Comme l’Allemagne et la France, la Grande-Bretagne devrait permettre à Huawei d’installer ses antennes 5G sur son territoire, à condition de ne pas toucher aux infrastructures sensibles. Une décision qui pourrait créer des tensions avec les États-Unis.

Depuis le début de l’année, les soupçons américains à propos de Huawei pèsent sur une partie des États européens. L’Allemagne ou la Grande-Bretagne avaient ainsi décidé d’enquêter avant d’autoriser les opérateurs mobiles à utiliser les infrastructures de Huawei. Finalement, comme l’Allemagne, la Grande-Bretagne a finalement accepté l’utilisation d’antennes Huawei pour son réseau 5G.

Officiellement pour les Américains, l’embargo sur les produits Huawei vient d’un risque potentiel d’attentes aux données personnelles. Le constructeur chinois est en effet accusé par l’administration américaine de transmettre des informations privées directement en Chine. Des accusations qui ont poussé certains pays européens à enquêter avant d’autoriser Huawei à déployer son propre réseau d’antennes 5G.

L’Allemagne et la France déjà sur une position similaire

Néanmoins, mi-octobre, on apprenait que l’Allemagne avait finalement décidé d’autoriser Huawei à implanter ses antennes 5G sur son territoire. Une décision rapidement suivie par la Grande-Bretagne comme l’indiquait ce dimanche le Sunday Times. « Boris Johnson s’apprête à autoriser l’entreprise chinoise controversée Huawei à avoir accès au futur réseau 5G, en validant la décision de Theresa May qui avait suscité une crise au gouvernement », indique ainsi le journal britannique. Une décision qui pourrait mener à des tensions entre la Grande-Bretagne et les États-Unis.

Néanmoins, les infrastructures Huawei devraient rester cantonnées à des parties « non contentieuses » du réseau, c’est-à-dire loin de points sensibles pour la sécurité nationale. Une approche qui est également celle adoptée par le gouvernement français. La loi votée cet été par le parlement entérine en effet la sécurisation des réseaux 5G en permettant à Huawei de déployer ses antennes a priori, tout en permettant au Premier ministre d’empêcher les antennes du constructeur s’il « existe un risque sérieux d’atteinte aux intérêts de la défense et de la sécurité nationale ».