Voitures électriques : Renault braque début 2026, Tesla boit une tasse monumentale

 
Le leasing social est en train de saturer les routes françaises de voitures électriques. Les chiffres de janvier 2026 publiés par AAA Data montrent un pic historique, porté par une Renault 5 intouchable.

Le marché automobile français vient de vivre un mois de janvier hors normes. Les chiffres de AAA Data sont tombés et ils donnent le tournis : la voiture électrique représente désormais 28 % des immatriculations totales. C’est un bond spectaculaire, mais ne nous y trompons pas. Ce n’est pas une croissance organique dictée par un désir soudain de transition écologique généralisée. C’est l’effet mécanique d’une politique publique massive.

Rang en janvier 2026
Source : AAA Data
Marque et ModèleVolume
1Renault 53 952
2Renault Scenic1 945
3Peugeot 2081 666
4Citroën ë-C31 453
5Peugeot 20081 069
6Renault Mégane E-Tech1 007
7Renault 4925
8Volkswagen ID.4887
9Skoda Elroq856
10Mini Electric849
11Peugeot 3008807
12Citroën ë-C3 Aircross659
13Volkswagen ID.3649
14Tesla Model Y613
15BMW iX1608

Au sommet de la pyramide, Renault ne se contente pas de gagner : il humilie la concurrence. La Renault 5, avec ses 3 952 immatriculations, devance de loin tout le monde. Elle vend deux fois plus que le Scenic, deuxième du classement. C’est l’effet direct du leasing social, ce dispositif de location à bas prix dont les premières grosses vagues de livraisons arrivent enfin sur les routes. La R5 est devenue, en quelques mois, le visage de la voiture électrique populaire.

L’effet d’optique du leasing social

Ne vous laissez pas berner par l’enthousiasme des communiqués de presse. Si l’électrique progresse, c’est parce qu’il est porté par un système de perfusion massive. Comme le précise Marie-Laure Nivot de AAA Data, ce pic d’immatriculations « brouille la lecture du marché ». Les commandes ont été passées dès septembre 2025 et se concrétisent aujourd’hui. C’est une bulle. Une bulle qui va probablement se dégonfler dès que les quotas de leasing social seront atteints.

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Pendant que l’électrique parade, les motorisations thermiques, elles, sont en chute libre. L’essence dégringole de 14 % et le diesel de 12 %. Le problème ? Ces motorisations représentent encore plus de 80 % des ventes totales.

Leur déclin est si violent qu’il entraîne l’ensemble du marché vers le bas, malgré la bonne forme des modèles à batterie. On assiste à une substitution : on n’achète pas « plus » de voitures, on achète « différemment », et seulement quand l’État signe le chèque.

Tesla dans le dur, les outsiders en embuscade

Le fait marquant, c’est évidemment la 14e place de la Tesla Model Y. Avec seulement 613 unités, elle se fait distancer par des modèles comme le Skoda Elroq ou la Volkswagen ID.4. Mais attention à l’interprétation simpliste.

Historiquement, Tesla livre très peu de voitures en début de trimestre (le temps que les bateaux arrivent) et concentre ses records sur les mois de fin de période (mars, juin, septembre, décembre). Cependant, le signal reste inquiétant : d’habitude, même en mois « bas », Tesla sauvait les meubles.


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