Dans une famille, il y a forcément quelques chouchous, ou allez, quelques stars, on vous l’accorde pour ne froisser personne. Chez Mercedes-Benz, on demande donc aujourd’hui le GLB, que Frandroid a déjà présenté.
Ce SUV compact a su séduire environ 20 000 clients depuis sa première commercialisation en France en 2019. Ce qui lui confère une place de choix dans le top ventes de la marque allemande, devant d’autres membres de la famille comme le petit monospace Classe B ou la berline Classe E. Alors pourquoi ne pas continuer à le chouchouter pour le faire évoluer ?

Oubliez le patronyme « EQB« , un poil trop sage pour sa version électrique. Ni une ni deux, le constructeur remet l’étoile au centre du village en présentant la nouvelle génération pouvant accueillir jusqu’à 7 passagers, le nommé Mercedes-Benz GLB EQ.
On garde là un peu la recette du succès de la première mouture, mais en s’offrant les particularités de la nouvelle berline CLA et sa déclinaison Shooting Brake, dont le MMA. Pas le spot publicitaire de l’assureur ni le sport de combat ! Mais bien la nouvelle plateforme multi-énergie Mercedes Modular Architecture, qui intègre aussi bien des motorisations 100% électriques et à hybridation légère.

Notons ainsi que le GLB est le seul modèle premium compact capable d’accueillir sept occupants, que ce soit en thermique ou en électrique. Du coup, il y a du changement, esthétique et à la conduite. Plus long, plus technologique et toujours capable d’embarquer toute la tribu, le nouveau GLB s’avance comme l’arme branchée absolue des familles. En route.
Fiche technique
| Modèle | Mercedes-Benz GLB |
|---|---|
| Dimensions | 4,73 m x 2,03 m x 1,69 m |
| Puissance (chevaux) | 272 chevaux |
| 0 à 100km/h | 7,4 s |
| Niveau d’autonomie | Conduite semi-autonome (niveau 2) |
| Vitesse max | 210 km/h |
| OS embarqué | MB.OS |
| Prise côté voiture | Type 2 Combo (CCS) |
| Prix entrée de gamme | 55900 euros |
| Essayez-la | Fiche produit |
Le look, le Mercedes GLB prend du galon
Le GLB change, et qui dit nouvelle mouture, dit nouvelle stature. Oubliez le format « compact » un peu étriqué : le modèle de 2026 s’étire de 10 cm par rapport à l’ancien en version thermique et 5 cm pour l’ex-EQB en version électrique donc, culminant à 4,73 m.

Presque aussi long qu’un Tesla Model Y et un Peugeot e-5008 (4,79 mètres). Il grossit aussi de 3 cm en largeur pour mesurer 1,86 m. Et ça se voit. Cette poussée de croissance profite directement à son architecture, d’autant que sa silhouette est davantage affirmée : si les rétroviseurs semblent avoir rétréci au coup de crayon du designer — un peu petits pour un tel gabarit —, le GLB est reconnaissable entre mille avec son capot horizontal et son coffre vertical.
À l’avant, le petit SUV électrique, un poil baroudeur, s’adoucit de quelques rondeurs et se pare d’une calandre pleine élargie, ornée de 94 étoiles illuminées entourant le gros logo à trois branches. Et pour améliorer l’aérodynamisme, on retrouve des poignées de portes intégrées.
La face arrière surprend encore plus, l’effet cubique est bien là, souligné par une nouvelle signature lumineuse qui joue d’un bandeau lumineux tout le long du hayon. Un petit air de déjà-vu sur le Smart #5… Rappelons que les groupes Geely et Mercedes travaillent déjà de concert sur la marque Smart.
Habitabilité : un format 7 places presque XXL
En parlant de la poupe, le coffre vertical reste un modèle de praticité. Si vous n’avez pas besoin des deux sièges supplémentaires en rang 3 (la version 7 places est en option), le volume devient gigantesque : 540 litres en configuration à cinq places et 470 litres à sept places. Jusqu’à 1 605 ou 1 715 litres banquette rabattue.

Et petite attention sympa : Mercedes a enfin intégré un « frunk » de 127 litres (coffre avant). Certes, on n’y range pas une valise cabine, mais c’est l’endroit parfait pour les câbles de recharge qui traînent d’habitude sous les bagages.
Un point sur l’habitabilité de cette nouvelle mouture.

L’empattement gagne 6 cm. Et puisqu’elle est redessinée, la ligne de toit droite agrémentée d’un toit panoramique, apporte davantage de hauteur sous plafond, à 6,4 cm au rang 2.

Les passagers arrière seront plutôt bien installés sur la banquette 40/20/40 grâce à un espace aux jambes très généreux. Avec l’adoption de la plateforme MMA, la personne assise au centre le sera plus confortablement en l’absence du tunnel central utile pour les thermiques.


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Infodivertissement : le GLB électrique fait son cinéma, sans filtre ?
En grimpant au volant du GLB électrique, on est tout de suite saisi par le « Superscreen », issu de la nouvelle CLA. L’intérieur n’a plus rien en commun avec la génération précédente. C’est beau, c’est fluide, et le passager a même droit à sa propre plateforme de streaming (Youtube, Netflix…).
La planche de bord se compose de trois écrans. Le combiné numérique, celui placé derrière le volant, atteint 10,25 pouces et celui au centre, tactile, mesure 14 pouces.

Vous pouvez aussi avoir en option un troisième écran tactile de 14 pouces installé devant le passager avant. C’est un véritable spectacle.
MB.OS, le dernier système d’exploitation chez Mercedes compatible avec Apple CarPlay et Android Auto sans fil, propose une interface claire similaire à celle d’un smartphone, dotée de multiples services connectés comme on peut s’attendre à ce niveau de gamme. Il inclut par exemple la navigation Google avec planificateur d’itinéraire.
Evidemment, l’IA fait sa part du boulot dans ce système d’infodivertissement : l’assistant virtuel MBUX embarque Bing (Microsoft), Gemini (Google) et ChatGPT et c’est à celui qui va le mieux répondre suivant la demande du conducteur.

Petit bémol de « geek » : l’écran ne semble pas disposer d’un filtre de confidentialité très efficace. Mercedes dit respecter la réglementation en proposant un système qui coupe l’image après 3 secondes si le conducteur regarde trop à droite. Sauf que c’est long, 3 secondes à 110 km/h.
Parce que le passager avant peut faire le fanfaron ! Il a accès à Disney+, peut lancer un karaoké sur Youtube ou jouer à Angry Birds. Le copilote peut même se prendre en photo avec le conducteur depuis son écran tactile. C’est le jeu !

Autre critique, la nuit, il est bien nécessaire de gérer la luminosité du Superscreen en plus de l’ambiance à bord, éviter la fatigue oculaire. À l’arrêt, la lumière m’a paru assez agressive. Mais il est vrai que ce poste de conduite full high-tech va en faire rougir plus d’un.
Conduite : un SUV un peu mou
Il est temps de conduire. A vrai dire, nous avons eu peu de temps le volant entre les mains, soit à peine trois heures dans les rues ou dans les cols de montagne de Palma de Majorque.
Nous avons pris la route avec le Mercedes GLB électrique dans sa version 4Matic en finition AMG Line avec deux moteurs de 354 chevaux et une transmission intégrale (4 roues motrices).

Elle utilise les mêmes batteries NMC de 85 kWh associées à une boîte de vitesses à deux rapports que la CLA électrique.
Une déclinaison 250+ de 272 chevaux existe pour également, tandis qu’une « petite » batterie de 58 kWh avec un moteur de 224 ch fait son apparition, rendant le GLB éligible au bonus écologique.
Installés dans des sièges au rembourrage moelleux et à l’assise rallongée, nous profitons d’un confort absolu sur des jantes de 20 pouces avec suspension pilotée. Les irrégularités sont bien gommées et le poids des batteries est contenu. La voiture ne s’écrase pas en virage. En revanche, on peste contre la direction, un poil artificielle. C’est le mal des voitures modernes : c’est souple en ville, mais sur route sinueuse, le feeling est un peu flou et oblige à réajuster l’angle en courbe.

Le freinage régénératif (4 niveaux) est efficace. On se laisse surprendre à apprécier le mode intelligent, qui anticipe les obstacles qui précèdent aux intersections et ronds-points pour freiner tout seul de manière fluide. Quant au mode Sport, il apporte un bruitage artificiel et plus de réactivité, mais sur un tel gabarit, cela semble anecdotique. Notez que le GLB se prive de palettes au volant, au profit de basculeurs et d’un rouleau de volume sur le volant.
Pour aller plus loin
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Pour ce qui est du confort acoustique, Mercedes a plutôt bien maitrisé le sujet. Malgré un simple vitrage (étonnant sur ce type de prestation), l’insonorisation reste maitrisée. Même à plus de 100 km/h, les bruits d’air sont quasi inexistants.
On profite alors pleinement de l’affichage tête haute, d’une netteté exemplaire, et de la navigation en réalité augmentée. On apprécie vraiment de ne pas loucher sur ce genre de techno. À chaque intersection, la caméra projette l’image réelle de la rue avec des flèches bleues : impossible de rater la sortie du rond-point.

Et prenons un temps pour parler d’un petit coup de coeur qui a tout de même son utilité à la conduite, l’étonnant toit panoramique et des plus généreux. gage de lumière. N’en faisons point trop, mais l’automobiliste qui aime les gadgets sera servi avec sa surface vitrée qui devient opaque à souhaits en quelques secondes ou quand une nuée de 158 étoiles brillent en couleur la nuit. Les enfants se régaleront à l’arrière, et agaceront peut-être les parents devant !
Autonomie, batterie et recharge : du rapide
Sous le capot de notre GLB 350 4MATIC, on y trouve deux moteurs pour 354 ch et 260 kW ainsi que 515 Nm de couple. Ce système s’associe à une batterie de 85 kWh et reprend l’architecture électrique de 800 volts de la CLA, permettant de récupérer 260 km en seulement 10 minutes de charge rapide (320 kW de puissance continue DC et 22 kW en courant alternatif à la maison avec son chargeur embarqué de 11 kW). Le 10 à 80 % est réalisé en 22 minutes sur le papier pour cette grande batterie, et 20 minutes pour la batterie de 58 kWh.
Et grande nouveauté, puisque les clients ont râlé, Mercedes propose un convertisseur 800-400V en option, pour alimenter son véhicule jusqu’à 100 kW sur des bornes non compatibles avec les très fortes puissances de charge. Très pratique pour pouvoir recharger sur les Tesla Superchargeurs, encore en 400 volts en cette moitié d’année 2026.

N’oublions pas la compatibilité du SUV avec le système de recharge bidirectionnelle V2H et V2G.
Ainsi, ce modèle à l’essai revendique une autonomie record dans sa catégorie pouvant aller jusqu’à 631 km (WLTP), pour une consommation WLTP située à 15,8 kWh/100 km. Une efficience possible par la boîte de vitesses à deux rapports.
A comparer aux 792 km promis par la CLA pareillement motorisée, mais étant plus basse, aérodynamique est forcément à son avantage.
La batterie 58 kWh permet quant à elle à Mercedes d’annoncer une autonomie WLTP de 430 km.
Sur un parcours mixte de plus de 150 km, avec moult séries de virages en montagne, la consommation de notre Mercedes GLB 350 4Matic lors de cet essai (dont le moteur avant se désengage automatiquement pour réduire la consommation), ou plutôt de sa première mise en main, s’est arrêtée à 17,7 kWh/100 km.
Plutôt très correct pour ce genre de gabarit, mais soyons honnête, ce chiffre n’est pas très représentatif d’un usage classique de voiture électrique car nous n’avons pas pu réunir toutes les conditions de roulage en seulement 3 heures de temps. Une conso donc à prendre avec des pincettes.
Prix, disponibilité et concurrence
Notre modèle d’essai est d’ores déjà disponible à la commande, ainsi proposé à partir de 61 100 euros pour la variant quatre roues motrices 350 4MATIC. La version électrique 250+, elle, démarre à 55 900 euros.
Si vous ne voulez pas dépenser cette somme, regardez la nouvelle offre promise par le constructeur très récemment : une variante GLB 200 dotée d’une batterie de 58 kWh sous le plancher. Vous irez forcément moins loin avec ça, à 430 km d’autonomie, mais c’est moins cher, soit 46 950 euros hors bonus écologique.

En concurrents, on peut bien sûr citer le Tesla Model Y, beaucoup moins premium, mais doté d’un rapport qualité / prix très intéressant. Le Smart #5 vient aussi jouer dans la cours du Mercedes GLB, avec une recharge encore plus rapide, et plus de technos, mais un esprit un peu moins premium.
Citons également le futur Skoda Peaq, le Peugeot 5008 à 7 places et la DS N°7.






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