Autopilot : voici le capteur avec lequel Mercedes compte faire bien mieux que Tesla

 

L'entreprise américaine Luminar dévoile un tout nouveau capteur LiDAR offrant une portée allant jusqu'à 300 mètres. Celui-ci équipera notamment les prochaines voitures de Mercedes, permettant ainsi à la marque d'avoir une longueur d'avance supplémentaire sur Tesla dans le domaine de la conduite autonome. On vous explique tout ce que ça changera.

Il y a quelques jours, Mercedes annonçait la signature d’un tout nouveau partenariat avec l’entreprise américaine Luminar. Spécialisée dans le développement de systèmes de conduite autonome, la firme collabore déjà avec Volvo pour son EX90 ainsi qu’avec la marque chinoise Rising Auto, qui propose la conduite sans les mains sur sa nouvelle R7. La berline F7 dévoilée il y a quelques jours devrait également en être équipée.

Une technologie plus avancée

Jusqu’à présent, nous n’avions pas eu trop de détails concernant la technologie qui équipera donc les prochains modèles de Mercedes. Mais voilà que l’on en sait aujourd’hui un peu plus, alors que Luminar vient d’organiser son Investor Day. Comme pour celui de Tesla, qui se déroulera ce mercredi 1er mars, cet évènement permet à l’entreprise de donner de ses nouvelles, de présenter ses résultats et d’annoncer ses prochaines innovations.

Et cette fois-ci, la firme fondée en 2012 et basée en Floride profite de cette nouvelle édition pour nous présenter une version retravaillée et améliorée de son capteur LiDAR connu sous le nom d’Iris. Baptisé Iris+, ce nouvel arrivant devrait offrir des performances supérieures à celui actuellement produit par l’entreprise, en détectant de manière plus efficace les petits objets.

Une efficacité plus grande quelle que soit l’allure à laquelle circule le véhicule, tandis que l’entreprise évoque des vitesses telles qu’atteintes sur l’Autobahn allemande (les autoroutes à vitesse illmitée). Ce radar offre une portée allant jusqu’à 300 mètres, comme l’annonce le communiqué de l’entreprise, qui ne doit pas être confondue avec le logiciel de retouche photo basé sur l’intelligence artificielle. Pour rappel, le précédent modèle ne dépassait pas les 250 mètres.

Si les premiers exemplaires de cet Iris+ ont déjà été livrés à certains gros clients de la société, il faudra en revanche patienter jusqu’en 2025 pour une production en grande série. L’une des premières voitures à en être équipées pourrait être la future EQA prévue pour 2025. Pour rappel, les EQS et Classe S, qui autorisent déjà le niveau 3 sont déjà dotés de capteur LiDAR.

Une longueur d’avance

Ainsi, la firme à l’étoile, dont la conduite autonome est déjà autorisée en Europe et depuis peu au Nevada devrait confirmer sa longueur d’avance sur Tesla, alors que son système serait plus performant que l’Autopilot. Pour rappel, le FSD (full self-driving) est encore en bêta-test aux États-Unis et n’est pas encore homologué en Europe, même si nous avons déjà pu le tester. Par ailleurs, la firme d’Elon Musk est actuellement sous le coup d’une enquête à la suite d’un nouvel accident mortel impliquant l’Autopilot.

Si Tesla s’apprête à déployer le Hardware 4 sur ses futurs modèles, et notamment le Cybertruck, la firme ne croit pas du tout aux radars et LiDAR et leur préfère les caméras, via le système Tesla Vision. Il se pourrait toutefois que les radars fassent leur retour, comme le laissent penser des documents officiels. Mais aucun LiDAR en vue, bien qu’un Model Y doté de ce type de capteur avait été aperçu en 2021.

Pour Elon Musk, les radars sont encore trop peu fiables par rapport à des caméras. Néanmoins, il pourrait être intéressé par la technologie développée par l’entreprise française Plastic Omnium dévoilée lors du CES de Las Vegas. Il s’agit d’un radar Imageur 4D millimétrique, plus discret car intégré directement dans le pare-chocs et non sur le toit contrairement aux LiDAR. De plus, il offre une plus grande fiabilité, tandis que son fonctionnement n’est pas altéré par les conditions météo par exemple.

Pour rappel, le LiDAR est capable de calculer avec une grande précision la distance qui sépare la voiture de n’importe quel objet qui se trouve sur sa route. Ainsi, il est capable de cartographier efficacement et rapidement son environnement, en détecter les différents obstacles, véhicules et être humains. Le principal souci reste son coût élevé, ce qui explique pourquoi seuls les véhicules haut de gamme en sont équipés pour le moment.

 


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