Embargo contre Huawei : les États-Unis réprimeront « agressivement » ceux qui ne respectent pas les règles

Le message est clair

 

Les États-Unis ont déclaré qu'ils sanctionneraient de manière agressive les entreprises qui tenteront de contourner l'embargo durci infligé à Huawei.

Huawei

Le logo Huawei sur la façade du magasin phare de la marque à Shenzhen // Source : Frandroid

Entre Huawei et les États-Unis, les choses ne s’améliorent décidément pas. Depuis un peu plus d’un an, le gouvernement américain inflige un embargo à la firme chinoise. Cette sanction empêche ainsi le constructeur de travailler avec des entreprises étasuniennes et, en conséquence, les smartphones de la marque sont privés des services Google. Et Washington semble déterminé à ne montrer aucune pitié pour faire appliquer sa loi.

Alors que l’embargo célébrait son premier anniversaire, les États-Unis ont durci encore un peu plus les effets en empêchant même les fournisseurs étrangers de Huawei de travailler avec le géant asiatique s’ils utilisent des technologies américaines. L’idée de cette sanction alourdie est d’empêcher Huawei de travailler avec des fabricants de puces.

Tolérance zéro

En d’autres termes, Huawei ne peut plus faire appel à son fournisseur taïwanais TSMC pour faire fabriquer les puces Kirin que l’on trouve sur les smartphones de la marque. Certains experts juridiques dans le milieu ont toutefois estimé que la nouvelle règle imposée par les États-Unis comportait des zones d’ombre et pouvait donc être contournée. En réaction à cela, le secrétaire au Commerce Wilbur Ross a tenu à mettre les points sur les i.

Le département du Commerce ne voit aucune faille dans cette règle. Nous réaffirmons que nous appliquerons agressivement la règle et poursuivrons quiconque tentera de se soustraire à son intention.

Ce qu’il faut comprendre : l’administration de Donald Trump ne compte laisser personne passer entre les mailles du filet. Rappelons d’ailleurs que les États-Unis sanctionnent Huawei, car ils l’accusent de vouloir exploiter ses infrastructures 5G pour espionner ses citoyens pour le compte de la Chine. Pour sa part, la firme de Shenzhen estime que cela nuit davantage aux intérêts américains et cherche désormais à développer son propre écosystème sur Android autour des Huawei Mobile Services.

Alors que les nouvelles sanctions américaines touchent de plein fouet la fabrication de SoCs par sa filiale HiSilicon, Huawei reporterait le début de production de son Mate 40. Son prochain flagship pourrait même arborer une…
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