Comment Volkswagen va réussir à vendre sa voiture électrique ID.2 sous les 25 000 euros

 

Volkswagen semble avoir trouvé la recette pour réduire le prix de ses voitures électriques et ainsi pouvoir vendre sa future ID.2 sous la barre des 25 000 euros. Pour cela, la firme va bientôt inaugurer une nouvelle usine en Europe et va investir dans plusieurs mines de lithium au Canada.

Si le prix des voitures électriques a tendance à baisser avec l’arrivée de nouveaux modèles plus abordables comme les Dacia Spring et autres MG4, on est encore loin de la parité avec les modèles thermiques équivalent. Et pourtant, une voiture électrique revient bien souvent moins cher, en raison de coûts d’entretien réduits et du coût de l’énergie. Et outre l’autonomie, le prix demeure toutefois encore un frein important à l’achat pour de nombreux automobilistes.

Plusieurs axes de développement

Pourtant, tous pourraient avoir à y passer, puisque l’Europe veut interdire la vente de voitures thermiques dès 2035, même si certains pays s’y opposent. Plusieurs solutions sont envisagées par les constructeurs, comme la réduction de la taille des batteries. Car cet élément représente environ 40 % du prix total de la voiture, tandis que le coût du lithium ne cesse de grimper.

En attendant le développement de la batterie solide et au sodium, qui commence tout doucement grâce à la marque au losange notamment, certains constructeurs ont d’autres solutions. C’est notamment le cas de Volkswagen. Si la firme a récemment augmenté le prix de ses modèles électriques, cela pourrait ne pas durer. En effet, le constructeur souhaite rendre ses voitures plus abordables.

C’est dans cette optique qu’a été dévoilé le concept ID.2all, qui annonce une future compacte à moins de 25 000 euros. Et Volkswagen a déjà trouvé des solutions pour tenir cette promesse et ainsi rivaliser avec la Renault 5 E-Tech. La première est la fabrication de batteries en Europe. Pour cela, la firme allemande vient juste de débuter la construction d’une usine située dans la ville de Salzgitter, en Allemagne.

Mais voilà que le constructeur annonce également dans un communiqué sa volonté d’implanter un second site de production en Europe et plus précisément à Valence, en Espagne. Une nouvelle qui peut être surprenante, alors que Volkswagen prévoit plutôt de se tourner vers les États-Unis pour la production de batteries en raison d’incitations financières plus intéressantes.

Une usine de batteries… et des mines

Cette annonce fait suite à celles de l’Union européenne qui souhaite également mettre en place des mesures pour favoriser son industrie, notamment en ce qui concerne les voitures électriques. L’usine espagnole de Volkswagen sera quant à elle opérationnelle en 2026 et devrait pouvoir produire 40 GWh par an. Le communiqué de Volkswagen affirme qu’il sera possible de porter cette puissance à 60 GWh un peu plus tard.

À titre de comparaison, le géant chinois CATL prévoit de produire 8 GWh chaque année dans son site allemand. De son côté, Tesla annonce 100 GWh par an dans sa Gigafactory de Berlin et jusqu’à 250 GWh après extension. Un plan qui pourrait aussi être abandonné à cause des incitations américaines. À noter que la nouvelle usine de Volkswagen sera intégralement alimentée par de l’énergie verte.

La future usine de batteries de Volkswagen

En plus de cela, et comme l’annonce l’agence américaine Reuters, Volkswagen va également investir dans plusieurs mines au Canada via sa filiale PowerCo spécialisée dans la production de batteries. Résultat, la fabrication de ses voitures électriques sera plus éthique et moins polluante qu’avec des accumulateurs venus de Chine. Cette nouvelle stratégie aura aussi un impact positif sur les prix.

En effet, l’extraction sera accélérée et les matières premières plus nombreuses, ce qui augmentera l’offre à mesure de la hausse de la demande. Ainsi, le risque de pénurie de batteries sera aussi réduit. Le type de matériau n’a pas encore été précisé, mais il devrait logiquement s’agir de lithium. Volkswagen a précédemment annoncé sa volonté de concevoir elle-même ses moteurs électriques, afin là encore de mieux maîtriser les coûts de développement. Ce qui se répercutera logiquement dans le prix final payé par les clients.

Pour proposer un prix de vente sous les 25 000 euros avec sa future ID.2, Volkswagen doit sûrement travailler sur d’autres optimisations. À l’image de Tesla qui va totalement repenser sa manière de produire des voitures électriques afin de commercialiser dans les années à venir l’hypothétique Tesla Mode 2 à 25 000 dollars comme l’explique le média Numerama.


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