Réparer une voiture électrique accidentée peut coûter plus cher qu’une auto thermique : voici le surcoût

 

Selon une récente étude, réparer une voiture électrique serait plus cher que pour un modèle thermique, même si toutes ne sont pas logées à la même enseigne. En cause, le poids, mais également les procédures spécifiques dans les garages.

Les voitures électriques possèdent de nombreux avantages par rapport aux autos essence ou diesel. Elles sont moins polluantes, mais également moins stressantes à conduire et mois chères à l’usage.

Un coût plus élevé

Et ce malgré la hausse du prix de l’électricité, compensée par les coûts d’entretien réduit, tandis que l’assurance est également moins onéreuse. Bref, il n’y a que du bon, puisque les prix à l’achat ont aussi tendance à chuter au fil des années, grâce à la baisse du cours du lithium. Mais il existe tout de même une petite ombre à ce tableau en apparence si parfait. Qu’en est-il des réparations ? Et bien selon une étude publiée l’an dernier, ces dernières seraient plus chères de 2 % environ pour les autos électriques.

Sauf pour Tesla, qui coûterait encore plus cher. Pourtant, une autre enquête du SRA (Sécurité et Réparation Automobile) expliquait que ce coût plus élevé n’est en fait pas une fatalité, et que cela dépend des marques et des modèles. Mais voilà que l’organisation vient tout juste de publier son observatoire annuel pour l’ensemble de l’année 2023, dans lequel sont comparés les coûts de réparation des voitures électriques et des autos thermiques. Et cette fois-ci, ce n’est plus tout à fait le même son de cloche, car le SRA est plus catégorique sur le sujet.

En effet, les réparations sur des véhicules zéro-émission (à l’échappement) seraient en moyenne 15 à 20 % plus chères. Ce chiffre ne sort évidemment pas de nulle part, puisque l’organisation a analysé pas moins de 800 000 rapports d’expertise concernant des voitures de moins de six ans, toutes motorisations confondues. Cependant, l’écart varie selon les modèles. Par exemple, une Smart Fortwo électrique ne coûtera qu’à peine 1 % de plus à réparer que pour la version thermique. En revanche, la différence atteint les 17 % avec la Volkswagen Golf 7 face à la Volkswagen ID.3.

On remarque cependant une seule exception dans le tableau. Il s’agit de l’Opel Corsa, qui coûte moins cher à réparer en électrique qu’en version essence, avec un écart de 1 % au profit de la première version. Cependant, le SRA n’a pas réussi à trouver la raison de ce phénomène, alors que ce dernier ne concerne pas la Peugeot e-208, qui repose pourtant sur la même plateforme et qui possède la même motorisation. Cependant, les équipements ne sont pas tout à fait les mêmes, ni les pièces de carrosserie.

Plusieurs raisons à prendre en compte

Certains pourraient s’interroger sur l’absence de Tesla dans ce classement, mais c’est en fait normal. Car l’organisation a ici uniquement utilisé des voitures disponibles à la fois avec une motorisation essence et électrique, pour que la comparaison soit la plus fiable possible. Cette dernière précise également que les versions hybrides sont comptabilisées dans la catégorie thermique. Mais alors, qu’est ce qui explique cette différence entre ces variantes, qui possèdent pourtant la même carrosserie ?

En fait, il y a plusieurs explications à cela. Tout d’abord, les voitures électriques sont plus lourdes, en raison notamment du surpoids entraîné par la batterie. Or, en cas de collision, cela créé une plus grande inertie, qui fait plus de dégâts. C’est notamment pour cela que le gouvernement envisage un malus au poids pour ces autos, jugées plus dangereuses pour les piétons. Mais ce n’est pas tout, car elles nécessitent également des protocoles spécifiques dans les garages et des mécaniciens habilités. Ce qui augmente le temps de prise en charge, et donc les frais de main d’œuvre.

De plus, la majorité des réparations de voitures électriques se font dans les réseaux des constructeurs, qui affichent des tarifs horaires plus élevés que les indépendants. Ce qui explique en partie cet écart. Tout cela risque à terme de faire grimper le prix de l’assurance, qui reste pour le moment moins élevé que pour des autos essence ou diesel. Mais cela pourrait ne pas durer éternellement, surtout que les voitures électriques ont plus de risques de finir à la casse, même après un léger accrochage, même si des solutions se développent pour corriger ce problème.


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