est décrit comme « le premier système d’exploitation embarqué alimenté par l’IA du secteur », et marque une nouvelle étape dans le développement de cette technologie aujourd’hui de plus en plus répandue.

Mais qu’est-ce qui change sur cette nouvelle version ? À vrai dire, un détail très important fait toute la différence : si la firme utilisait jusqu’à présent les capteurs LiDAR pour assurer une conduite autonome de niveau 3 sûre et fiable, ce ne sera désormais plus le cas.

Xpeng fait maintenant le choix de ne plus faire appel qu’à des caméras pour aider la voiture à se repérer dans l’espace. Une solution qui n’est pas sans nous rappeler un autre constructeur, puisque Tesla a aussi fait ce choix, bien qu’une Model S équipée d’un tel capteur avait été aperçue en 2021. Mais cela n’avait rien donné. À vrai dire, de plus en plus de constructeurs décident de se passer de cette technologie, puisque les marques veulent se concentrer sur d’autres sujets que la conduite 100 % autonome.

L’intelligence artificielle à la rescousse

Mais Xpeng ne veut pas se contenter d’installer des caméras sur ses voitures électriques comme son nouveau G9 que nous avons récemment pu voir à Paris. En effet, le constructeur chinois, déjà bien implanté en Europe et qui continue son développement en France fait également appel à l’intelligence artificielle pour offrir à ses clients une conduite autonome performante. Selon le patron de la firme, He Xiaopeng, des algorithmes de base auraient déjà été développés par les ingénieurs.

Interface de la conduite autonome // Source : Xpeng

Ces derniers sont notamment destinés à la perception, au positionnement mais également à la planification et à la prise de décision par le véhicule. Des données sont partagées entre ce dernier et le cloud, tandis que la technologie sera en mesure d’apprendre au fur et à mesure afin de s’améliorer.

De plus, des mises à jour OTA (over the air) à distance seront également proposées aux clients tout au long de la vie de leur voiture. Toute cette technologie fonctionnera grâce au XNet, que l’on pourrait comparer à un vaste réseau neuronal comme un cerveau.

Xpeng G6 // Source : Xpeng

Cette technologie est en mesure de modéliser le monde entourant la voiture de manière très détaillée, tandis que la plage de perception du véhicule est deux fois plus grande qu’auparavant. De plus, cette nouvelle technologie peut identifier pas moins de cinquante objets différents sur la route.

De qui réduire considérablement les à-coups lors de la conduite, ainsi que les arrêts inappropriés, sans parler des prises de contrôle par le conducteur, qui seront donc beaucoup moins nécessaires. Selon Xpeng, ce système pourrait avoir des capacités d’apprentissage similaires à celles d’un être humain.

De quoi aider le constructeur à atteindre le niveau 4 en Chine dès l’année prochaine, alors que seul le niveau 3 est accessible et autorisé sur les routes. C’est également le cas en Europe, mais uniquement sur les autoroutes.


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