Test du Xiaomi Redmi Note 9S : le grand athlète

La bataille fait rage autour des 250 euros

Le Xiaomi Redmi Note 9S est un smartphone de la famille « Redmi Note 9 » annoncé en avril 2020. Représentant le second prix de la gamme, il est équipé d'un écran de 6,67 pouces Full HD+, d'un SoC milieu de gamme Qualcomm Snapdragon 720G épaulé par 4 ou 6 Go de RAM. Il est notamment équipé d'une batterie de 5020 mAh.

 

Introduction

Le Xiaomi Redmi Note 9S arrive officiellement en France. Or, nous avons déjà pu mettre le grappin dessus afin de savoir ce qu'il vaut au quotidien. Voici un test complet pour découvrir ce téléphone.

Xiaomi Redmi Note 9S

Un grand téléphone, ce Redmi Note 9S

Le Redmi Note 9S est le nouveau représentant d’une gamme très populaire de Xiaomi. Nous pensons que celui-ci rencontrera un certain succès commercial grâce à son rapport qualité/prix attractif et c’est pour cette raison que nous l’avons commandé aussi rapidement que possible. Hasard du calendrier : la marque a officialisé le lancement du téléphone en France quelques jours avant la publication de cet article. Précisons que nous avons bien entre les mains une version internationale du smartphone. Place au test complet pour en connaître tous les aspects importants.

Notre test du Xiaomi Redmi Note 9S en vidéo

Fiche technique du Xiaomi Redmi Note 9S

Modèle Xiaomi Redmi Note 9S
Version de l'OS Android 10 Q
Interface constructeur MIUI
Taille d'écran 6.67 pouces
Définition 2400 x 1080 pixels
Densité de pixels 395 ppp
Technologie LCD
SoC Snapdragon 720G
Puce Graphique (GPU) Qualcomm Adreno 618
Mémoire vive (RAM) 4 Go, 6 Go
Mémoire interne (flash) 128 Go, 64 Go
Appareil photo (dorsal) Capteur 1 : 48 Mpx
Capteur 2 : 8 Mpx
Capteur 3 : 5 Mpx
Capteur 4 : 5 Mpx
Appareil photo (frontal) 16 Mpx
Enregistrement vidéo 4K@30 IPS
Wi-Fi Wi-Fi 5 (ac)
Bluetooth 5.0
Bandes supportées 2100 MHz (B1), 800 MHz (B20), 1800 MHz (B3), 2600 MHz (B7), 700 MHz (B28)
NFC Non
Capteur d'empreintes Oui
Ports (entrées/sorties) USB Type-C
Batterie 5020 mAh
Dimensions 76.68 x 165.75 x 8.8mm
Poids 209 grammes
Couleurs Noir, Blanc, Bleu
Prix 199 €
Fiche produit

Ce test a été réalisé avec un exemplaire acheté par Frandroid sur une plateforme e-commerce avant l’annonce spécifique du téléphone en France.

Oh qu’il est grand !

Le Xiaomi Redmi Note 9S est grand. Oh oui, bien grand ! Avec ses 165,75 mm de hauteur, il n’est pas aussi immense qu’un colossal Samsung Galaxy S20 Ultra, mais il domine sans peine le Galaxy Note 10+. Ce n’est pas rien. Ajoutez à cela, le fait que le téléphone est bien épais (8,8 mm) et relativement lourd (209 grammes) et on obtient une bête qui en impose dans la main.

Quid du confort d’utilisation ? Vous connaissez la chanson : nous ne recommandons pas ce genre de téléphone pour les personnes aux petites mains. La préhension s’avérerait compliquée et peu pratique. Cependant — et là aussi c’est une rengaine habituelle –, si vous aimez les grands smartphones, alors le Xiaomi Redmi Note 9S mérite votre attention.

Il jouit en effet de finitions agréables au toucher, même si l’on aurait aimé que le châssis et les bordures de l’écran fusionnent mieux. Sur le Redmi Note 9S, la frontière entre ces deux éléments se ressent sous le doigt, mais n’y voyez rien de rédhibitoire. Cela ne provoque pas de gêne au quotidien.

En façade, la dalle plate occupe bien la surface. Elle est cependant encadrée par des bordures assez larges, surtout au niveau du menton, sans que celles-ci soient disgracieuses. À vrai dire, on sent simplement que ce n’est pas un produit ultra premium où ce détail serait beaucoup plus dérangeant. Tant que nous parlons de l’écran, notez que celui-ci est percé par une bulle pour le capteur photo frontal. Ce n’est pas le poinçon le plus discret du marché, loin de là, mais l’immersion pendant le visionnage est préservée.

Bon point, le dos se pare du même verre Gorilla Glass 5 intégré à l’avant du Xiaomi Redmi Note 9S. Hélas, si le matériau offre un toucher au top, il attire aussi les traces de doigts, au point de faire penser à une ardoise mal effacée avec une éponge humide.

Sur cette face arrière, l’œil est surtout attiré par le module photo. Les quatre capteurs se nichent dans un petit carré protubérant souligné par un petit encart plat lui-même affublé d’un flash LED et de la mention « 48 MP Camera ». Nous observons là la raison pour laquelle le Xiaomi Redmi Note 9S est bancal quand il est allongé sur le dos.

Le lecteur d’empreintes se situe sur la tranche droite, à bonne portée du pouce, mais peut-être un tantinet moins évident à utiliser pour l’index d’une personne gauchère. Ce capteur officie aussi en tant que bouton de déverrouillage. Il est placé sous les boutons de volume qui, pour leur part, sont malheureusement plus difficiles d’accès. Pour augmenter le son, tendre le pouce est presque inévitable.

Le tiroir pour les deux nano SIM et la microSD s’est réfugié sur le côté gauche, quand on trouve la prise jack et le port USB-C tout en bas.

Un écran équilibré

Sans être transcendant, le Xiaomi Redmi Note 9S offre un bon confort de visionnage avec son grand écran LCD de 6,67 pouces qui offre une définition Full HD+ de 2400 x 1080 pixels. Cela nous donne une résolution de 395 pixels par pouce. En d’autres termes, vous ne distinguerez pas un pixel de l’autre à l’œil nu.

Écran du Xiaomi Redmi Note 9S

L’écran du Xiaomi Redmi Note 9S

Au quotidien, la dalle m’a paru bien équilibrée. Ce n’est pas une expérience renversante, mais le contraste est plutôt bon avec un rapport de 1267:1 et les couleurs ne tirent pas trop sur le bleu dans la configuration standard. Quant à la luminosité maximale, on aurait aimé la voir s’élever un peu plus haut que les 411 cd/m². Alors que le soleil tape de manière un peu plus insistante en cette saison, il peut arriver que l’on rencontre certaines difficultés à distinguer correctement ce qui est affiché. Je n’irai pas jusqu’à dire que j’ai dû plisser les yeux non plus.

Notre sonde associée au logiciel Calman de Portrait Displays révèle surtout une polyvalence intéressante de cette dalle. Que vous aimiez les couleurs bien saturées ou les teintes plutôt naturelles, vous trouverez votre compte. Par ailleurs, le mode d’affichage standard offre une température mesurée à 6600K, soit très proche des 6500 K recommandés pour une bonne fidélité à la réalité.

En témoigne le Delta E moyen de 4,3 observé. Plus cet indice est élevé, moins les couleurs affichées par l’écran sont fidèles à la réalité. Sur smartphones, l’idéal serait de se rapprocher d’un Delta E de 3. Ce n’est pas le cas du Redmi Note 9S, mais ce dernier s’en sort tout de même très honorablement sur cet exercice.

Test d'écran du Xiaomi Redmi Note 9S en standard

En mode standard, le Delta E moyen sur le DCI-P3 du Redmi Note 9S es à 4,3 // Source : Frandroid sur Calman

Or, il existe aussi un mode saturé permettant de « toujours améliorer les couleurs ». Celui-ci activé, la température grimpe à 8000K pour des tons qui tirent beaucoup plus sur le bleu. Le Delta E moyen suit la même tendance en montant à 5,9. L’affichage s’en retrouve donc plus vif et sans doute plus agréable à regarder pour bon nombre de personnes, mais il s’éloigne grandement de la réalité.

Test d'écran du Xiaomi Redmi Note 9S

Le Delta E moyen du Xiaomi Redmi Note 9S sur le DCI-P3 s’élève à 5,9 avec le mode saturé // Source : Frandroid sur Calman

En mode saturé, le téléphone couvre 128 % du sRGB assez facile à gérer pour les smartphones d’aujourd’hui. Ce taux n’est cependant que de 86 % sur le DCI-P3 qui est un espace colorimétrique plus vaste et donc plus difficile à appréhender, surtout pour un appareil d’entrée ou de milieu de gamme.

Pour le dire autrement, le Xiaomi Redmi Note 9S n’est pas le champion pour afficher une très large palette de couleurs, mais il n’est pas non plus à blâmer. Cela aurait été un bonus surprenant s’il s’était montré plus performant dans ce domaine.

Enfin, sachez que, par défaut, l’écran est réglé sur un mode auto qui ajuste les couleurs en fonction de la luminosité ambiante, un peu à l’image de ce que propose Apple avec sa fonction True Tone. Vous pourrez d’ailleurs affiner ici si vous souhaitez une dalle tirant vers le chaud ou le froid.

La patte Xiaomi avec beaucoup de Google

MIUI 11 est de la partie ici et l’interface se base sur Android 10. Que dire si ce n’est que l’interface de Xiaomi est toujours très marquée par la patte du constructeur chinois qui tient à souligner la différence de son expérience logicielle par un design fort reconnaissable sur les icônes d’application, une organisation des paramètres assez différente de ce qui se fait traditionnellement et par l’absence de tiroir d’applications.

Sur ce dernier point, déjà abordé dans notre test du Xiaomi Mi 10 Pro, il faut savoir que le tiroir d’applications se déploie progressivement sur MIUI et que les téléphones de la marque qui n’en profitent pas encore ne devraient pas tarder à y goûter. Toutefois, en l’état, le Redmi Note 9S en est privé. Pour l’instant, il s’agit donc d’un défaut, car nombre d’utilisateurs n’apprécient pas d’être contraints de ranger les apps sur différentes pages de l’écran d’accueil.

Autre détail qui fait grincer des dents : l’agaçante analyse antivirus lancée automatiquement par le système lorsque vous téléchargez une application, même si elle provient du Play Store. Cela paraît inutile, mais surtout, cette étape intermédiaire ressemble plus à une pancarte publicitaire avec ses petites annonces au goût parfois douteux. Heureusement, cette analyse peut être désactivée assez facilement.

Ne nous arrêtons pas à ces quelques désagréments. MIUI reste une interface riche en personnalisations qui vous donne la possibilité de modifier un grand nombre d’éléments pour affiner votre expérience utilisateur, sans oublier le mode sombre, la navigation par gestes ou l’enregistreur d’écran natif.

Nous parlions plus haut de la patte marquée de Xiaomi sur cette interface. Malgré cela, le constructeur propose une intégration très poussée des applications Google dès sa sortie de boîte. Si on retrouve les classiques Play Store, YouTube, Gmail, Drive, Maps et Chrome, le Redmi Note 9S embarque aussi nativement des services comme Google Podcasts, Google One ou Google Actualités. Les apps Téléphone, Contacts et Messages par défaut sont également celles de la firme de Mountain View. Or, il faut savoir que ces applications-là ne sont pas incluses dans le package obligatoire pour obtenir les services Google.

Il s’agit donc clairement d’un choix de Xiaomi visant à montrer que l’écosystème Google est parfaitement compatible avec ce téléphone. D’aucuns y verront un tacle pas si subtil à l’encontre des produits de Huawei. L’objectif semble surtout de rassurer les nouveaux utilisateurs occidentaux avec un message que l’on pourrait interpréter de la manière qui suit : l’expérience logicielle est certes un peu différente de ce que vous connaissez, mais tous vos repères sont toujours là.

Cela n’empêche pas Xiaomi de pousser quelques services maison tels que la calculatrice, l’enregistreur audio, l’app pour écouter la radio ou la télécommande. On soulignera notamment la présence de la fonctionnalité Mi Share qui permet de partager facilement un fichier entre deux smartphones, sans avoir besoin de se connecter à internet.

Rappelons simplement que Mi Share fonctionne uniquement avec des téléphones Xiaomi, Oppo, Vivo et Realme car ces marques ont noué une alliance pour créer ce système qui exploite la norme Wi-FI Direct. Je n’ai cependant pas réussi à envoyer une photo vers un Realme 6. L’interface affichait bien l’appareil, mais le transfert n’a jamais abouti.

Notez que des applications tierces sont également préinstallées, à l’instar de Facebook, d’eBay ou de Netflix. Pour ce dernier, le Xiaomi Redmi Note 9S jouit des spécificités matérielles requises pour profiter d’un flux HD ou Full HD sur les plateformes SVoD.

En effet, côté DRM, le téléphone profite du niveau de sécurité Widevine L1 qui est censé débloquer cette qualité vidéo. Toutefois, sur notre modèle international acheté avant l’annonce du produit en France, on voit que l’application ne reconnaît qu’un niveau de sécurité plus faible (Widevine L3) qui ne donne accès qu’à des flux SD.

Pour aller plus loin
La question des DRM sur Android

Cela aurait pu être gênant si le Redmi Note 9S n’était pas certifié Widevine L1, car il faudrait alors une mise à jour hardware pour corriger ce souci. Ici, c’est surtout Netflix qui doit prendre le temps de valider l’appareil pour les contenus HD et Xiaomi France nous a confirmé que ce serait bel et bien le cas sur les exemplaires vendus par chez nous. Cela devrait aussi s’appliquer à Disney+, myCanal ou OCS, etc. Bonne nouvelle en somme !

Moins bonne nouvelle : le téléphone ne profite pas du NFC pour le paiement mobile ou la validation de vote ticket de métro.

Un haut-parleur puissant, mais limité

Le haut-parleur du Xiaomi Redmi Note 9S profite d’une grosse puissance, mais pas d’une très bonne spatialisation du son à cause de l’absence de stéréo. Il suffit de couvrir la grille avec son pouce pour ne plus rien entendre.

Si les morceaux de musique sont bien retranscrits dans l’ensemble, on remarque que les basses ont du mal à s’imposer quand les aigus peuvent saturer de temps à autre quand le volume est poussé à fond.

Une polyvalence photo intéressante

Le Xiaomi Redmi Note 9S s’habille d’un quadruple module photo à l’arrière. Voici ce qu’il nous réserve :

  • un capteur principal de 48 mégapixels (f/1,79)
  • un ultra grand-angle de 8 mégapixels (f/2,2)
  • un capteur avec objectif macro de 5 mégapixels (f/2,4)
  • un capteur de profondeur de 2 mégapixels (f/2,4)

Pour les prises de vue classique, il faut savoir que le capteur principal propose des images de 12 mégapixels. La fusion de quatre pixels en un permet en effet de capter plus de lumière et offre des clichés qui pèsent moins lourd sur l’espace de stockage. Dans les bonnes conditions, il est difficile de reprocher quelque chose à la qualité photo du Redmi Note 9S. L’exposition est bonne, les couleurs sont agréables à regarder sans trop verser dans la saturation et la plage dynamique, sans être immense, est très satisfaisante.

On notera tout de même que sur des scènes fort contrastées, les zones d’ombre gagneraient à être un tantinet mieux éclairées, mais on pinaille un peu à ce prix.

La nuit, sans surprise, les images souffrent d’un flou conséquent et l’appareil photo est mis à mal par les halos lumineux. On ressent une perte conséquente dans le niveau de détails, mais ce n’est cependant pas catastrophique pour un téléphone de cet acabit.

En outre, le Redmi Note 9S jouit d’un mode nuit avec une plus-value intéressante. En activant cette option, le téléphone livre des photos mieux éclairées et beaucoup plus agréables à regarder. La fonction ne rattrape pas les détails perdus, mais au moins l’exposition est plus efficace.

Ne vous attendez pas non plus à des miracles. Sur des scènes très obscures, le téléphone ne voit presque rien et le mode nuit n’améliore pas grand-chose.

Le capteur principal permet aussi d’utiliser un mode 48 mégapixels, pour des images plus détaillées. En zoomant dans les images, on voit en effet que la qualité est un petit peu meilleure.

Mode 48 mégapixels sur Xiaomi Redmi Note 9S

La photo de 48 mégapixels est un peu mieux détaillée.

Toutefois, le gain reste trop faible pour rendre cette option vraiment indispensable.

En ultra grand-angle, le téléphone offre une agréable cohérence dans le traitement des couleurs et réussit à éviter assez efficacement la distorsion de l’image sur les côtés. Le niveau de détails est cependant plus faible par rapport au capteur principal, mais c’est tout à fait normal.

Si vous vous voulez jouer avec le mode macro, attendez-vous à de nombreux ratés tant la mise au point sur un objet proche n’est pas évidente. Toutefois, certains rendus sont intéressants pour capturer certains détails qui nous échappent parfois. Les sujets des photos ci-dessous par exemple étaient vraiment tout petits, les fleurs violettes par exemple font la taille de l’ongle de mon pouce.

Hélas, la définition de l’image est trop faible pour pouvoir vraiment exploiter les images parfaitement sur des réseaux sociaux.

Pour le mode portrait, l’effet bokeh n’est pas d’une précision extrême et quelques cheveux ou poils de barbe du visage photographié se retrouvent ainsi floutés comme s’il s’agissait de l’arrière-plan. Dans l’ensemble, le traitement reste bien correct et vous pouvez ajuster le niveau de flou à votre guise même après la prise de vue.

L’exposition et le rendu des couleurs peuvent être soumis à quelques aléas avec ce mode sur les photos en extérieur. On peut ainsi se retrouver avec un décor surexposé, un visage trop sombre ou un étrange filtre orangé sur la trombine.

Vous l’aurez sans doute remarqué, Xiaomi applique un agaçant filigrane sur les clichés réalisés avec le module arrière. Pour retirer ce watermark, il vous faudra passer par les paramètres de l’appareil photo.

Côté selfie, c’est un capteur de 16 mégapixels (f/2,48) qu’on retrouve aux commandes. Les détails du visage sont bien retranscrits, mais l’arrière-plan peut vite devenir tout blanc si vous êtes dans un environnement éclairé. Aussi, pensez à désactiver le filtre de beauté qui lisse la peau et grossit les yeux de manière trop bizarre pour être esthétique. Votre auguste faciès n’en a nullement besoin.

Côté vidéo, sachez que vous pouvez filmer jusqu’en 4K à 30 images par seconde, ou en 1080p à 60 fps.

Les jeux vidéo tournent très bien

Le capitaine au gouvernail du Xiaomi Redmi Note 9S est un Snapdragon 720G gravé en 8 nm avec un équipage de 4 Go de RAM. Comme en témoigne la lettre G qu’il arbore en suffixe, ce SoC met le cap sur l’aspect gaming sans non plus tutoyer les puissances des puces les plus haut de gamme.

Le téléphone fait ainsi plutôt bien tourner Fortnite en 30 fps avec des graphismes que vous pourrez régler sur moyen, mais pas au-delà. En poussant la résolution 3D à 100 %, j’ai pu profiter de sessions stables, malgré quelques hoquets réguliers sur les premières minutes de jeu ou dans les phases de combat bien animées. On remarque assez clairement que les textures au loin sont sacrifiées pour une meilleure efficacité, mais je n’ai pas eu à me plaindre des décors à proximité de mon avatar.

 Xiaomi Redmi Note 9SRealme 6Xiaomi Redmi Note 8 ProXiaomi Redmi Note 8T
SoCSnapdragon 720GMediaTek Helio G90TMediaTek Helio G90TSnapdragon 665
AnTuTu 8.x272 446289 301n/cn/c
PCMark 2.07 84710 76610 0376 687
3DMark Sling Shot Extreme2 5192 5522 377 1 130
3DMark Slingshot Extreme Graphics2 3662 3892 213979
3DMark Slingshot Extreme Physics3 2533 3543 2132 447
GFXBench Aztec Vulkan High (onscreen / offscreen)10 / 6,6 FPS10 / 6,7 FPS6,5 / 9,9 FPSn/c
GFX Bench Car Chase (onscreen/offscreen)15 / 17 FPS16 / 18 FPS15 / 18 FPS6,3 / 7 FPS
GFX Bench Manhattan (onscreen/offscreen)37 / 40 FPS45 / 50 FP43 / 48 FPS17 / 20 FPS
Lecture / écriture séquentielle489 / 171 Mo/s518 / 204 Mo/s524 / 192 Mo/s316 / 174 Mo/s
Lecture / écriture aléatoire31,3k / 29,1k IOPS42,6k / 43k IOPS38K / 42K IOPS23k / 22k IOPS

Sur Call of Duty Mobile, le téléphone tourne à plein régime. Tous les paramètres graphiques peuvent être réglés sur « très élevé » et vos parties se dérouleront sans grosses anicroches. Les benchmarks ci-dessus nous montrent toutefois qu’en termes de puissance pure, le Snapdragon 720G n’égale pas le Helio G90T qu’on retrouve, entre autres, sur le Realme 6.

Notez aussi que lorsque le téléphone est poussé dans ses retranchements, il a tendance à tiédir. Ce n’est jamais assez chaud pour brûler ou gêner, mais il faut aussi savoir que le Redmi Note 9S ne dissipe pas particulièrement cette chaleur pendant une partie. Attention donc aux mains moites.

L’athlète increvable

Le Xiaomi Redmi Note 9S se dote d’une batterie énorme de 5020 mAh et elle tient. Elle tient très très bien même, tout au long de la journée et même de celle qui suit. Vous pouvez enchaîner diverses activités en tout genre sans vraiment vous soucier de l’endurance du téléphone, car ce dernier s’essouffle très lentement.

Sur notre protocole de test personnalisé ViSer, le Redmi Note 9S a résisté pendant plus de 16 longues heures aux nombreuses applications lancées inlassablement à la suite les unes des autres. Il s’agit d’un énorme record qui s’explique certainement par des optimisations logicielles déclenchées par le système face à l’usage poussé auquel il était soumis.

L’autonomie réelle du Redmi Note 9S ne reflète peut-être pas tout à fait ce résultat, mais ne vous y trompez pas, il s’agit clairement d’un champion en la matière. À titre d’exemple, une vidéo d’une heure lancée sur YouTube ne consomme que 5 % de batterie maximum. Une partie de Fortnite d’un quart d’heure grignote plus ou moins 4 % de batterie, ce qui est vraiment très peu.

Sachez aussi que le Xiaomi Redmi Note 9S est livré avec un chargeur de 22,5 W efficace qui permet à l’accumulateur de passer de 9 à 44 % en 30 minutes. Une autre demi-heure vous amène à 95 %. En sachant que vous ne devriez pas avoir à le recharger régulièrement, ce n’est pas mal du tout.

Réseau et communication du Xiaomi Redmi Note 9S

Le Xiaomi Redmi Note 9S est compatible avec l’ensemble des bandes de fréquences 4G françaises, notamment la B28 à 700 MHz surtout exploitée par Free. De mon côté, en région parisienne, aucun souci ne s’est manifesté sur la captation du réseau Orange. Notez que l’appareil est également compatible avec le Bluetooth 5 et le Wi-Fi 5.

Pour les appels, confiné dans mon appartement, j’ai simulé les bruits de la ville avec une vidéo lancée sur mon ordinateur pour évaluer la gestion du bruit du Xiaomi Redmi Note 9S en communication. Mon interlocuteur a indiqué qu’il n’entendait que faiblement les sons parasites à côté de moi tandis que ma voix lui paraissait légèrement compressée. Rien qui ne vienne gêner la discussion. De mon côté, il m’a fallu quelques petites secondes avant de trouver où je devais positionner mon oreille pour qu’elle soit bien en face du haut-parleur.

Sachez en outre que vous pouvez insérer deux nano SIM en plus de la microSD sur ce téléphone. Au niveau du GPS, pas de souci particulier, mais encore une fois, le confinement ne me permet pas de me déplacer sur de longues distances pour éprouver le fonctionnement de la géolocalisation.

Prix et disponibilité du Xiaomi Redmi Note 9S

Le Xiaomi Redmi Note 9S est annoncé en France au prix de 249,90 euros dans sa version de 4 Go de RAM et 64 Go de stockage. Il faudra débourser 279,90 euros pour la déclinaison 6/128 Go.

Les précommandes ouvrent le 27 avril prochain pour des livraisons prévues le 7 mai 2020. Enfin, si vous achetez un Redmi Note 9S de 64 Go avant le 11 mai, vous aurez droit à Mi Band 4 en bonus. Pour l’acquisition d’une version 128 Go avant cette même date, ce sont écouteurs Mi True Wireless Earphones Lite qui vous seront offerts.

Le verdict du Xiaomi Redmi Note 9S

design
8
Le téléphone est très grand et ce sera là son principal défaut pour les personnes aux petites mains. Pour le reste, nous avons affaire à un produit aux agréables finitions. Il ne bouleverse pas les codes du du design, mais propose une utilisation confortable... malgré les boutons de volume placés un peu trop haut.
écran
8
Nous avons là un bon écran qui offre une belle qualité d'affichage et ce, pour tous les goûts en offrant des couleurs saturées ou naturelles en fonction de vos envies. Un mode permet même de gérer ça automatiquement en fonction de la luminosité. Dans l'ensemble, la dalle propose un affichage confortable et bien maîtrisé, même si on aurait aimé voir la luminosité maximale s'élever un tout petit peu plus haut.
logiciel
7
MIUI est une interface complète avec un grand lot de personnalisations bienvenues. Aussi, sur ce téléphone, Xiaomi met beaucoup l'accent sur les applications Google. On regrette simplement que le tiroir d'applications promis ne soit toujours pas de la partie, l'absence de NFC et l'analyse antivirus embêtante au téléchargement d'une application.
caméra
7
À ce prix, il est intéressant d'avoir un téléphone aussi polyvalent en photo que le Redmi Note 9S. Ses atouts résident surtout dans la qualité de ses photos grand-angle et ultra grand-angle (quand les conditions sont bonnes) et dans son mode nuit intéressant. Le mode 48 mégapixels reste un peu anecdotique, tout comme les clichés en macro. Le mode portrait, lui, se montre un peu capricieux.
performances
9
Le Snapdragon 720G embarqué ici permet de faire tourner les jeux 3D de manière très fluide tout en profitant de graphismes satisfaisants, voire très bons selon les titres. Même si la température n'est pas dissipée ultra efficacement, le téléphone ne brûle jamais les mains. La puce de Qualcomm est cependant moins puissante que sa rivale : la MediaTek Helio G90T.
autonomie
10
Le Redmi Note 9S est un smartphone extrêmement autonome capable de faire face à tous les affres du quotidien sans marquer de signe de fatigue prématuré. Avec une utilisation relativement normale, vous pouvez tenir aisément deux jours complets. En plus de cela, le chargeur rapide fourni dans la boîte est bien efficace pour faire le plein d'énergie.
Note finale du test
8 /10
Aux alentours des 250 euros, c'est une bataille ardue qui se livre sur le marché des smartphones. Le Xiaomi Redmi Note 9S s'équipe plutôt bien pour la bataille avec un design soigné (même si le téléphone est très grand), une belle qualité d'affichage sur son écran, de bonnes performances et surtout, sa carte maîtresse, une autonomie monstrueuse associée à un chargeur efficace de 22,5 W.

Il peut cependant être bousculé par l'absence de NFC, les pubs gênantes de son scanner antivirus (heureusement désactivable) ou encore les quelques limites de son appareil photo sur les modes 48 mégapixels, macro et portrait. Le quadruple module reste cependant bon dans l'ensemble.

Plus globalement, les défauts évoqués ne sont pas vraiment rédhibitoires non plus. Cependant, Xiaomi fait face désormais à un ambitieux adversaire en la personne de Realme. Ainsi, le Redmi Note 9S mérite clairement votre attention si vous souhaitez acheter un smartphone dans cette tranche de prix, toutefois, il n'est pas le maître incontesté du segment non plus.
Points positifs
  • Énorme autonomie
  • Bonnes performances
  • Écran équilibré
  • (prise jack, microSD)
Points négatifs
  • Quelques modes photo perfectibles
  • Pas de NFC
  • Scan antivirus gênant et inutile

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