Test du OnePlus 8 : le bon rapport qualité/prix du haut de gamme

Smartphones • 2020

Le OnePlus 8 est l’itération majeure 2020 du smartphone phare de la marque chinoise. Il est équipé d'un écran amoled de 6,55 pouces 90 Hz avec une définition Full HD+ avec un poinçon pour la caméra frontale de 16 mégapixels, un SoC Snapdragon 865 5G épaulé par 8 ou 12 Go de RAM, d'une batterie de 4300 mAh avec charge rapide filaire et d'un triple capteur photo dorsal polyvalent de 48+2+16 mégapixels.

 

Introduction

Nous avons testé le OnePlus 8. Performances, écran, batterie... voici notre avis complet sur le nouveau smartphone chinois.

OnePlus 8 de face

OnePlus débute l’année 2020 avec deux nouveaux smartphones qui se ressemblent beaucoup, le OnePlus 8 et le OnePlus 8 Pro. Le premier mise sur la continuité et reprend beaucoup du OnePlus 7T Pro, mais pour quelques dizaines d’euros de moins (699 au lieu de 759 euros). Mais au quotidien, que vaut-il vraiment ? Est-il intéressant de changer si l’on possède une génération précédente ? Est-il à la fois performant, autonome et bon en photo ? C’est ce que nous allons voir dans ce test du OnePlus 8.

Pour aller plus loin
Notre test du OnePlus 8 Pro

Notre test du OnePlus 8 en vidéo

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Fiche technique du OnePlus 8

Modèle OnePlus 8
Version de l'OS Android 10 Q
Interface constructeur OxygenOS
Taille d'écran 6.55 pouces
Définition 2400 x 1080 pixels
Densité de pixels 402 ppp
Technologie Super AMOLED
SoC Snapdragon 865
Puce Graphique (GPU) Adreno 650
Mémoire vive (RAM) 8 Go, 12 Go
Mémoire interne (flash) 128 Go, 256 Go
Appareil photo (dorsal) Capteur 1 : 48 Mpx
Capteur 2 : 16 Mpx
Capteur 3 : 2 Mpx
Appareil photo (frontal) 16 Mpx
Enregistrement vidéo 4K@60 IPS
Wi-Fi Wi-Fi 5 (ac), Wi-Fi 6 (ad)
Bluetooth 5.0
Bandes supportées 2100 MHz (B1), 800 MHz (B20), 1800 MHz (B3), 2600 MHz (B7), 700 MHz (B28)
NFC Oui
Capteur d'empreintes Sous l'écran
Ports (entrées/sorties) USB Type-C
Batterie 4300 mAh
Dimensions 72.9 x 160.2 x 8mm
Poids 180 grammes
Couleurs Noir, Bleu, Vert
Prix 699€
Fiche produit

Ce test a été réalisé avec un smartphone 8/128 Go qui nous a été cédé par OnePlus.

Un design… de OnePlus

Depuis le OnePlus 5T ayant signé le passage au borderless, celui qui s’est mis en tête de « tuer » les flagships n’a fait évoluer son design que par petites touches, le raffinant ici et là pour s’adapter aux nouvelles technologies disponibles et aux nouveaux besoins de ses fans. Aussi, il n’est pas étonnant qu’au premier regard le OnePlus 8 nous crie « OnePlus » au visage, reprenant presque trait pour trait le profil du OnePlus 7T Pro.

Il est un peu moins large (72,9 mm), un peu moins haut (160,2 mm) et un peu moins épais (8 mm), mais il lui ressemble presque à l’identique si l’on regarde son dos avec son triple module photo agencé à la verticale sur la moitié supérieure de la coque. Deux petits détails viennent différencier les deux appareils : tout d’abord le logo, plus subtil, et l’absence du capteur laser servant à l’autofocus.

Dos du OnePlus 8

Notons que le modèle 8/128 Go que nous avons reçu n’est proposé qu’en « Onyx Black », un noir brillant qui marque relativement difficilement les traces de doigts. Difficile n’est cependant pas impossible, loin de là. Heureusement, cela se nettoie d’un rapide coup de tissu, que ce soit un chiffon doux prévu pour ou votre T-shirt du jour. Les porteurs de lunettes comprendront.

Bien que le module photo soit un peu protubérant, c’est quasi imperceptible au quotidien. Même lorsque l’on tape un message alors que le téléphone est posé sur une table, il ne se met pas à tanguer aussi fort qu’un bateau en pleine tempête comme c’est le cas de certains (coucou le 8 Pro).

L’avant en revanche est un peu plus carré avec des angles à la courbure légèrement moins prononcée, ce qui donne beaucoup moins l’impression que le cadre chevauche la zone affichée, même si cela peut tout de même être le cas dans certaines applications. Cela montre que OnePlus s’est penché sur les petits détails pour améliorer sa copie.

Haut du OnePlus 8

La plus grosse nouveauté vient néanmoins de la caméra frontale, intégrée dans une fine bulle de 3,95 mm de diamètre dans le coin supérieur gauche. C’est certainement là l’intégration la plus discrète que l’on puisse avoir sans nuire à l’expérience utilisateur. Certains regretteront certainement le mécanisme motorisé du OnePlus 7T Pro, mais on y gagne sur de nombreux points.

Outre la rapidité de la reconnaissance faciale et la réduction de bruit que cela engendre de supprimer cette glissière, on y gagne également sur le poids de l’appareil. Avec 180 grammes sur la balance, il est moins lourd de 10 grammes que le OnePlus 7T, et de 26 grammes par rapport au 7T Pro. Ce n’est pas rien et si vous êtes du genre à laisser reposer votre téléphone sur votre auriculaire lorsque vous l’utilisez, votre petit doigt vous dira merci.

Menton du OnePlus 8

Au-delà de cela, sur les simples considérations esthétiques, le OnePlus 8 est vraiment un très beau smartphone. Ses bordures sont fines et les bords incurvés à l’avant comme à l’arrière rendent la prise en main très agréable.

OnePlus 8 de face

Les boutons de volume sont un peu haut

Enfin, pour en terminer de ce tour du propriétaire, le nouveau smartphone de la marque chinoise possède toujours son alert slider permettant de passer rapidement en vibreur, en silencieux ou en mode sonnerie ainsi que le bouton d’alimentation sur la tranche droite, les boutons de volume sur la gauche et un port USB-C accompagné du tiroir à cartes SIM (double) sur le dessous.

On notera toutefois, et c’est la première fois que ce défaut me marque chez OnePlus, que les boutons de volume sont positionnés assez haut. Dans mon cas, les atteindre en tenant mon téléphone de la main gauche n’est pas un problème, mais mon index ne peut augmenter le son sans que ma paume soit obligée de se repositionner.

Tranche inférieure du OnePlus 8

Le OnePlus 8 a l’un des plus beaux écrans du marché

Revenons à cette face avant et surtout à ce magnifique écran Amoled de 6,55 pouces au format 20:9 et de définition Full HD+ (1080 x 2400 pixels). Contrairement à la version Pro, il fait l’impasse sur le QHD+, mais on lui pardonnera facilement au vu de la qualité de sa dalle, signée Samsung, un gage de qualité.

Outre le contraste infini de l’OLED, le OnePlus 8 profite également d’une excellente luminosité le rendant parfaitement lisible, même dans des conditions extrêmement lumineuses. Par ailleurs, ses couleurs sont brillantes et vives sans pour autant dénaturer le rendu de l’image. Aucun doute, on est ici en présence d’une excellente dalle.

Haut de l'écran du OnePlus 8

Ces observations sont d’ailleurs confirmées par notre sonde qui affiche une luminosité de 790 cd/m² et une couverture à 100 % de l’espace colorimétrique DCI-P3 avec un delta E de 3,13 par rapport à ce même espace. Autant dire que l’écran est capable d’afficher de nombreuses couleurs avec justesse. De base, il est réglé de manière un peu froide (7500 K), mais il suffit de se rendre dans les paramètres et de le faire passer en mode DCI-P3 pour qu’il revienne tout seul à 6700 K, une mesure très proche de l’idéal attendu (6500 K).

Le OnePlus 8 est quant à lui limité à 90 Hz, mais c’est déjà suffisant

Cette extrême luminosité se ressent néanmoins à tous les niveaux, y compris au plus bas. Sans être totalement éblouissant, le niveau de luminosité minimum de l’écran (2,49 cd/m², une valeur plutôt faible pourtant) peut se montrer dérangeant de nuit.

Si le modèle Pro monte jusqu’à 120 Hz, le OnePlus 8 est quant à lui limité à un taux de rafraîchissement de 90 Hz, mais c’est déjà très largement suffisant, d’autant que c’est couplé à la fluidité des animations de l’interface. Habitué à un Pixel 4 XL, pourtant lui aussi en 90 Hz, j’ai eu l’impression d’y gagner en vitesse en passant sur l’écran du OnePlus 8. L’effet est saisissant et rend chaque mouvement beaucoup plus naturel à l’œil.

Une bouffée d’Oxygen sur Android

Cette fluidité exemplaire, on la doit d’une part à l’écran, mais aussi en grande partie à OxygenOS, l’interface logicielle maison du constructeur, basée sur Android 10. À l’heure de l’écriture de ces lignes, début avril, le patch de sécurité est celui de mars 2020. OnePlus est par ailleurs réputé pour la réactivité de ses mises à jour.

Niveau de mise à jour du OnePlus 8

Sur la partie logicielle, OnePlus s’est longtemps montré exemplaire à bien des égards, et si l’on omet quelques bugs sur le cru 2019, on ne peut que se montrer satisfaits de la couche logicielle du OnePlus 8.

Très proche dans l’esprit de l’interface des Pixel, OxygenOS apporte comme toujours beaucoup d’éléments de personnalisation et la plupart des fonctionnalités que l’on peut attendre d’un smartphone en 2020, comme le thème sombre système, la navigation par gestes — ou non –, et des réglages en veux-tu en voilà. Lors de la charge, on trouve même l’Ambiant Mode de Google Assistant pour ceux qui aiment l’avoir activé.

L'ambient mode sur le OnePlus 8

Dans l’ensemble, tout a été pensé pour simplifier l’usage et provoquer le moins de frictions et de frustrations possibles. Tout ou presque peut être réglé selon les désirs et l’utilisateur reste maître de son expérience. J’aurais aimé que l’on puisse calibrer la sensibilité du geste de retour pour éviter certains retours en arrière malvenus, mais une mise à jour entre le début et la fin de ce test a déjà réglé bien des soucis à ce niveau et cela m’arrive désormais bien moins fréquemment.

Un point m’a néanmoins provoqué une certaine frustration lors de ce test : le déverrouillage. Le OnePlus 8 propose deux méthodes biométriques, le capteur d’empreintes — situé sous l’écran — et la reconnaissance faciale — 2D, uniquement basée sur la caméra frontale. L’un et l’autre répondent en un clin d’œil lorsqu’ils sont sollicités, rendant l’expérience fluide et rapide… Quand ça marche.

Il m’est arrivé de très nombreuses fois que ni le capteur d’empreintes ni le double tap pour réveiller l’écran ne fonctionnent, m’obligeant à appuyer sur le bouton ON/OFF. Une mise à jour est censée avoir réglé ce problème depuis, mais je n’ai pas pu passer assez de temps avec pour le constater.

La puissance du Snapdragon 865 à l’état brut

S’il est un point sur lequel OnePlus fait rarement des concessions, c’est la puissance. Comme toujours, on retrouve à bord du OnePlus 8 la puce la plus puissante du moment, le Qualcomm Snapdragon 865, couplée à 8 ou 12 Go de mémoire vive LPDDR5. Ce test a été réalisé avec la version la moins bien équipée, avec 8 Go de RAM.

Pour autant, on ne peut pas dire que même dans cette configuration le OnePlus 8 ait à pâlir. Il conserve facilement une vingtaine d’applications en mémoire, ne nécessitant jamais de les recharger tant qu’elles ne sont pas fermées manuellement et le passage de l’une à l’autre se fait très rapidement sans le moindre hoquet.

Quant à la puissance brute, le résultat est celui qu’on peut attendre des séries 8 de Qualcomm : les performances sont excellentes et le GPU arrive à tenir constamment les jeux les plus gourmands à 60 images par seconde sans sourciller, voire plus quand c’est disponible. Fortnite affiche par exemple un 60 fps solidement stable, même en qualité épique (la plus haute).

Une telle qualité va un peu le faire chauffer. Pour autant, sur un jeu un peu moins gourmand en puissance graphique comme Arena of Valor, enchaîner plusieurs parties avec toutes les options poussées au maximum (et à 60 fps constant, quoi qu’il arrive) ne le fait qu’à peine tiédir.

L’héritage photo de la génération précédente

Du côté de la photo, le OnePlus 8 reprend bon nombre d’éléments du OnePlus 7T Pro, à commencer par son module ultra grand-angle, absolument identique, ainsi que le capteur de son appareil photo principal. Il tire cependant un trait sur le téléobjectif pour intégrer à la place un module dédié aux photos macro. On a donc comme configuration :

  • Principal : Sony IMX586 de 48 Mpx (0,8 µm), f/1,75 (6P), stabilisation OIS+EIS ;
  • Ultra grand-angle 116° : 16 Mpx, f/2,2 ;
  • Macro : 2 Mpx (1,75 µm), f/2,4.

On notera par ailleurs que seul le capteur photo principal n’est pas couplé à la même optique, plus lumineuse sur le 7T Pro, et que le capteur laser de l’autofocus reste une nouvelle fois une particularité du modèle Pro.

OnePlus 8 de dos

Par ailleurs, le capteur de 48 Mpx peut être utilisé en 12 Mégapixels et ainsi absorber davantage de lumière grâce au pixel binning.

De bons résultats en plein jour

En plein jour, le capteur principal du OnePlus 8 s’en sort très bien ; l’inverse serait étonnant en 2020 alors que même les smartphones à moins de 200 euros s’en sortent avec les honneurs. L’application laisse à l’utilisateur le choix de la définition, en le plaçant sur 12 Mpx par défaut et… c’est plus que compréhensible sachant que le gain en finesse n’est pas si notable en raison de l’augmentation du bruit et des artefacts, comme on peut le voir ici, dans ce recadrage d’une photo prise en plein jour et en extérieur, les meilleures conditions possibles donc.

Sans zoomer, on obtient dans un cas comme dans l’autre un résultat propre aux couleurs équilibrées et naturelles, qui ne poussent pas à outrance le contraste comme c’est souvent le cas sur les smartphones d’aujourd’hui.

Exemple de photo avec le 12 Mpx du OnePlus 8 en journée

Néanmoins, tout n’est pas tout rose. Le mode UltraShot HDR, activé par défaut, tente d’afficher un maximum d’informations à l’écran pour éviter les zones brûlées (entièrement blanches) ou bouchées (entièrement noires).

L’algorithme ne semble toutefois pas parfaitement au point et a tendance à pousser les microcontrastes à l’excès. Sur une scène très contrastée, on se retrouve donc parfois avec des résultats qui n’ont plus rien de naturel, et ce aussi bien sur le capteur principal que sur l’ultra grand-angle. C’est le cas par exemple sur ces photos où les zones lumineuses ressortent beaucoup alors que les zones d’ombre sont fades, désaturées, voire noircies.

En plein contre-jour, il arrive plutôt bien à gérer la forte luminosité tout en conservant des détails dans le ciel. En revanche, les microcontrastes sont à nouveau très présents, ce qui donne beaucoup de relief à des zones qui ne devraient pas être aussi présentes, comme le bitume sur cette photo (qui a droit qui plus est à un petit lens flare) :

Photo prise au OnePlus 8

De nuit, avec des éclairages publics, la teinte globale est un peu jaune, mais c’est au final assez proche de ce que l’on voit à l’œil nu. On remarque que quelques zones sont brûlées,

Le mode « paysage nocturne » conserve des couleurs très proches et ne part pas dans le surréaliste comme c’est le cas chez certains concurrents et ne fait qu’aplatir doucement les contrastes. Les zones trop lumineuses deviennent ainsi visibles, de même que les zones trop sombres. Ci-dessous, la photo normale est à gauche et le mode nuit à droite. On constate que les panneaux publicitaires et les feux de signalisation sont plus nets, mais que le ciel s’est aussi éclairci, ce qui correspond un peu moins à la réalité.

Ce mode a également l’avantage de réduire le bruit de l’image. Le résultat reste tout de même encore assez flou si l’on compare par exemple au P40, très impressionnant sur ce point.

Le mode macro quant à lui ne présente que très peu d’intérêt. Le résultat manque de détail, surtout comparé au OnePlus 8 Pro et la mise au point est difficile à faire. Autant dire que cela enlève tout l’avantage de posséder un capteur dédié à cela.

Selfie et portrait

La partie selfie est assurée par un capteur IMX471 de 16 Mégapixels avec des photosites de 1 µm, couplé à une stabilisation électronique (pas optique) et un objectif ouvrant à f/2.0. Notons que l’emplacement de la bulle, dans le coin supérieur gauche, a été pensé pour que la caméra frontale soit cachée lorsque le smartphone est tenu à l’horizontale pour la consommation de contenu multimédia. L’ennui, c’est que cela vaut également si vous souhaitez tenir votre téléphone à deux mains pour le stabiliser lors de la prise de selfies en mode paysage.

Si toutes les conditions sont réunies, les clichés sont agréables à l’œil, mais ne nous voilons pas la face : les bonnes conditions ne sont pas évidentes à réunir. Si vous êtes un peu trop dans l’ombre, les couleurs commencent à baver et à pixeliser, tandis que si la lumière est à peine trop forte derrière, on se retrouve rapidement avec un voile blanc sur la photo et une partie totalement cramée.

Notez que le mode portrait n’est pas exceptionnel non plus, que ce soit avec la caméra frontale ou avec l’appareil photo principal. Le bokeh reste très léger, à des années lumières d’un Pixel 4 par exemple, et la découpe manque de précision, avec même quelques erreurs parfois sur mon crâne chauve.

Des haut-parleurs un peu en retrait

Longtemps délaissée par les constructeurs, la partie audio est de plus en plus regardée de près, autant par les marques que par les consommateurs. OnePlus met donc ici en avant son double haut-parleur stéréo (l’un en façade, comme pour les appels, et l’autre sur la tranche inférieure, bien positionné), mais aussi ses partenariats avec Dolby et l’intégration de la technologie Atmos permettant de reproduire un effet de spatialisation, ainsi que l’aptX HD et le LDAC pour les connexions sans fil.

Haut parleur du OnePlus 8

Pour ce qui est des haut-parleurs, le premier point à soulever est le bon équilibre avec un son uniforme de chaque côté. Leur qualité n’est cependant pas exemplaire. Le son manque clairement de profondeur, les basses sont absentes et les sonorités au-dessus des hauts médiums ont vite tendance à saturer et à se montrer à moitié étouffées, à moitié nasillardes.

Le son reste puissant et tout à fait correct pour écouter des vidéos ou des podcasts, mais même dans les films, on sent que l’égaliseur met l’accent sur les médiums (les voix), au détriment des effets spéciaux, que ce soit dans les basses (explosions, coups de feu…) ou les aiguës (bruits métalliques…).

Avec un bon casque, même en Bluetooth, le son prend en revanche tout son corps, avec une bonne spatialisation et une bien meilleure gestion des différentes fréquences.

Le 90 Hz ne plombe pas la batterie

Bien souvent, les smartphones avec un écran 90 Hz ou plus n’ont pas une autonomie exceptionnelle. Dans le cas du OnePlus 8, sa batterie de 4300 mAh lui permet de tenir toute la journée sans trop se soucier de savoir si l’on va devoir trouver un chargeur avant la fin de soirée.

Sans dire qu’il est exceptionnel, on sent que le Snapdragon 865 est prévu pour encaisser de gros usages (notamment liés à la 5G à venir), et sur une journée complète, je n’ai eu aucun mal à tenir du matin au soir avec 6 à 8 heures d’écran allumé selon l’utilisation que j’en faisais. On parle néanmoins là d’un usage statique lié à une période de confinement, assez peu gourmand en 4G donc.

Le chargeur 30 W du OnePlus 8

À titre d’exemple, une heure de vidéo sur YouTube ne consomme que 3 % de batterie. Autant dire que ce n’est pas grand-chose.

Le téléphone s’accompagne en outre d’un chargeur filaire 30 W très efficace qui permet de récupérer 50 % d’autonomie en 22 minutes et 100 % en à peine moins d’une heure. Avec 37 % de récupérés en 15 minutes et 68 % en 30 minutes, il n’y a pas grand-chose à craindre.

Un réseau stable et future-proof

Du côté de la connectivité, OnePlus n’a pas lésiné sur les possibilités. C’est bien simple, on retrouve à bord toutes les dernières technologies, du WiFi 6 à la 5G (non testés par manque de réseaux compatibles) en passant par le Bluetooth 5.1, ou la 4G LTE 4×4 MIMO de catégorie 18 allant jusqu’à 1,2 Gb/s en téléchargement théorique.

Avec 5G NSA et SA

À l’usage, on remarquera que les performances, autant en 4G qu’en WiFi, sont excellentes et la réception est à la fois bonne et stable. Cela devrait par ailleurs perdurer puisque le OP8 est compatible avec la 5G NSA et SA, garantissant l’acceptation des normes des prochaines années.

Pour ce qui est du GPS, même en intérieur le téléphone fixe très rapidement et sa boussole est bien calibrée. Enfin, les appels passent bien, les sons ambiants sont bien réduits et la voix n’est pas trop compressée, aussi bien en réception qu’en émission.

Prix et disponibilité du OnePlus 8

Le OnePlus 8 est disponible à 699 euros dans sa version 8/128 Go Onyx Black et à 799 euros dans sa version 12/256 Go en Glacial Green.

Il entre en concurrence directe avec le Xiaomi Mi 10 et le Huawei P40. Il reste néanmoins le moins cher des trois.

Le verdict du OnePlus 8

design
8
Le design est très réussi, beau et agréable en main, mais la hauteur des boutons de volume rendent leur utilisation un peu difficile.
écran
9
L'écran du OnePlus 8 est absolument sublime. Les plus tatillons demanderont un passage au QHD+ et au 120 Hz, comme sur le Pro, mais ce n'est clairement pas une nécessité au quotidien pour profiter de sa luminosité exceptionnelle, de son contraste infini et de ses couleurs vives et bien calibrées.
logiciel
9
Comme toujours, OxygenOS est une réussite. Non seulement on sait que les mises à jour sont fréquentes, mais en plus l'expérience est extrêmement fluide et personnalisable. Les options sont nombreuses, bien agencées et le tout répond parfaitement aux besoins liés à l'usage d'un smartphone. Seul bémol, mais c'est là dépendant de l'usage de chacun : la sensibilité du geste retour et des bordures qui pourrait être mieux calibrées.
performances
10
Le Snapdragon 865 fait ce qu'on attend de lui : proposer le meilleur des performances à l'heure actuelle.
caméra
7
La photo a toujours été le point sur lequel OnePlus a pêché et ce n'est pas le OnePlus 8 qui relève sensiblement la barre. On sent une amélioration, mais certains algorithmes logiciels ne sont toujours pas au niveau. Le mode HDR est capricieux, le macro inutile et le mode portrait pas assez précis. C'est correct pour le prix, mais on attend mieux d'un flagship.
autonomie
8
L'optimisation logicielle et la grosse batterie offrent au OnePlus 8 une bonne autonomie permettant de tenir une journée complète sans le moindre souci. Par ailleurs, la charge rapide à 30 W permet de vite récupérer l'énergie qu'il manquerait. Dommage qu'il n'y ait pas de charge sans fil.
Note finale du test
8 /10
Puissant, fluide, agréable à utiliser, autonome, magnifique à regarder... Le OnePlus 8 possède de nombreux avantages à n'en pas douter et pourrait certainement être le meilleur smartphone de sa catégorie de prix, d'autant qu'il affronte essentiellement un P40 sans services Google et un Mi 10 qui peine encore à justifier son tarif.

Il lui manque cependant quelques améliorations logicielles pour grappiller un point supplémentaire, comme une meilleure gestion des bordures de l'écran, un capteur d'empreintes moins capricieux ou encore quelques finitions au niveau de la photo. Les algorithmes manquent clairement de finesse et contre un P40, ou même un Pixel 3a, le OnePlus 8 pourrait se montrer bien plus convaincant.

Toujours est-il qu'il est moins cher que ses concurrents directs et qu'il a tout de même de sérieux arguments. Le reste, c'est une question de mises à jour...
Points positifs
  • Le meilleur des performances
  • Un écran sublime
  • Une bonne autonomie avec charge rapide
  • Un design soigné
  • OxygenOS toujours aussi bien
Points négatifs
  • Pas de charge sans fil
  • Le déverrouillage un peu capricieux
  • Les touches de volume un peu hautes
  • Le mode HDR un peu capricieux
  • (ni microSD ni IP68 ni jack)

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