
Si vous voulez en prendre plein la tête question automobile, c’est bien au salon de Pékin (jusqu’au 3 mai) qu’il faut se rendre. La Chine ne se contente plus de rattraper l’Occident, mais le pays donne désormais le tempo mondial. Et tout le monde y est venu se montrer ou profiter du spectacle, du fondateur de Xiaomi, en passant par le couple phare à la tête de BYD, les journalistes du monde entier, les stars locales ou encore les streameuses chinoises greffées à leurs trépieds. Et nous, pauvres Européens, complètement perdus devant tant de démesure.

Pour cette édition 2026, l’Auto China, est devenu synonyme de suprématie technologique, vitesse d’exécution et d’innovation, d’électrification totale. L’événement auto est déjà le plus grand de la planète sur le papier : 380 000 mètres carrés et 17 halls (5 fois la superficie du Mondial de Paris), 1 450 véhicules exposés dont 180 premières chinoises et mondiales et 70 concept-cars. Vos yeux s’en écarquillent, voyez plutôt la suite.
La berline n’est pas morte, le SUV gagne en confort
Pour ceux qui pensaient que la berline était morte, c’est complètement loupé, le salon automobile chinois regorge de cette carrosserie à chaque coin de stand, c’est fou ! Logique, puisqu’elles sont les reines sur les routes chinoises, en ville surtout.
Mais l’événement laisse aussi toute la place aux SUV et aux monospaces. Bienvenue dans l’antre de la grande -grosse- voiture. Du 5 mètres de long et plus en voici en voilà, du style volé à la Porsche Panamera pour les berlines ou une inspiration commune du cubisme pour les SUV et leur poupe abrupte. N’en oublions pas leurs petits noms flanqués des chiffres 7, 8, 9 pour les SUV définissant la chance et le luxe.
Justement, il n’y a pas un seul de ces modèles qui se démarque, ils sont tous les rois du confort. La démonstration de force se voit dans le cockpit du conducteur, bardé d’écrans XXL, et l’arrière où quatre passagers sont installés dans des fauteuils dignes d’un spa. Oui, on a bien dit quatre et à chacun sa place de prince, bercé de sons et de lumières. On a testé les massages, les ventilations et les relève-pieds, et on n’a rien à dire.
La Smart revient !
C’est bien de beau de vous parler des berlines haut de gamme vendues à des tarifs de citadines ou des SUV à prix cassés, mais l’Europe n’en verra pas la couleur. Ou alors si, ces modèles vont déferler prochainement sur notre vieux continent « pour l’image », nous disent certains constructeurs, sachant pertinemment qu’ils peineront à vendre ce type de caisses imposantes en France. En attendant, attention, les Chinois préparent de tout autres surprises.

Et nous avons trouvé quelques nouvelles pépites qui intéresseront les futurs acheteurs français de voitures électriques pas trop chères. Autrement dit les plus petites, attirant aussi des nuées de visiteurs sur le salon. Recherche peu aisée parmi ces mastodontes…
Pour aller plus loin
Oubliez les prix cassés : la véritable arme secrète des voitures chinoises est leur logiciel
La première trouvaille demeure la Smart #2, que Frandroid a pu découvrir à l’avant-première mondiale. Le constructeur (propriété de Mercedes et de Geely) a en effet dévoilé avec un peu d’avance son concept exclusivement électrique au salon de Pékin, ainsi ressuscité de sa mythique citadine Fortwo. Il mesure 2,79 m de long pour 1,88 m de large et 1,55 m de haut.
Ce qui sera la digne rivale de la nouvelle Twingo E-Tech devrait ne pas conserver son style excentrique, habillée de doré, ornée de motifs à la sauce Louis Vuitton, bardée de projecteurs futuristes ou équipée de roues déportées.

Mais la biplace ultra-compacte arrivera en fin d’année, ainsi fidèle à 95 % à cette présentation au salon. Cette chinoiserie qui sort du lot devrait atteindre près de 300 kilomètres d’autonomie sur le cycle mixte WLTP (400 km en cycle chinois CLTC), ce qui devrait être plutôt confortable pour un usage uniquement en ville.
La Nio Firefly va vous plaire
Autre petite voiture électrique dénichée sur le salon, la Nio Firefly, que Frandroid a déjà essayée, ou ce qui s’apparente à une R5 chinoise ou une Honda e. Il s’agit d’un modèle de 4 mètres (1,78 m de large et 1,56 m de haut) qui propose un intérieur remarquable doté de généreuses places arrière et de nombreux rangements. Cette mini voiture mise à jour garantit une silhouette colorée avec calandre fermée et un jeu de trois phares ronds à l’avant, qui lui confère une bouille sympathique.

Elle propose une myriade de technologies à bord et une fiche technique correcte (surveillance de pression des pneus, rétros à inclinaison auto, moteur, avec passage à 120 kW et 0 à 100 km/h, système Aster 1.4.0 et compatibilité Nintendo Switch, etc), ainsi qu’un témoin lumineux bleu signifiant la conduite intelligente ou l’activation des aides à la conduite. Tout ça pour un prix avoisinant les 15 000 euros. Déjà importée en Belgique, Norvège, Allemagne et Portugal, mais extrêmement sous-cotée, elle devrait pointer le bout de sa calandre en France très prochainement.
La GAC Aion UT peut faire mal
Parmi les petits modèles qui se comptent sur les doigts des deux mains, on compte la voiture électrique de GAC, l’Aion UT, testée par nos soins, avec un espace intérieur comparable à celui d’une berline de taille moyenne, selon son constructeur. Il est vrai que son grand écran tactile central de 14,6 pouces et son combiné d’instrumentation numérique de 8,88 pouces face conducteur donnent une ambiance à bord moderne.

Conçue à Milan, cette berline 5 portes compacte de 4,27 m de longueur se dote de 204 ch et une batterie LFP de 60 kWh pour une autonomie annoncée de 430 km. L’Aion UT revendique également une recharge de 30 à 80% en 24 minutes sur borne rapide en courant continu. Son assemblage serait assuré par l’autrichien Magna Steyr, qui opère déjà pour XPeng.

Le Chinois GAC annonce son arrivée tout début 2027 en Europe et pourrait être affichée à partir de 28 000 euros, en concurrence directe de la future MG4 Urban EV.
La Geely EX2 bientôt en Europe ?
La Geely EX2 va également mettre la pression en Europe à la R5. Cette nouvelle citadine électrique vue à Pékin mesure seulement 4,13 mètres. Elle se dote de 115 chevaux pour le marché français ainsi que deux batteries pour une capacité comprise entre 30,12 et 40,16 kWh. Son propriétaire pourrait alors parcourir jusqu’à environ 350 kilomètres avec le cycle européen WLTP.

Peu d’informations ont été données sur ce petit modèle par le constructeur Geely mais Frandroid table sur un prix situé sous les 25 000 euros, privé de bonus écologique.
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