Introduction

Accompagné du Galaxy A6 Plus, le Samsung Galaxy A6 représente le millésime 2018 en matière de milieu de gamme chez la marque coréenne. Alors, grand cru ou vinasse bouchonnée ?

 

Dans le secteur très concurrentiel du milieu de gamme, Samsung vient placer un nouveau modèle : le Galaxy A6 (2018). Il présente de nombreux points communs avec ses grands frères les Galaxy A6 Plus et Galaxy A8, qui sont également sortis en 2018. Mais a-t-il les arguments pour séduire face aux autres appareils Samsung, et surtout face aux marques concurrentes comme Huawei ou Xiaomi ? Éléments de réponses dans ce test.

Fiche technique

Modèle Samsung Galaxy A6 (2018)
Version de l'OS Android 8.0
Interface Samsung Experience
Taille d'écran 5,6 pouces
Définition 1480 x 720 pixels
Densité de pixels 287 ppp
SoC Exynos 7870 à 1,6GHz
Processeur (CPU) ARMv8
Puce Graphique (GPU) Mali-T830 MP3
Mémoire vive (RAM) 3 Go
Mémoire interne (flash) 32 Go, 64 Go
MicroSD Oui
Appareil photo (dorsal) 16 Mégapixels
Appareil photo (frontal) 16 Mégapixels
Enregistrement vidéo 1080p
Wi-Fi Oui
Bluetooth 4.2 + A2DP + LE
Réseaux LTE, HSPA, GSM
Bandes supportées 2100 MHz (B1), 800 MHz (B20), 1800 MHz (B3), 2600 MHz (B7), 700 MHz (B28)
SIM 2x nano SIM
NFC Oui
Ports (entrées/sorties) microUSB
Géolocalisation Oui
Batterie 3000 mAh
Dimensions 149,9 x 70,8 x 7,7 mm
Couleurs Bleu, Noir, Or
Prix 174€
Fiche produit

Le smartphone nous a été prêté par la marque.

Notre test en vidéo

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Le design : un « Galaxy A8 Lite »

Pas vraiment très inspiré, Samsung nous offre un Galaxy A6 ressemblant à un Galaxy A8 bon marché, lui-même reprenant un design au rabais du Galaxy S8. La face avant est occupée par un écran 18:9 entouré de bordures trop épaisses : les bandes inférieure et supérieure sont larges pour du 18:9 et les bordures latérales sont nettement visibles à l’utilisation.

En retournant l’appareil, on découvre un dos en aluminium bordé d’un genre d’encoches en plastique en haut et en bas. On retrouve également le logo Samsung ainsi que le simple capteur photo accompagné du lecteur d’empreintes. Le flash a été simplement juxtaposé à l’ensemble et casse un peu la géométrie du dos de ce Galaxy A6.

Au contraire de la tranche supérieure nue, la tranche inférieure de l’appareil accueille un port jack bienvenu ainsi qu’un port micro USB. En 2018, on aurait ici préféré l’USB-C. Sur le côté droit, on a accès au bouton de verrouillage, ainsi qu’une grille de haut-parleur.

De l’autre côté, les boutons de réglage du son tombent tout aussi bien sous le doigt et sont également accessibles facilement dans la poche pour régler le volume sans sortir son smartphone de la poche. La tranche gauche accueille enfin un tiroir pour NanoSIM et micro SD, ainsi qu’un deuxième tiroir avec un deuxième emplacement SIM.

L’écran : au bon lait d’OLED

Côté écran, le Samsung Galaxy A6 nous offre une dalle Super AMOLED convaincante pour cette gamme de prix, de 5,6 pouces au ratio 18,5:9. Elle offre une résolution de 287 ppp pour une définition de 1480×720, une définition et une résolution semblant insuffisante pour un appareil vendu à ce prix.

Au quotidien, l’écran est agréable à regarder. Les couleurs sont vives, l’image est plutôt fine, malgré la définition seulement HD. Les angles de vision sont également bons, avec des couleurs toujours aussi jolies et de très bons angles de vision. Enfin, la luminosité est suffisante, même en plein soleil avec une luminosité maximale mesurée à 518 cd/m². L’OLED continue naturellement de fournir un excellent contraste, bien calibré par Samsung.

La température des couleurs tourne autour des 7800 K en paramètres par défaut, ce qui est dans la moyenne. Celle-ci est également modifiable selon plusieurs modes (adaptatif, cinéma, photo et basique), et propose de retoucher manuellement la balance des couleurs rouge/vert/bleu.

L’interface : Samsung in a nutshell

Le Galaxy A6 tourne sous le duo Android 8.0 Oreo et Samsung Experience 9.0 avec les fonctionnalités habituelles des appareils de la marque coréenne, à commencer par l’assistant virtuel Bixby. Le tout est assez éloigné de l’Android pur, mais reste très personnalisable.

De nombreuses applications made in Samsung viennent compléter et surtout remplacer les applications Google, également présentes. La plupart d’entre elles sont néanmoins un cran en dessous de leur homologue américaine. On retrouve également le pack Office installé (et non désinstallable), mais pas d’autres applications préinstallées, ce qui est un bon point.

Dans l’ensemble, l’interface de ce Samsung Galaxy A6 est propre, fluide et agréable à utiliser. On regrettera peut-être une utilisation forcée de Bixby en dépit de son retard sur la concurrence.

Le principal problème des interfaces Samsung, c’est le retard sur les mises à jour et sur les patchs de sécurité. Le Galaxy A6 n’échappe pas à la règle, avec Android Oreo 8.0 et non 8.1.

À noter la présence appréciable de la reconnaissance faciale, même si celle-ci est plutôt lente. Comptez généralement d’une demi-seconde à deux secondes, en fonction des conditions.

Les photos : je suis Samsung et je le reste

Capteur arrière

La partie photo du Galaxy A6 est assurée par un capteur photo de 16 mégapixels à l’arrière, mais aussi à l’avant. Et le résultat est digne d’un Samsung, dont les appareils sont régulièrement cités pour leurs bonnes photos.

En pleine journée, les photos sont belles, avec un bon piqué et des couleurs qui ressortent bien. Presque trop bien d’ailleurs puisque le résultat est un peu surcontrasté, comme souvent avec les appareils Samsung.

Les scènes à fortes dynamiques de lumière ne sont en revanche pas très bien gérées, l’appareil ayant tendance à cramer les blancs en cas de contre-jour, ce qui gâche totalement les photos en question. Difficile d’avoir un ciel correcte par exemple tant celui-ci sera complètement blanc dans bien des situations.

En intérieur, avec moins de luminosité, on sent que le capteur a un peu plus de mal. Les couleurs sont plus ternes, les détails moins nets. Du bruit commence à apparaître dans les parties ombragées. On reste cependant sur un bon résultat, d’autant que les contre-jours que l’appareil a tant de mal à gérer sont plus rares, à condition d’éviter les fenêtres.

Lorsque les conditions s’assombrissent, le capteur photo perd en précision avec des photos moins nettes et on constate l’apparition de bruit numérique. L’appareil a beaucoup de mal à mettre au point, ce qui peut donner des photos complètement floues si on ne patiente pas plusieurs secondes. Le résultat n’est pas très encourageant, d’autant que l’appareil a tendance à fortement lisser le peu de sujets qu’il arrive à capturer.

Capteur frontal

Côté caméra frontale, le Galaxy A6 s’en sort bien, avec des résultats pas si éloigné de ceux du capteur photo arrière. Les couleurs ressortent toujours aussi bien, le niveau de détail est bon et l’appareil parvient à un résultat convenable dans l’obscurité également. En revanche, la gestion de la lumière est moins bonne sur le capteur avant, faisant que la dynamique de l’image est rarement respectée.

À noter la présence appréciable d’un mode portrait de qualité. Les contours du visage sont bien respectés et les détails préservés. Il est également possible d’intégrer des autocollants, mais on laissera volontiers cette fonctionnalité gadget aux applications dédiées qui le font bien mieux.

Les performances : pas de miracle pour la petite puce

Accompagné de 3 Go de RAM, le petit microprocesseur Exynos 7870 est une puce qui propulsait déjà le Samsung Galaxy A3 de 2017. Il faut le dire : le SoC de 2017 n’est plus convaincant sur le Galaxy A6. Heureusement, la navigation est fluide, aucun ralentissement n’est à déplorer en utilisation normale, même avec beaucoup d’applications ouvertes.

Le jeu Arena of Valor se configure par défaut sur la qualité graphique minimum. Choix surprenant puisque la fluidité est parfaite en réglages moyen avec un 30 FPS stable, et seules quelques saccades ont été constatées (chutes à 27 FPS) aux paramètres maximums. Le jeu ne permet cependant pas au Galaxy A6 de monter jusqu’à 60 FPS.

Sur PUBG Mobile en revanche, qui est plus gourmand qu’Arena of Valor, on remarque vite les limites de l’appareil. Même en configurations minimales, sélectionnées par défaut par le jeu, des saccades apparaissent. Convenables en phases statiques, les FPS chutent en effet beaucoup lorsque l’on se déplace, obligeant le jeu à charger du terrain supplémentaire.

En ce qui concerne Dragon Ball Legends, réglé en paramètres minimums, le jeu reste plutôt fluide. En revanche, de gros bugs graphiques apparaissent et rendent le jeu presque injouable. Ces jeux font chauffer le smartphone, sans que cela devienne excessif. Celui-ci se refroidit d’ailleurs vite après les sessions de jeu.

 Samsung Galaxy A6 (2018)Samsung Galaxy A8 (2018)Xiaomi Redmi Note 5
SoCExynos 7870Exynos 7885Snapdragon 636
AnTuTu v763 105 points85 223 points116 098 points

Si suffisante qu’elle soit pour garantir une expérience stable, il faut tout de même noter que les performances de l’Exynos 7870 sur cette configuration sont presque deux fois inférieures à celles du Redmi Note 5, pourtant vendu moins chers. Preuve qu’un tel SoC n’a clairement pas sa place dans un smartphone à plus de 300 euros en 2018.

L’autonomie : longue vie, longue recharge

Autant le dire tout de suite : l’autonomie est un gros point fort de ce Samsung Galaxy A6. L’appareil tiendra sans souci une journée, et même deux jours sans usage excessif. Pour donner un ordre d’idée, il n’a perdu que 6 % de batterie en 1h de vidéo sur YouTube en WiFi. De plus, si encore plus d’autonomie est nécessaire, le mode économie d’énergie vient rallonger la durée de vie de la batterie.

Cette bonne autonomie se retrouve aussi lors d’utilisations plus gourmandes, comme les jeux où le Galaxy A6 se décharge à peine plus vite qu’en usage normal. En veille, l’appareil ne perd presque pas sa charge.

Ombre au tableau cependant : l’absence de recharge rapide se fait nettement sentir. Le smartphone est assez long à charger : comptez 30 minutes pour recharger seulement 21 % de batterie, soit un peu plus de trois heures pour une recharge complète.

Galerie photo

Prix et disponibilité

Le Samsung Galaxy A6 (2018) est disponible dès maintenant au prix conseillé de 309 euros.

Test Samsung Galaxy A6 2018 Le verdict

design
7
Très classique, le design du Galaxy A6 est agréable à prendre en main. Cependant, les bordures épaisses tout autour de l'écran sont dommages, tout comme l'absence de port USB-C.
écran
8
Malgré sa définition vraiment trop juste pour ce prix, l'écran du smartphone arrive à s'en sortir avec de jolies couleurs, une luminosité satisfaisante et un excellent contraste.
logiciel
7
Qu'on aime ou qu'on n'aime pas, Samsung est fidèle à lui-même au niveau de l'interface de ce Galaxy A6. Samsung Experience est assez éloigné d'un Android pur tout en restant très personnalisable, mais est en retard sur les mises à jour et les patchs de sécurité.
caméra
7
Les photos en conditions optimales sont plutôt réussies, avec de belles couleurs et un niveau de détails convenable. En revanche, les fortes dynamiques de lumière et les scènes sombres posent clairement problème.
performances
6
Pas de miracle pour le SoC datant de 2017. Bien que la navigation soit fluide, les jeux 3D notamment mettent rapidement en difficulté un Exynos 7885 totalement dépassé pour un appareil de cette gamme de prix.
autonomie
8
L'autonomie du Samsung Galaxy A6 est très bonne, capable de tenir une journée sans problème, voire même deux sans usage excessif. Le long temps de recharge vient cependant ternir le bilan.
Note finale du test 7/10
Le Samsung Galaxy A6 est un smartphone complet, mais qui n'est pas sans défaut. Son design, même s'il est peu inspiré, a le mérite d'être efficace et confortable. Son simple capteur arrière est bon, mais montrera quelques difficultés en contre-jour ou en conditions sombres. Des résultats que l'on retrouve sur le capteur avant, très semblable.

Son principal atout reste son autonomie, capable de tenir des heures et des heures sans broncher, mais qui nécessite un temps de recharge vraiment trop long. Les performances sont convenables, mais le Galaxy A6 aurait mérité une puce plus actuelle et plus puissante. Elles servent une interface qui ne fera pas l’unanimité, notamment à cause de son retard sur les mises à jour Android, comme souvent avec Samsung.

En somme, le Samsung Galaxy A6 n'est pas un mauvais téléphone en soi, mais est clairement vendu trop cher pour ce qu'il propose. Et les concurrents ne manquent pas sur cette gamme de prix, à commencer par le Xiaomi Redmi Note 5 qui est meilleur sur presque tous les plans, tout en étant vendu à 50 euros de moins.

Difficile donc de recommander ce Galaxy A6 2018. À moins d'être un inconditionnel de Samsung, nous vous conseillons plutôt d'aller voir ce qui se fait chez la concurrence.
  • Points positifs
    • Un écran OLED sublime
    • De bonnes photos dans les bonnes conditions...
    • Une excellente autonomie
    • La prise jack est bien là
  • Points négatifs
    • Un SoC de 2017 qui peine à suffir
    • ... mais un appareil qui s'essouffle vite
    • Une recharge très lente
    • Toujours en micro USB
    • Un mauvais rapport qualité/prix