Toyota a trouvé comment réduire le prix de ses futures voitures électriques en France

 

Après des années de tergiversations dans le domaine de la voiture électrique à batteries, Toyota semble décidé à regagner le terrain qu'il a perdu dans ce secteur. À ce titre, la marque compte ouvrir une usine en Europe dès 2026. De quoi réduire le prix des futures voitures Toyota électriques en France grâce à différents mécanismes.

Toyota Urban SUV Concept
Toyota Urban SUV Concept

C’est une grande annonce pour Toyota : après plusieurs années passées à privilégier l’hydrogène plutôt que la voiture électrique à batterie, le géant japonais semble avoir décidé de mettre les bouchées doubles dans ce secteur pour combler son retard.

La marque a en effet dévoilé plusieurs annonces à Bruxelles ce week-end, dont un alléchant SUV électrique compact qui arrivera l’année prochaine. Bloomberg a profité de l’événement pour interviewer plusieurs pontes de Toyota Europe, qui ont ainsi dévoilé qu’une usine serait à l’étude pour une production locale en 2026.

De grosses ambitions pour l’Europe

Une annonce qui ne sort pas de nulle part : Toyota voit en effet les choses en grand pour notre continent. D’ici 2026, la gamme devrait ainsi compter 15 modèles « zéro émission » (à batterie et à hydrogène, donc) avec un chiffre de vente estimé à 250 000 ventes de voitures électriques à batterie par an.

Toyota Urban SUV Concept // source : Toyota

Ces chiffres impressionnants qui ont manifestement convaincu Yoshihiro Nakata, le CEO de Toyota Europe, d’accepter le projet. Une décision facilitée par les politiques environnementales en cours ou en projet dans de nombreux pays, d’après Matt Harrison, Chief Operating Officer de l’entité.

On pense évidemment au bonus écologique français, qui écartera dès le 15 décembre les modèles les plus polluants à produire — et qui devrait ainsi écarter les modèles produits en Chine de l’aide, même si on ne connaît pas encore tous les détails.

Encore une nouvelle usine !

Reste que, mis à part une date estimée de début de production, ne connaît aucun détail sur cette usine. Ni le lieu, ni la capacité, ni les modèles prévus : le mystère reste entier. Le SUV compact dont on parlait plus haut ne devrait pas être concerné dans un premier temps, puisqu’il sera commercialisé dès 2024. Peut-être rejoindra-t-il ces chaînes de production à terme ?

Toyota est déjà implanté bien en Europe, avec des usines en France (Yaris et Yaris Cross), au Royaume-Uni (Corolla), en Turquie (C-HR et Corolla) et en République Tchèque (Aygo et Yaris). Reste que sa seule voiture électrique en vente en Europe actuellement, le bZ4X, est produite exclusivement au Japon.

Une production européenne pourrait donc réduire le prix des voitures électriques Toyota à l’avenir, grâce à la réduction des coûts logistique et d’importation. Mais aussi grâce au jeu du bonus écologique, du moins français. L’Europe compte aussi durcir le ton face aux constructeurs asiatiques, comme on peut le voir avec la grande enquête ouverte en Chine.

Toyota bZ4X
Toyota bZ4X // Source : Etienne Rovillé

C’est en tout cas une bonne nouvelle pour l’Europe. Quand bien même les projets d’usines de batteries se multiplient (avec notamment de nombreux acteurs chinois), les usines d’assemblages de voitures ont moins la côte ; le Groupe Volkswagen, devant ses multiples déboires, a d’ailleurs récemment indiqué que les futurs projets étaient gelés.


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